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·19 May 2026
OM : Rowe balance sur le ritiro de De Zerbi et la bagarre avec Rabiot

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·19 May 2026

Après une défaite lors de la saison 2024-2025, Roberto De Zerbi avait emmené son groupe en mise au vert forcée à Rome. Un « ritiro » (terme italien désignant une mise au vert punitive) dont Jonathan Rowe garde un souvenir particulièrement marquant.
« Je n’avais jamais fait ça auparavant. Je ne savais même pas que c’était autorisé dans le football. On allait en pleine nature, dans les bois, dans le froid. On se levait à 4 heures du matin. On allait courir ou marcher dans les bois. Ensuite, on faisait des pompes, un petit circuit d’abdos avec les lampes torches dans le noir complet, puis on marchait encore. Après, on faisait des sprints en côte. Vous savez, les feux d’artifice, les artifices pyrotechniques ; appelez ça comme vous voulez, ce que les supporters utilisent dans les stades. Il en déchirait un et se mettait à marcher comme si on était des Vikings. »
Un tableau hallucinant, entre stage commando et scène de film de guerre, qui illustre la méthode radicale du technicien italien pour remotiver un groupe après une défaite.
Rowe revient également sur la bagarre avec Adrien Rabiot en août dernier, survenue dans les vestiaires après une défaite face au Stade Rennais. Sa version est précise et accablante.
« Ça a dégénéré. C’était à cause d’une remarque qu’il a faite. Le problème, c’est que De Zerbi et Mehdi (Benatia), le directeur sportif, n’ont pas vu le premier coup de poing de Rabiot au début. Ils m’ont seulement vu revenir et le frapper. Ils ont donc probablement pensé que je l’avais frappé sans raison apparente. J’ai dû m’expliquer après coup. »
Selon l’Anglais, Rabiot aurait donc frappé le premier. Les deux joueurs ont depuis été séparés et se sont finalement réconciliés. Mais la déclaration relance inévitablement l’incident sous un nouveau jour, d’autant que la version initiale avait laissé planer un doute sur l’instigateur.
Rowe s’épanouit désormais à Bologne sous les ordres de Vincenzo Italiano, et il ne cache pas à quel point la transition a été radicale par rapport au football de De Zerbi.
« C’était un changement radical par rapport à Marseille avec De Zerbi : conserver le ballon et chercher la moindre ouverture, le moindre espace entre les lignes. C’était un changement de mentalité, car à mon arrivée, j’essayais surtout de combiner avec les joueurs, de faire des passes courtes. Eux, ils jouaient long. Et je me disais : ‘Mais qu’est-ce que vous faites ?’ Ils me répondaient : ‘C’est comme ça qu’on joue ?’ C’était un peu bizarre. Mais avec le temps, naturellement, on crée des liens. »
Cette saison avec Bologne, Rowe comptabilise déjà 8 buts et 5 passes décisives en 42 matchs toutes compétitions confondues. Un bilan qui prouve que le joueur a su rebondir après une expérience marseillaise difficile.
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