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Jibril Diop·30 July 2026

🚹 L'UEFA et ses 55 fĂ©dĂ©rations boycottent la FIFA et la Coupe du monde

Article image:🚹 L'UEFA et ses 55 fĂ©dĂ©rations boycottent la FIFA et la Coupe du monde

Le football mondial traverse un séisme institutionnel sans précédent. Opposées au projet de la FIFA de céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, l'UEFA et ses 55 fédérations membres ont tapé du poing sur la table dans un communiqué d'une sévérité inédite.

L'instance européenne annonce purement et simplement son retrait des compétitions organisées par la FIFA, notamment de la Coupe du monde. La décision a été prise à l'issue d'une réunion d'urgence entre l'UEFA et ses 55 fédérations membres.


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Voici le communiqué de l'UEFA, traduit en français :

"Déclaration au nom de l'UEFA et de ses 55 associations nationales

L'UEFA et ses associations nationales ne participeront pas aux compétitions de la FIFA.

L'UEFA et ses 55 associations membres font front commun. Nous rejetons Ă  l'unanimitĂ© et de maniĂšre univoque la proposition de la FIFA visant Ă  cĂ©der des intĂ©rĂȘts de propriĂ©tĂ© dans la Coupe du monde et d'autres compĂ©titions de la FIFA Ă  des investisseurs privĂ©s.

La Coupe du monde ne peut pas ĂȘtre traitĂ©e comme un produit d'investissement. Elle constitue l'un des plus grands hĂ©ritages sportifs du football. Elle a Ă©tĂ© bĂątie au fil des gĂ©nĂ©rations par des joueurs, des Ă©quipes nationales et des supporters sur tous les continents. Aucune partie de cet hĂ©ritage ne devrait jamais ĂȘtre cĂ©dĂ©e Ă  des investisseurs privĂ©s. La Coupe du monde n'est pas Ă  vendre.

Il est à la fois irresponsable et indéfendable qu'une proposition d'une telle importance pour le football ait été conçue dans le secret et portée au bord de l'approbation sans aucune consultation significative avec ceux à qui l'on a confié la gestion de ce sport. Cela ne représente pas seulement un échec profond de leadership, mais une abdication du devoir de la FIFA en tant que garante du football mondial.

Les associations nationales du monde entier se voient désormais confrontées à un ultimatum : accepter la capture irréversible des plus grandes compétitions de football ou en subir les conséquences. Il ne s'agit pas d'une « décision démocratique », mais d'une gouvernance par l'intimidation. Un acte de coercition indigne d'une institution chargée de la gestion du football mondial.

Mais notre opposition dépasse largement le simple cadre procédural.

À partir du moment oĂč des investisseurs privĂ©s acquiĂšrent des parts dans les compĂ©titions de la FIFA, le football change Ă  jamais. La rentabilitĂ© financiĂšre devient une obligation permanente. Les attentes des investisseurs exercent une pression quotidienne. DĂšs lors, chaque dĂ©cision concernant le calendrier international, le format des compĂ©titions ou l'avenir du football n'est plus guidĂ©e par l'intĂ©rĂȘt du jeu, mais par celui des actionnaires.

Ce modĂšle n'a pas sa place dans le football mondial. L'avenir du football ne peut ĂȘtre dictĂ© par les attentes d'investisseurs dont la prioritĂ© est de maximiser leur rendement financier. Les intĂ©rĂȘts des fĂ©dĂ©rations nationales, des ligues, des clubs, des joueurs et des supporters ne peuvent pas non plus ĂȘtre subordonnĂ©s Ă  ceux des investisseurs. Le football ne peut pas hypothĂ©quer son avenir au nom du profit.

La position de l'Europe est claire : nous ne cautionnerons jamais un tel modÚle. Personne n'a l'autorité morale de vendre ce qu'il ne fait que préserver pour les générations futures.

À l'issue des discussions de ce jour, aucune sĂ©lection affiliĂ©e Ă  l'UEFA ne participera aux compĂ©titions organisĂ©es par la FIFA tant que ces propositions resteront sur la table, Ă  moins qu'elles ne soient dĂ©finitivement abandonnĂ©es et que la FIFA ne fournisse des garanties juridiquement contraignantes qu'elle n'ouvrira plus jamais sa gouvernance ou ses compĂ©titions Ă  des intĂ©rĂȘts privĂ©s.

Que les choses soient claires : l'UEFA et ses fédérations membres s'opposeront à ces projets avec la plus grande fermeté.

Il est des moments oĂč les institutions sont jugĂ©es non pas sur ce qu'elles acceptent, mais sur ce qu'elles refusent de sacrifier. Celui-ci en est un.

Certaines choses sont tout simplement trop prĂ©cieuses pour ĂȘtre vendues. La Coupe du monde appartient au football. Elle lui appartiendra toujours. Et tant que l'Europe aura voix au chapitre, elle ne sera jamais Ă  vendre."

Reste Ă  savoir si Gianni Infantino et la FIFA feront machine arriĂšre.


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