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·4 February 2026
Troyes-RC Lens : Pour accrocher son quart, le Racing ne pourra pas faire les choses à moitié

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Le RC Lens va tenter de se rapprocher de son rêve de remporter enfin la Coupe de France pour son 120e anniversaire ce mercredi soir. Mais ce 8e de finale à jouer sur le terrain de Troyes, leader de Ligue 2, n’aura rien de facile (21h, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur beIN Sports). Gros plan.
Le parcours réalisé depuis le début de la saison et l’élimination du PSG alimentent logiquement cette interrogation : et si c’était enfin la bonne pour le RC Lens en Coupe de France ? Cela faisait bien longtemps que les Sang et Or, qui courent après ce trophée depuis plus d’un siècle de vie commune (la Coupe de France est née en 1917), n’avaient pas semblé en aussi bonne posture dans la compétition. Fringants dauphins du PSG en championnat, on pourrait assez logiquement leur attribuer le statut de favori. Mais le chemin reste sinueux. Marseille est déjà en quart, Strasbourg ou Monaco, au choix, y sera aussi… Lyon peut-être également s’il s’épargne une grosse déroute à domicile contre Laval… Et puis il y a d’abord cette étape à franchir à Troyes. Un tirage loin d’être évident, même si l’Estac évolue une division en dessous.
Car en dépit de deux défaites de rang, c’est le leader de l’antichambre de l’élite qui va accueillir le Racing ce mercredi, dans un stade de l’Aube qu’on attend bien rempli, avec également plus de 3 000 Lensois dans les travées. Or, on sait que la frontière est très fine entre le niveau de la Ligue 1 et les toutes meilleures équipes de Ligue 2, voire inexistante. « C’est une très belle équipe. Ils sont premiers au classement. Elle est plutôt régulière depuis le début de la saison, constate le gardien lensois Robin Risser. Ils restent aussi sur deux défaites consécutives. Mais on sait que ça va être un match très difficile. En plus, c’est à l’extérieur. C’est une équipe qui joue très directement. On s’attend à un combat et à un match difficile. Ce sera à nous de mettre de l’intensité avec et sans ballon pour aller chercher une qualification. »

Pierre Sage connaît bien l’effectif troyen et, bien évidemment, l’analyse de l’équipe entraînée par l’ex-Lillois Stéphane Dumont a été poussée aussi fort que pour n’importe quel match face à un adversaire de Ligue 1 : « C’est une équipe qui a beaucoup de joueurs que je connais très bien, qui évoluaient en National avant. J’ai même entraîné Merwan Ifnaoui au Red Star, un joueur excellent. Ils évoluent en 4-1-4-1, 4-2-3-1. Leurs trois milieux se déforment. Dans tous les cas, on a identifié des opportunités à saisir dans leur organisation et en relation avec nos forces. Mais on a aussi identifié chez eux un certain nombre de choses qu’ils font très bien et qu’il va falloir canaliser. Dans tous les cas, aujourd’hui, les valeurs vont être nivelées par le fait que c’est un match en milieu de semaine, qu’ils ont l’ambition aussi de se qualifier, j’imagine. Que leur coach est issu d’un club qui n’est pas très loin non plus, c’est peut-être aussi une source de motivation pour eux… Mais dans tous les cas, nous, on se doit de se qualifier à partir du moment où on joue contre un adversaire d’un niveau inférieur. Et croyez-moi, je l’ai vécu l’an dernier (l’OL avait été sorti par Bourgoin-Jallieu, équipe de N3) et ça fait très mal. C’est important de se qualifier. »
Les Lensois, privés de Florian Thauvin (suspendu), savent qu’il y a un coup à jouer, indépendamment de l’absence du PSG au casting de ces 8es de finale. « Dans toutes les situations, on a un coup à jouer, mais c’est vrai qu’avec l’ancien multiple vainqueur, sachant que j’en ai fait les frais une fois, ça paraît d’autant plus accessible. Mais au-delà du fait que le PSG soit éliminé, notre club a 120 ans cette année et il n’a jamais gagné cette compétition », lâche Pierre Sage. On est d’accord : gagner la Coupe de France serait une bien belle façon de célébrer cet anniversaire. Mais il y a encore du monde en mesure de gâcher la fête, à commencer par Troyes. Alors méfiance, car il serait dommage de repartir du stade de l’Aube avec la gueule de bois.
Christophe Schaad, avec Éloïse De Mester, à la Gaillette-Gervais-Martel








































