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·7 June 2026
Tanenbaum prône la stabilité, vers un quatrième coach en deux ans

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·7 June 2026

Après Olivier Dall’Oglio, Eirik Horneland et Philippe Montanier, l’AS Saint-Étienne va se mettre en quête d’un quatrième coach en deux saisons sous pavillon Kilmer. Symbole du démarrage raté, au moins sportivement, de la nouvelle présidence des Verts.
À la sortie de la défaite face à Nice vendredi dernier, pas de communication en grande pompe du côté des dirigeants de l’AS Saint-Étienne, une timide apparition d’Ivan Gazidis chez le diffuseur, répétant peu ou prou le même discours que celui tenu une année plus tôt à la sortie du match de Toulouse, actant la relégation des Verts en seconde division : "C'est une énorme désillusion, on doit tous prendre nos responsabilités dans cet échec, moi surtout. On doit se remettre en question, vraiment. On doit travailler sur ce qui n'a pas marché cette saison et on doit s'améliorer bien sûr, parce que ce club doit être en Ligue 1. Franchement, il y a pas mal de choses qu'on doit changer. On a fait pas mal de changements dans l'été. Est-ce qu'on a fait trop de changements ? C'est à ce genre de choses qu'on doit penser. On a fait venir un staff de premier ordre, on a fait venir des joueurs, on a vraiment pensé que l'équipe était suffisamment bonne, on a eu beaucoup de défauts aussi, mais on doit comprendre pourquoi c'est arrivé, il y a beaucoup de choses. On va penser à tout ça, ne vous inquiétez pas. On doit regarder tout ça avec humilité."
Comme pour lever le doute sur l’engagement de Kilmer et de ses troupes, défaites pour la seconde fois en autant de saison, le big boss, Larry Tanenbaum, s’est adressé directement aux supporters ce jeudi via un communiqué. Confortant les hommes en place, la viabilité du projet et appelant à de la stabilité et la patience : "En plus de trente ans dans le sport professionnel, j’ai appris que les réussites durables se construisent rarement dans la réaction immédiate. Elles reposent sur la stabilité, la patience, l’investissement et la capacité à rester fidèle à un cap, même lorsque les progrès ne sont pas immédiats. Je l’ai vécu directement avec les Toronto Raptors et le Toronto FC. Dans les deux cas, les accomplissements majeurs ne sont arrivés qu’après plusieurs années de travail et de continuité dans l’organisation. Cette expérience nourrit ma conviction aujourd’hui. La responsabilité d’un actionnaire n’est pas de réagir à chaque événement, encore moins à chaque émotion. Elle est plutôt de donner une direction, d’apporter les moyens nécessaires et de garantir de la stabilité, tout en s’assurant que le club est dirigé par des personnes compétentes, partageant une même vision de son avenir. Lorsque Kilmer Sports Ventures s’est engagé à Saint-Étienne, nous l’avons fait sur la base d’une vision de long terme. Nous sommes venus pour contribuer à bâtir un club capable de retrouver durablement le succès, en s’appuyant sur une gouvernance solide, des choix cohérents, tout en préservant une identité forte."
Pour autant, face à l’absence de résultats concrets et ce, malgré de nombreux investissements, le board stéphanois va devoir pour la quatrième fois revoir sa copie. Arrivés en juin 2024, ils avaient maintenu Olivier Dall’Oglio fraichement promu. Le mariage avec le Cévenol ne prendra jamais, avec des visions trop différentes du projet et des exigences de la Ligue 1. C’est ainsi, que Kilmer va imposer son idée du football à la stéphanoise avec l’arrivée en décembre 2024, d'Eirik Horneland, censé incarner sur le terrain, le projet de KSV. Le norvégien ne fera pas de miracle, malgré quelques fulgurances, les Verts sont relégués en Ligue 2 au terme de la saison. Pas de quoi remettre en question la vision de Gazidis et sa troupe, emmenée à Saint-Étienne par Fahmy surtout, et, Rosenfeld. Rebelotte en Ligue 2, malgré un bon départ, Horneland et ses joueurs s’essoufflent, le natif d’Haugesund est licencié après 13 mois dans la Loire. Retour à plus de pragmatisme pour Kilmer qui semble apprendre de ses erreurs avec l’arrivée en février 2026 de Philippe Montanier. Une idylle de courte durée, convaincante sur le début mais qui ne mènera finalement pas l’AS Saint-Étienne vers son objectif de montée en Ligue 1, ni directement, ni après une interminable fin de saison et un passage par les cases play-off et barrages.
Hier, était annoncée la rupture entre Montanier et l’AS Saint-Étienne, en fin de contrat, l’ancien coach du TFC, n’a pas souhaité aller plus loin avec les Verts, pas plus que les dirigeants avec lui, peu convaincants au moment d’évoquer l’avenir. C’est donc un quatrième coach en deux saisons qui va s’assoir sur le banc de l’AS Saint-Étienne, le septième depuis 2021. Loin de la stabilité prônée par le boss.
L’identité du prochain technicien, devrait donner le ton de la couleur que souhaite donner Kilmer à ce club. Entre exotisme et data, mais aussi pragmatisme et résultat, il va à un moment donné, falloir faire un choix. Les supporters eux, attendent de voir sur le terrain, les promesses engagées, il y a maintenant deux ans, lors du rachat du club, et de mesurer concrètement une évolution du projet "step by step" si cher à Gazidis.







































