Pierre Sage : « Être ambitieux tout en restant humbles » | OneFootball

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·20 April 2026

Pierre Sage : « Être ambitieux tout en restant humbles »

Article image:Pierre Sage : « Être ambitieux tout en restant humbles »

« Hier (dimanche) soir, j’ai choisi de mettre le championnat entre parenthèses à 23h jusqu’à demain mardi à 23h, donc je veux bien qu’on se repose la question à partir de mercredi. » Ce lundi, pour Pierre Sage, il n’était pas question d’évoquer les contre-performances des concurrents en championnat et notamment celle du PSG, battu dimanche soir contre Lyon. Le focus de l’entraîneur du RC Lens est à 100% tourné vers cette demi-finale de Coupe de France qui attend ses joueurs ce mardi soir (21h10, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur France 2/beIN Sports).

Lensois.com : Pierre Sage, cela fait 28 ans que le RC Lens n’a pas franchi le cap des demi-finales de la Coupe de France. Il y a beaucoup d’attente autour de ce rendez-vous, comment faire pour utiliser toute cette énergie à bon escient ? Pour utiliser cette énergie, il faut que nous-mêmes, nous soyons producteurs d’énergie et que ce soit quelque chose qui se nourrit d’un côté comme de l’autre. Je pense que plus l’équipe donnera sur le terrain, plus les supporters atteindront un niveau élevé d’excitation et d’accompagnement. Et je tiens d’ailleurs à les remercier, car vendredi, je pense que sans eux, on n’y serait pas arrivé. Même à 0-2, ils ont été là et bien là. Ils ont permis à l’équipe de basculer vers le bon côté de la performance.


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Avez-vous un message à faire passer aux 38 000 chanceux qui seront présents demain ? Le mot à dire aux 38 000 chanceux, c’est que c’est nous qui avons de la chance de jouer devant eux, déjà. Il y a des matchs dont on se souvient et j’espère que celui-ci en fera partie.

La victoire 3-2 de vendredi a été forte en émotion. Apporte-t-elle un carburant bienvenu pour tenir jusqu’à la fin de la saison ? Ce qui s’est passé vendredi est plutôt positif pour nous, surtout au vu du match de championnat qu’on avait vécu juste avant celui-ci. Et aujourd’hui, je suis dans un sentiment un peu mitigé, parce que je leur ai dit deux choses dimanche en séance, alors que certains se sont entraînés, et que d’autres étaient laissés au repos. Je leur ai dit qu’il fallait qu’on se souvienne qu’on était aussi l’équipe qui était menée 2-0 au bout d’un quart d’heure. Cela fait appel à l’humilité. Mais je leur ai dit qu’on doit aussi se rappeler qu’on a peut-être un match historique à disputer ce mardi. Ça, ça fait appel à l’ambition. Je pense qu’aujourd’hui, les émotions, elles doivent nous amener à ces deux choses-là. Être ambitieux tout en restant humble, c’est-à-dire jouer ce match avec l’idée qu’on devra tout mettre sur la table pour l’emporter et ne pas se satisfaire du minimum.

« Le meilleur moyen de perdre, c’est d’être inhibé »

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Comment éviter la crispation avant un match couperet avec un tel enjeu ? Tout simplement en se disant que le meilleur moyen de perdre, justement, c’est d’être inhibé. Et on n’a pas du tout envie de perdre. On va tout simplement considérer qu’on doit jouer ce match pour l’emporter. Et on doit bien le jouer pour l’emporter. On est conscient de ce qu’on a vécu dans le match de vendredi et des deux visages qu’on a proposés en très peu de temps. Je pense que notre mémoire sera suffisante pour qu’on n’ait pas oublié, effectivement, ce qu’il faut mettre en œuvre pour être performant avec ce groupe-là face à cet adversaire-là et dans ce stade-là.

Faut-il tempérer l’excitation des joueurs ou la laisser vivre ? Je pense que ça va dépendre des joueurs. Certains ont besoin de cette excitation pour élever leur niveau, et d’autres, à l’inverse, ont besoin d’être tempérés pour rester dans le niveau d’activation nécessaire pour être performants. Au bout de 8-9 mois, on commence à bien connaître les joueurs, et eux-mêmes commencent à bien se connaître aussi les uns les autres. J’ai aussi évoqué cet aspect-là avec eux dimanche, en leur disant qu’on était le capitaine de soi-même sur le terrain, mais qu’on était aussi responsable de ce que les autres faisaient à côté, et que lorsqu’on avait besoin de les activer, ou à l’inverse, de les tempérer, c’était presque une mission que de le faire, puisque ça les ramène à la performance individuelle pour qu’on soit capables, ensemble, de produire quelque chose de très bien sur le plan collectif.

Vous l’avez emporté 2 fois contre Toulouse cette saison. Comment éviter le piège du complexe de supériorité ? Cela fait appel à l’humilité de toute manière. Aujourd’hui, toute performance doit être mise en cause parce que, comme je le dis souvent aux joueurs, ce jeu n’a pas de mémoire, même si ses acteurs en ont une, mais ce jeu n’a pas de mémoire, c’est-à-dire que ce qui s’est passé vendredi, lorsque le ballon sera mis pour la première fois vers l’avant pour engager le match, n’existera déjà plu. Et ce qui est important aujourd’hui, c’est justement de se dire qu’on doit être les acteurs de notre prochain match, peu importe qui sera notre adversaire, même si on le connaît très bien parce qu’on l’a affronté il y a peu de temps.

Pensez-vous faire tourner pour gérer ce calendrier rapproché ? Aujourd’hui, et comme je l’avais dit avant et après le match précédent, effectivement, il fallait faire le point. On est plutôt dans une logique de pilotage à vue et les joueurs vont très bien. Donc c’est plutôt des choix tactiques ou des associations qui vont m’amener à composer le onze de départ.

Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette-Gervais Martel.

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