Olympique-et-Lyonnais
·29 January 2026
OL - PAOK : entre blessures, tragédie et enjeux, une 300e européenne à la drôle de saveur

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·29 January 2026

Ce jeudi soir, devant près de 30 000 spectateurs, le Parc OL sera loin des grandes soirées européennes qu’il a pu vivre depuis une décennie désormais. Si le nombre ne fait pas forcément l’ambiance comme on a pu le voir depuis le début de cette Ligue Europa, il règnera une atmosphère pesante. Le destin tragique de sept supporters du PAOK et les vidéos qui peuvent tourner sur les réseaux sociaux depuis deux jours ont clairement relégué le foot au second plan.
Paulo Fonseca, qui a connu la guerre en Ukraine, a d’ailleurs avoué qu’il n’existait "pas de foot avec ce genre de tragédies". Il faudra pourtant bien jouer ce jeudi soir, la demande de report du PAOK n’ayant pas abouti auprès de l’UEFA. La formation grecque, en pleine bourre, aura à cœur de gagner pour ses supporters disparus, mais aussi pour tenter d’accrocher une place dans le top 8 de cette Ligue Europa. Tout sauf un dernier match en roue libre donc pour l’OL, qui doit malgré tout faire avec les moyens du bord.
Mercredi, Fonseca ne pouvait pas cacher sa préoccupation au moment de lister ses joueurs absents pour ce dernier rendez-vous de la phase de ligue. La liste est longue et concerne surtout des joueurs cadres de son groupe. De Corentin Tolisso à Endrick en passant par Pavel Sulc ou Nicolas Tagliafico, l’entraîneur de l’OL pourrait faire une équipe avec tous ces absents et ce n’est pas vraiment pour lui décrocher un sourire. "Nous n’avons pas beaucoup de joueurs, mais nous devons faire avec. Ce qui compte, c’est ce que l’équipe peut faire en ce moment, son ambition et son attitude mentale."
Avec des munitions offensives où le joueur le plus âgé n’a que 22 ans, l’OL ne se présente pas avec toutes ses forces pour terminer ce mois de janvier. Pourtant, la réception du PAOK doit servir à valider tout le bon travail réalisé depuis sept matchs. L’OL a certes validé sa présence dans le top 8 grâce à sa victoire à Berne, jeudi dernier, il reste une dernière marche à grimper : celle de finir dans les deux premiers pour recevoir au retour jusqu’en demi-finale. Tout sauf un objectif anodin et pourtant, dans le discours, les Lyonnais semblent vouloir se détacher de cette pression.
Est-ce toutes les absences et donc un groupe plus rajeuni qui poussent Paulo Fonseca à minimiser l’importance de ce dernier match ? Peut-être bien. Quoi qu’il en soit, le Portugais veut "gagner ce match bien sûr, mais être 1er ou 2e , ce n’est pas une obsession en ce moment avant notre match très difficile qui suivra contre Lille, en championnat". Comme si l’ordre des priorités dans cette semaine à deux matchs avait déjà été établi. De quoi nous ramener quelques mois en arrière et ce déplacement à Séville qui avait clairement été "abandonné" par l’OL pour se focaliser sur le PSG. Résultat des comptes ? Deux défaites.
Prendre ce qu’il y a à prendre, voilà ce que doivent faire les Lyonnais ce jeudi, car en recevant au retour à chaque tour passé, ils s’éviteraient quelques remous, qui ont pu s’avérer fatals l’an passé à Manchester, même si Ainsley Maitland-Niles jure que "ce ne fut pas la raison principale". Toutefois, être poussé par tout un stade aide à renverser des montagnes. Alors, à la question de "savoir si c’est important ou non de finir premier ou deuxième", Fonseca a avant tout parlé "de motivation, de prestige", plus que d'objectif. Mais, il y a un réel enjeu sportif mais aussi économique pour le club.
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