Foot National
·15 January 2026
LOSC : Olivier Létang regrette son comportement envers les arbitres

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·15 January 2026

Lourdement suspendu par la commission de discipline de la LFP pour ses emportements répétés contre l’arbitrage, Olivier Létang (président du LOSC) est sorti du silence dans les colonnes du Figaro.
Le président du LOSC, Olivier Létang, paye au prix fort ses récentes sorties contre l'arbitrage. La commission de discipline a prononcé une suspension ferme de toutes fonctions officielles jusqu’au 31 mars 2026, lui interdisant l'accès au banc de touche et aux vestiaires des officiels. Jusqu’au 15 février, cette mesure s'étend même aux zones les plus proches du terrain (tunnel, couloirs et vestiaires des joueurs). Cette lourde sanction fait suite aux incidents survenus lors de la réception de Rennes (0-2), où le dirigeant avait fustigé l'arbitrage d'Éric Wattellier après l'expulsion d'Alexsandro. Retenu par Sylvain Armand, il avait alors crié au "scandale" et à la "honte", menaçant même de ne pas faire reprendre le match à ses joueurs.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des Dogues a livré une analyse lucide de cet épisode de tension. "Après coup, il y a deux choses qui me viennent à l'esprit : le fond et la forme. Sur le fond, j'ai raison. Sur la forme, j'ai tort. J'ai fait une erreur", admet-il. S'il regrette son emportement, il maintient son diagnostic sur l'état de l'arbitrage : "Sur le fond, on a un problème structurel que je ne personnalise pas, ni sur les arbitres, ni sur des personnes en particulier. (...) Mais l'idée n'est pas d'être négatif et de critiquer. L'idée, c'est de trouver les solutions ensemble : se parler, communiquer et savoir comment on peut améliorer des choses. Ce n'était pas le moment de le faire, on apprend tout le temps. Effectivement, quand on rentre chez soi, on se dit que ce n'était pas ce qu'il fallait faire."
Au-delà de sa suspension, Olivier Létang appelle à une réforme profonde du système, s'inspirant notamment du modèle britannique. "Il doit y avoir beaucoup plus d'échanges et de communication. On a tous envie d'améliorer le produit, de prendre soin du jeu football et vous ne pouvez pas avoir un homme qui se retrouve être l'acteur majeur. Il faut trouver les bons ajustements. En Angleterre, l'intensité est folle, mais il n'y a pas de discussion parce que les choses sont claires", explique-t-il.
Pour atteindre l'excellence, il prône une bascule technologique vers l'intelligence artificielle pour assister le VAR actuel : "Il y a des technologies qui permettent d'avoir en direct un outil d'aide à la décision qui n'est pas lié à l'humain. L'humain, vous pouvez dire une interprétation. L'IA vous dit c'est blanc, c'est noir. Aujourd'hui, on a 75-80 % de réponses positives avec le VAR actuel. Il reste plus de 20 % d'erreurs. L'IA doit permettre d'arriver à 90-95 %."
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