Real France
·9 de mayo de 2026
Arbeloa : "Les fuites du vestiaire sont une trahison envers le Real Madrid"

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·9 de mayo de 2026

Alvaro Arbeloa a tenu ce samedi l'une des conférences de presse les plus compliquées de sa courte expérience sur le banc du Real Madrid, à la veille du match face au FC Barcelone au Camp Nou.
Quel Clasico imaginez-vous ?
J’espère un grand match, contre un grand adversaire. Une équipe qui affiche un très bon niveau. Nous avons très envie de jouer ce match, celui qui attire le plus l’attention dans le monde. Nous y allons avec ambition, pour gagner.
Comment expliquez-vous ce qu’il s’est passé ces derniers jours ?
Je dois dire deux choses. D’abord, je suis très fier de la fermeté, de la rapidité et de la transparence du club. Ensuite, les joueurs ont reconnu leur erreur, exprimé leurs regrets et présenté leurs excuses. Pour moi, ça me suffit. Je ne vais pas les brûler publiquement, parce qu’ils ne le méritent pas. Pas après ce qu’ils m’ont montré ces quatre derniers mois et durant toutes ces années. Ils ont démontré qu’ils savent ce que signifie être un joueur du Real Madrid et je ne vais pas l’oublier.
Je donne toujours un exemple. Pour moi, le joueur qui représente parfaitement ce que doit être un joueur du Real Madrid, c’est Juanito. Et Juanito ne s’est jamais trompé. (Il retient ses larmes.) Et je pense que nous sommes tous très fiers de ce qu’il faisait à chaque match. Il avait compris ce qu’est le Real Madrid, il donnait tout. Alors comment pourrais-je, moi, ne jamais me tromper ? Mais si on l’aime autant, c’est aussi parce qu’il a commis des erreurs, comme n’importe quelle personne.
Valverde et Tchouaméni méritent qu’on tourne la page, qu’on leur donne une chance de continuer à se battre pour ce club. Je suis très fier d’eux. Je ne vais pas permettre que l’on profite de cette situation pour remettre en cause leur professionnalisme : c’est faux de dire qu’ils ne sont pas professionnels, qu’ils m’ont manqué de respect… c’est totalement faux. Comme il est faux de dire que certains ne jouent pas à cause de problèmes avec moi ou à cause de leur vie en dehors du Real Madrid.
Je suis sûrement le premier responsable du fait que cette saison… non, pas “sûrement”, mais clairement, ne soit pas à la hauteur. Mais cela fait quatre mois que je suis ici et je suis très fier de mes joueurs. Fier de la manière dont ils m’ont accueilli, surtout vu d’où nous venions. Évidemment, la frustration et la colère peuvent te pousser à faire des choses que tu ne voudrais pas faire. Mais maintenant, il faut se concentrer sur le match. C’est là-dessus que nous devons mettre l’accent.
Vous sentez-vous responsable de ce qu’il s’est passé ?
Je suis responsable de tout ce qui se passe au Real Madrid.
Tout cela n’est-il pas exagéré ?
J’ai eu un coéquipier qui avait frappé un autre avec un club de golf. Pour moi, le plus grave, c’est que ce qui se passe dans le vestiaire doit rester dans le vestiaire. Cet incident est regrettable. Et il faut maintenant y mettre un terme.
On dit que dans le vestiaire du Real Madrid, les joueurs ont trop de pouvoir. Qu’en pensez-vous ?
Je ne vois pas très bien ce que cela signifie. Je répète ce que j’ai dit il y a deux minutes : quand un joueur du Real Madrid ne joue pas, ce n’est jamais pour des raisons extra-sportives. Si quelqu’un doit être critiqué, ce n’est pas le joueur qui ne joue pas, mais moi qui choisis celui qui mérite de jouer.
Beaucoup de mensonges ont été racontés sur certains joueurs supposément en conflit avec moi… et c’est totalement faux. Les gens peuvent être tranquilles concernant ce vestiaire et ces décisions. Être dans ce club sans gagner, ce n’est pas facile, je le sais. Nous avons traversé des périodes compliquées, comme ces longues années sans Ligue des champions, entre la 9e LDC et la Décima. Nous avons connu des moments difficiles.
Mais nous devons traverser ça ensemble : les supporters, le club… Il n’y a personne de mieux préparé que notre président pour redresser cette situation. Il a ramené le Real Madrid à la place qu’il mérite. Et nous devons tous nous battre pour y remettre le club.
N’auriez-vous pas pu stopper les tensions avant qu’elles ne dégénèrent ?
Mon bureau n’est pas dans le vestiaire du Real Madrid. J’aimerais pouvoir être responsable de tout ce qu’il s’y passe et tout contrôler. Si la conséquence de cette situation est qu’on estime que l’entraîneur aurait dû empêcher cela, alors je l’assume. Ce n’est pas une situation agréable, elle doit servir d’exemple à tout le monde et rien de plus. Il faut tourner la page, apprendre et ne pas oublier que demain, il y a un Barça-Real.
Comment voyez-vous ce vestiaire ? Celui-ci précisément… comment le décririez-vous ?
Bien sûr que c’est un vestiaire sain. Ce n’est pas facile d’accepter deux saisons sans trophée et, comme je le dis toujours, pour être joueur du Real Madrid, il faut avoir énormément d’ambition. Évidemment que nous devons faire les choses mieux ; changer, réfléchir… mais je vois un vestiaire sain, sincèrement. Un groupe prêt à gagner à nouveau.
Je suis convaincu que l’année prochaine, tout le monde aura beaucoup plus d’expérience… parce que ce groupe est bien plus jeune que celui que j’ai connu il y a sept ans. Mais je suis sûr que chacun va progresser et que l’année prochaine, en comprenant encore mieux ce que représente cet écusson, rien de ce que j’ai vu durant ces quatre mois ne me pousse à dire que je ne suis pas heureux et fier de ce vestiaire.
Ne trouvez-vous pas normal que Mbappé vous demande l’autorisation avant de partir en Italie ? Vous sentez-vous trompé ?
Ça fait beaucoup de questions… non ? Écoutez, si certains veulent sortir du contexte le fait qu’un joueur sourie après un entraînement, je le répète encore une fois… c’est détourner les choses. Comme ce qu’il s’est passé avec Carreras sur le terrain de l’Espanyol. Je ne peux que répondre pour lui, pour son travail et pour la manière dont il se comporte avec moi. Quand il a joué, c’est parce qu’il le méritait. Et quand il n’a pas joué, c’est parce qu’un autre le méritait davantage.
Mbappé a fait énormément d’efforts pour jouer au Real Madrid, tout le monde le sait. Il a dû renoncer à beaucoup de choses pour réaliser son rêve, parce que nous l’avons tous vu enfant avec le survêtement du Real Madrid. Moi, je sens que mon autorité est totalement intacte. Les joueurs du Real Madrid, comme tous les autres, doivent sentir que l’entraîneur a de l’autorité, peu importe son nom. Il faut respecter cela. C’est le plus important pour un joueur.
Trouvez-vous injuste que certaines choses fuitent ?
Je le répète, peut-être que je n’ai pas été assez clair : le fait que des choses du vestiaire aient fuité me semble être une trahison envers le Real Madrid. Envers cet écusson.
Pensez-vous toujours que Mourinho est “uno di noi” (“l’un des nôtres”) ?
Oui.
Avez-vous identifié l’origine des fuites ?
Non, je ne travaille pas à la CIA ni quoi que ce soit du genre. Je n’accuse ni mes joueurs, ni personne. Je ne peux pas le faire. Il y a beaucoup de monde au Real Madrid et je ne suis pas là pour pointer du doigt qui que ce soit. Ce qu’il se passe avec mes joueurs restera entre eux et moi.
Qu’a-t-il pu manquer à Arbeloa pour éviter ce type d’épisodes ?
La seule chose qui me préoccupe vraiment et sur laquelle je réfléchis, c’est comment j’aurais pu faire pour que mon équipe gagne plus de matchs. Il y a eu des moments difficiles durant ces derniers mois. Je connais la situation qu’il y avait à mon arrivée et nous avons remporté des rencontres très compliquées.
Nous avons battu Manchester City, qui venait de gagner une coupe contre Arsenal et de s’imposer 4-0 face à Chelsea… et nous avons gagné les deux matchs. Nous avons battu l’Atlético de Madrid. Contre le Bayern, j’ai le sentiment que certaines choses échappent à ce que l’on peut contrôler. Je me demande souvent ce que j’aurais pu faire pour gagner certains matchs de Liga, mais c’est surtout à ça que je réfléchis. À la manière dont j’aurais pu davantage aider mes joueurs à gagner.
Écartez-vous une sanction sportive pour Tchouaméni ? Pour Valverde, il semble clair qu’il ne pourra pas être là…
Demain, Tchouaméni sera dans le groupe.
Ce qu’il se passe dans le vestiaire a-t-il un lien avec ce qui se passe sur le terrain ?
Je ne comprends pas très bien la question. Je ne sais pas. On nous a beaucoup reproché de ne pas assez parler de football, d’aspects tactiques. Depuis mon arrivée, j’ai beaucoup insisté là-dessus et même si ce que j’ai dit la semaine dernière a beaucoup fait parler, cela représente ce qu’est le Real Madrid : l’effort, l’esprit d’équipe, l’ambition, la passion… et cela doit toujours se voir.
Nous n’avons aucune excuse pour ne pas montrer cela en tant qu’équipe. Ensuite, tactiquement, il y aura des choses à améliorer. Mais ces valeurs-là ne doivent jamais manquer au Real Madrid.
Êtes-vous favorable à ce que le brassard de capitaine ne soit plus attribué selon l’ancienneté ?
Je suis très, très, très satisfait du travail de mes quatre capitaines.
Appliquez-vous aussi cette idée de progression en vue de la saison prochaine ?
Moi, toute mon énergie est tournée vers le match de demain.
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