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·3 July 2026
Petković, la sortie qui passe mal après l’élimination de l’Algérie

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·3 July 2026

Le parcours de l’Algérie restera comme une occasion manquée. Surclassés d’entrée par l’Argentine, laborieux face à la Jordanie, sauvés par un match nul arrangeant contre l’Autriche qui leur avait permis de terminer meilleurs troisièmes, les hommes de Petković ont fini par montrer leurs limites dès que le niveau s’est élevé. Battus logiquement par une Suisse portée par Embolo et Ndoye, les Fennecs bouclent leur cinquième participation à une Coupe du monde sans avoir remporté la moindre rencontre à élimination directe, un constat sévère souligné par plusieurs observateurs du tournoi.
Capitaine emblématique de cette génération, Riyad Mahrez a lui aussi tiré sa révérence sur cette désillusion. Amer au coup de sifflet final, l’attaquant a résumé sa frustration : « C’était un match à notre portée. On prend deux buts sur des erreurs ». Le sélectionneur a par ailleurs concédé que l’équipe avait encaissé neuf buts sur l’ensemble de la compétition, un chiffre largement repris par la presse locale pour pointer une arrière-garde peu rassurante.
C’est surtout la réaction du sélectionneur qui a fait réagir. Interrogé sur son bilan, le technicien bosnien a résumé sa pensée sans détour : « Se qualifier après 12 ans et passer un tour, c’est un excellent résultat ». Une manière de rappeler que la sélection, absente du Mondial depuis 2014, retrouvait tout juste le goût du second tour.
Interrogé sur les largesses défensives de son équipe, mises à mal tout au long du tournoi, Petković a refusé d’admettre une véritable faille structurelle : « Je ne dirais pas que la défense a été notre point faible ». Avant même le match, le sélectionneur assumait une pression toute relative pour son équipe, expliquant simplement : « Nous devons tout donner sur le terrain ». Son adjoint Davide Morandi a tenu une ligne similaire après la rencontre, préférant souligner que « nous avons mis en difficulté la Suisse » plutôt que de s’attarder sur les largesses défensives.
Ces éléments de langage ont eu l’effet inverse de celui recherché. Une partie de la presse et des consultants algériens juge sévèrement le bilan du sélectionneur. Le journaliste Hafiz Deraji, commentateur pour BeIN Sports, a reproché aux joueurs un manque de détermination, rappelant que « la sélection algérienne est capable de rivaliser avec les plus grandes équipes » lorsqu’elle joue avec le bon état d’esprit, sous-entendant que ça n’a pas été le cas face à la Suisse.
Le contexte n’arrange rien à l’affaire. La Fédération algérienne de football avait surpris en prolongeant Petković juste avant le coup d’envoi du Mondial, un choix aujourd’hui de plus en plus contesté par une partie des supporters qui réclament son départ.
L’élimination intervient à un moment charnière pour la sélection, marqué par les annonces de retraite internationale de plusieurs cadres historiques comme Mahrez et Aïssa Mandi. Reste à savoir si la fédération tirera les conséquences de ce nouvel échec en phase à élimination directe. Le dossier Petković, déjà sensible avant la compétition, s’annonce comme l’un des grands sujets de l’après-Mondial pour les Fennecs.







































