Olympique-et-Lyonnais
·28 March 2026
OL : John Textor se défend après son éviction d'Eagle Bidco

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·28 March 2026

Il n'allait certainement pas rester sans rien dire. Ce n'est pas son genre. Vendredi, Eagle Football Holdings Bidco Limited a annoncé que John Textor avait perdu le contrôle de la maison mère de l'OL. C'est le cabinet Cork Gully, spécialiste des restructurations financières et opérationnelles, qui le remplace à la direction.
L'entreprise basée à Londres intervient "en vertu du droit anglais de l'insolvabilité suite à des cas de défaut de paiement au titre de ses accords financiers", insistait-elle dans un communiqué. Des allégations auxquelles a répondu l'homme d'affaires par le biais d'un texte paru sur le site Eagle Football Holding.
Dès le titre, il indique "s'opposer à la nomination d'un administrateur pour sa filiale britannique Eagle Football Holdings Bidco". Il se dit d'ailleurs "profondément choqué par la décision unilatérale et prédatrice d'Ares Capital Corporation de démanteler une entreprise multiclubs financièrement viable qui a transformé avec succès des clubs insolvables en réussites sportives qui, lorsqu'elles sont gérées de manière collaborative, sont rentables en 2026 et au-delà."
Une déclaration qui, évidemment, est à prendre avec du recul lorsqu'on connaît la situation des différentes organisations. À commencer par l'Olympique lyonnais, qui affichait pour 2024-2025 un résultat net déficitaire de plus de 200 M€. Mais il n'est pas le seul à se trouver en mauvaise posture.
En guerre ouverte avec Ares, le natif du Missouri s'en prend frontalement au fonds d'investissement. Comme il l'avait déjà fait en février, John Textor affirme que son désormais adversaire a "pris le contrôle par la création d'un conseil d'administration fantôme, en violation des lois françaises et britanniques. Non seulement il s'agissait d'un changement de contrôle non autorisé d'une société cotée en bourse, mais il a été dissimulé à Eagle Football et aux actionnaires. Il est clair qu'Ares n'agit pas de manière irréprochable."
De fait, il entend lui demander des comptes "pour ses agissements et ses violations flagrantes de la loi", car il souhaite "reprendre le contrôle de l'entreprise". Entre le sexagénaire et son créancier, la bataille se poursuit, au détriment de l'OL, qui aimerait bien sortir de toutes ces manœuvres.









































