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·25 January 2026

Quand la méthode Arbeloa redonne vie au Real Madrid

Article image:Quand la méthode Arbeloa redonne vie au Real Madrid

À peine arrivé sur le banc de la Maison Blanche, Álvaro Arbeloa a opéré un véritable tour de force que peu d'observateurs avaient vu venir aussi vite. En l’espace de deux semaines, il a réussi à transformer un vestiaire qui semblait fragilisé, voire fracturé par les egos, en un collectif soudé et déterminé. L'ancien latéral, qui connaît chaque recoin de Valdebebas, a su appuyer sur les bons boutons pour remettre la machine en marche vers deux objectifs clairs : la Liga et la Ligue des Champions.

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Arbeloa a transformé une somme d'individualités en commando solidaire

Comme le rapporte Marca, le premier chantier d'Arbeloa n'était pas tactique, mais psychologique. Fort de son expérience de joueur qui a tout gagné et de sa connaissance intime de l'ADN du club, il a su créer un climat d'unité immédiat. Là où le jeu madrilène se résumait parfois à des exploits solitaires, on observe désormais une solidarité palpable à chaque entraînement, lors des replis défensifs en match et, surtout, dans les célébrations de buts.


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Álvaro Arbeloa a réinstauré une discipline collective stricte, sans pour autant brider le talent. C'est là tout le paradoxe de sa méthode : plus de rigueur pour offrir plus de liberté. Vinicius Jr en est l'exemple parfait. L'ailier brésilien, qui semblait parfois isolé ou frustré, a retrouvé une assurance et une liberté totale sur le terrain grâce à Arbeloa. Il assume de nouveau un rôle central, se sentant soutenu par un bloc équipe qui travaille pour lui, ce qui lui permet d'être plus influent dans la zone de vérité sans avoir à redescendre chercher des ballons impossibles.

La clé tactique : Valverde libéré, Courtois protégé

L'autre grand changement est tactique et concerne l'utilisation de Federico Valverde. Jusque-là cantonné à des tâches souvent trop défensives ou de compensation, l'Uruguayen a vu ses chaînes brisées. Álvaro Arbeloa l'autorise désormais, voire l'oblige, à s’aventurer au milieu et à se projeter dans la surface adverse. Ce changement fluidifie le jeu : Valverde casse les lignes par ses courses, crée le surnombre et apporte une solution de frappe supplémentaire.

Cette nouvelle organisation permet au Real Madrid de conserver sa structure même dans les transitions rapides et de développer un pressing efficace sans compromettre son équilibre. Cela profite directement à Thibaut Courtois. Le gardien belge, qui devait multiplier les miracles chaque semaine derrière une défense aux abois, bénéficie désormais d’une meilleure protection. Le bloc est plus compact, les lignes plus resserrées, et le portier peut évoluer plus sereinement, n'ayant plus à gérer autant de duels en un-contre-un.

La jeunesse réactivée et la résilience comme moteur

La discipline instaurée par le nouveau staff se traduit aussi par la montée en puissance des jeunes talents et des joueurs polyvalents, qui semblaient parfois perdus dans la rotation précédente. Franco Mastantuono, par exemple, se montre beaucoup plus incisif dans les espaces réduits et semble retrouver son meilleur niveau physique.

De même, Arda Güler affiche un calme et une autorité technique nouvelle au milieu de terrain lorsqu'il joue. Quant à Jude Bellingham, il s’impose de nouveau comme le rouleau compresseur de l’équipe, le véritable patron de l'entrejeu. Les résultats valident cette méthode express. Les victoires maîtrisées face à Levante et Monaco (en Europe) ont montré un visage conquérant.

Mais c'est surtout le succès arraché à Villarreal ce week-end qui sert de référence : l'équipe a su gérer le temps fort adverse sans paniquer avant de frapper. Même l'élimination en Coupe du Roi face à Albacete, qui aurait pu être vécue comme un drame, a été digérée comme un accident de parcours.

Le vestiaire reste motivé. Pour un entraîneur sans expérience au plus haut niveau, cette capacité à créer une dynamique positive en si peu de temps est remarquable. Arbeloa prouve que parfois, un leadership simple, direct et respectueux de l'institution suffit à réveiller un géant.

Djamel BENNACER

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