Paul Bernardoni : “A Bordeaux, je n’ai jamais eu l’opportunité ne serait-ce que de faire un match amical… Cela veut dire que j’ai fait ces sept matches, et après c’était terminé” | OneFootball

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·25 July 2026

Paul Bernardoni : “A Bordeaux, je n’ai jamais eu l’opportunité ne serait-ce que de faire un match amical… Cela veut dire que j’ai fait ces sept matches, et après c’était terminé”

Article image:Paul Bernardoni : “A Bordeaux, je n’ai jamais eu l’opportunité ne serait-ce que de faire un match amical… Cela veut dire que j’ai fait ces sept matches, et après c’était terminé”

Pour Histoires de Foot, l’ancien gardien des Girondins de BordeauxPaul Bernardoni, s’est remémoré sa bouffée d’oxygène qu’était l’Equipe de France, quand il ne jouait plus avec le Club au Scapulaire.

« Les joueurs me disent de ne pas m’inquiéter, que je vais rejouer. Mais je leur dis que je ne joue même pas en match amical… A Bordeaux, je n’ai jamais eu l’opportunité ne serait-ce que de faire un match amical… Cela veut dire que j’ai fait ces sept matches, et après c’était terminé, je n’ai plus jamais eu l’opportunité de rejouer sous le maillot des Girondins. Pourtant, il s’est passé un an, même un an et demi. Jamais un match amical, jamais un match de Coupe de France, rien. Donc en fait je leur dis que c’est bouché, que c’est fini ».

Il a eu cependant une porte de sortie pour aller en National…


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« Je dois signer le dernier jour du mercato hivernal à Boulogne. On me dit que ça s’est présenté comme ça… Il faut savoir qu’un an avant, tout le monde me veut. Et là, pas un club ne me veut. Après l’Euro, il y a des clubs intéressés, mais Bordeaux ferme la porte. On arrive en hiver, cela fait un an que tu n’as pas joué, plus personne ne te veut. Là aussi c’est une belle claque, quand on ne te voit plus, on ne te voit plus… Je me souviens, on est à Nancy, je suis sur le banc. On rentre, je fais toutes mes valises, ma femme est en ERASMUS à Birmingham, elle me dit qu’elle me suit à Boulogne si c’est bien pour moi…  J’ai le coach au téléphone, il n’y a pas de souci. Je dis au revoir à tout le monde au décrassage, je prends la route… Je me souviens, Nicolas Pallois me dit que j’ai raison, qu’il faut aller jouer… Je suis sur la route, avec mon chien, et là je vois le coach de Boulogne qui m’appelle. Il commence à changer un peu son discours, en me disant qu’il ne pourrait pas me faire jouer tout de suite… Je m’arrête, je suis sur l’aire d’autoroute de Cognac, je suis assis, mon chien se balade… Je me dis que si je vais là-haut, que je ne joue pas, c’est mort, et qu’à Bordeaux ils ne me veulent plus… Je me demande ce que je fais, je me dis que le foot c’est terminé pour moi. Alors je prends la décision de ne pas aller à Boulogne, je préfère ne pas jouer aux Girondins que de ne pas jouer à Boulogne… Je préviens le club, on fait demi-tour. Jérémy Toulalan à mon retour me dit ‘tu ne le sais pas encore, mais c’est la meilleure décision de ta carrière, c’est pire de ne pas jouer là-haut’. J’étais au fond du gouffre. J’étais paumé. Mais d’un autre côté, je m’entrainais avec Pierrot (Labat), je voyais que je progressais, les entrainements se passaient bien… Et le mercato était terminé, je n’avais pas le choix, mais je ne savais pas où j’allais ».

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