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·25 July 2026

Mercato : gagnante ou perdante, les dirigeants ne dévient pas de leur stratégie

Article image:Mercato : gagnante ou perdante, les dirigeants ne dévient pas de leur stratégie

L'AS Saint-Étienne n'a pas seulement recruté cinq nouveaux joueurs depuis le début du mercato. Le club a ciblé des profils qui partagent de nombreuses caractéristiques, au point de dessiner une véritable ligne directrice dans le recrutement. Une stratégie qui tranche avec celle de plusieurs concurrents directs à la montée.

Lorsque l'on observe le mercato stéphanois, une chose saute aux yeux : Jakob Breum, Thierno Ballo, Aron Csongvai, Mamou Ndiaye et Sohaib Naïr n'ont quasiment aucun point commun en matière de parcours. Ils arrivent de championnats différents et n'ont pas tous la même expérience. Pourtant, en y regardant de plus près, une logique se dégage.


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Des profils choisis pour leur capacité à s'adapter

L'ASSE, comme elle nous y a habitués depuis l'arrivée de KSV, a recruté indifféremment de la nationalité ou de la provenance des joueurs. Les dirigeants ont surtout recherché des profils capables de répondre aux exigences du jeu voulu par Ian Cathro.

Breum évoluait déjà dans un football où l'intensité et les déplacements sans ballon occupent une place importante. Ballo a été formé à Chelsea avant de découvrir le Championship anglais. Csongvai compte plus de 220 matches professionnels et possède une expérience internationale avec la Hongrie. Quant à Mamour Ndiaye, presque sans expérience et recruté pour seconder Gautier Larsonneur, il présente un profil jeune avec une importante marge de progression.

Seul Sohaib Naïr connaît réellement la Ligue 2, avec 45 rencontres disputées sous le maillot de Guingamp. Pour le reste, l'ASSE a préféré miser sur des joueurs dont le potentiel semble supérieur à leur notoriété actuelle. Le principe d'une logique de trading avec le souci, tout de même, d'être performant sportivement pour assurer le retour du club dans l'élite.

Plus qu'un recrutement, le mercato stéphanois cible une identité

Cette politique diffère de celle de plusieurs favoris du championnat. Nantes, par exemple, a privilégié des joueurs rompus aux joutes de la Ligue 1 et de la Ligue 2 comme Maxime Dupé, Mathieu Cafaro, Lucas Perrin ou Killian Corredor. L'objectif est clair : réduire au maximum le temps d'adaptation pour performer rapidement.

À Saint-Étienne, le pari apparaît différent. Les recrues devront découvrir un nouveau championnat, un nouvel environnement et parfois une nouvelle langue. En contrepartie, elles offrent des qualités qui semblent parfaitement correspondre aux principes de jeu souhaités par Ian Cathro : mobilité, intelligence tactique, capacité à répéter les efforts et polyvalence.

Sans opposer les stratégies, celles de l'ASSE et de ses concurrents ne suivent pas la même logique. Un pari perdant l'an passé avec des flops comme Miladinovic, Annan ou encore Soumahoro et Traoré. Pourtant, les dirigeants gardent un cap auquel ils croient. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce recrutement pourrait peser sur le long terme. Si ces joueurs confirment leur potentiel, l'ASSE ne gagnera pas seulement des titulaires capables de viser la montée. Elle disposera aussi d'un effectif dont la valeur sportive et économique pourrait rapidement grimper. Et c'est peut-être là le véritable point commun de toutes les recrues stéphanoises...

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