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·15 de marzo de 2026

ASSE : "Ce poste est assurément le maillon faible de l’équipe"

Imagen del artículo:ASSE : "Ce poste est assurément le maillon faible de l’équipe"

"CONTRE MAUVAISE FORTUNE BON COEUR" - ASSE

« Les matchs nuls sont comme les baisers à travers une moustiquaire : il y a le goût, mais pas le plaisir. » Alfred Hitchcock


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The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -23 points

« « Salut les gamins. Bon, j’ai rouvert le tableur ce matin avec mon café, … et une petite moue de contrôleur fiscal devant une facture incomplète. Résultat : un point retiré de la colonne “reste à faire”. Ce n’est pas la grande braderie, mais ça fait toujours une ligne de moins dans le passif. Opération comptable modeste : petite soustraction, mais soustraction quand même. Reste sept matchs, vingt-trois points encore en circulation. Le tableau Excel me dit que la trajectoire tient toujours la route, même si on a connu des clôtures mensuelles plus flamboyantes. Ce que je note surtout dans les chiffres, c’est la colonne “défense”. Trois matchs sans encaisser : ça, c’est ce que j’appelle une trésorerie bien tenue. Derrière, les écritures sont propres, les comptes sont équilibrés, et le gardien fait office d’expert-comptable assermenté. Attention quand même : sept matchs, ça reste sept lignes dans le grand livre. Et je vous rappelle qu’en compta comme dans le foot, un bilan peut très vite passer du vert pâle au rouge écarlate si on commence à faire n’importe quoi dans les écritures. Mais bon. La machine tourne, le passif diminue, et tant que les points tombent – même au compte-gouttes – l’exercice reste bénéficiaire. » »

Salut les Groupies,

C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce #GF38ASSE du 14 mars.

Il existe dans le football toute une boite de biscuits rassis remplie de souverains poncifs. Ceux qu’on sort les soirs où l’inspiration offensive est partie acheter des clopes sans laisser d’adresse. Vous les connaissez bien les “Quand on n’arrive pas à gagner, il faut savoir ne pas perdre.” “Un point qui comptera à la fin” “Il faut être efficace dans les deux surfaces et pas seulement dans une seule”. Etc. Etc. Etc.

Samedi soir au Stade des Alpes, on a eu droit au coffret complet. Déjà on s’est un peu ennuyé, côté jeu offensif vert, mais c’était un match engagé, face à un adversaire remonté comme un réveil soviétique, tel que nos Verts en rencontreront à tous les matchs jusqu’à la fin de la saison, et qui n’a jamais rien lâché. C’est même Grenoble qui s’est créé les meilleures occasions de la soirée. Et côté ASSE, disons-le avec la franchise d’un notaire bourré : offensivement, c’était trop faible pour espérer mieux qu’un nul.

Mais en revanche, vraiment pas de quoi crier au Jean-Eude AHOLOU(P), ni tout remettre en question. Dans la vie, il vaut mieux se gourer en allant de l’avant, que d’avoir raison à reculons.

Bref, une soirée à zéro but, mais pas totalement à zéro enseignement. Même si un 0-0, c’est comme une soirée sans dessert : on n’est pas fâché d’avoir mangé, mais on reste un peu sur sa faim.

VOUS LE VOULEZ MAUBLEU OU SAIGNANT ?

Avant le match, il y avait un petit point d’interrogation qui flottait dans l’air alpin : Quid de la relève de GAUTIER_LARSOUILLEUR ?

Réponse : un Brice Maubleu LÉTAL. Et pas en version figurant.

Le portier remplaçant de l’ASSE a répondu présent avec deux grosses interventions, dont un double sauvetage qui a évité au kop stéphanois de transformer la soirée en séance de méditation transcendantale sur le thème “Pourquoi moi Seigneur ?”. Un très bon match. Rassurant pour la suite.

Devant lui, la défense de l’ASSE a rendu une copie très propre. Sérieuse, compacte, attentive comme un contrôleur SNCF le dernier jour du mois. BEN_L’ONCLE_OLD continue de surprendre son monde avec une aisance presque insolente. Dans l’axe, le nouveau capitaine Cardinal_Pacino a encore livré un match de patron, même si une petite alerte physique est venue ternir la fin de soirée. À ses côtés, NADÉ_RÉTRO_SATANAS a été solide derrière et volontaire devant, s’offrant même une percée digne d’une chevauchée “Oslwadopiazzesque” – les cheveux au vent en moins – et aussi de glisser une passe presque décisive pour Milady_La_Novice.

Ajoutez à cela un PEDRO_L’ÂNE encore intéressant, et même polyvalent sur la fin, et vous obtenez une arrière-garde plutôt rassurante.

Attention, tout n’a pas été parfait : le GF38 s’est quand même offert trois grosses situations, les plus dangereuses du match. Mais au final, notre ASSE repart avec un troisième “clean chine” (d’Afflelou) comme dirait cette trompette de Hool’s. Consécutif. Prop’.

Trois matchs sans prendre de but, ce n’est plus un hasard statistique. On peut donc affirmer sans trembler que la solidité retrouvée du groupe depuis l’arrivée de Montanier_L_Évidence n’a rien d’un concept virtuel inventé par un consultant de plateau télé.

SANS IDÉES, LA PUISSANCE N’EST RIEN - ASSE

Le problème, c’est que pendant que ASSE défendait bien, elle attaquait en revanche avec l’enthousiasme d’un chat devant une salade composée.

Le milieu de terrain a longtemps ressemblé à une salle d’attente sans médecin. Kante_Partiro a fait son match dans l’impact et la récupération, rien à dire là-dessus. Mais l’utilisation du ballon a parfois laissé perplexe. Et surtout, il a été moins bien épaulé que d’habitude par Boakye_Le_Tour, moins influent que lors des dernières sorties.

Et puis il reste ce fameux troisième poste du milieu de l’ASSE, celui qui semble définitivement orphelin de Jaberlipoppette.

Milady_La_Novice a fait la gueule en sortant, ce qui est son droit constitutionnel le plus strict, mais avec ce regard con d’un épagneul qui n’a pas retrouvé le gibier abattu.

Je dois avouer ne pas très bien comprendre pourquoi, tant sa prestation a, une fois encore, été fantomatique. Une apparition digne d’un esprit dans un château écossais : on croit l’apercevoir, puis PAF ! Disparu. Ce poste est assurément le maillon faible de l’équipe à l’heure actuelle, avec peut-être l’aile droite offensive.

Devant, ce n’était guère plus flamboyant. STASSIN_LA_DEMI_LUNE a traversé le match comme un touriste belge un jour de pluie, très discret à part une frappe qui méritait mieux. Il est passé plus inaperçu qu’un mégot de cigare dans les rues de Cuba.

Les ailiers, eux, ont davantage défendu qu’ils n’ont attaqué. Et quand ils ont tenté quelque chose, c’était rarement dans le bon sens.

Dans le trio devant, mention spéciale de médiocrité offensive pour CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR. Je ne crois pas l’avoir vu faire un seul bon choix de la soirée. CARDONA, samedi, c’était un peu comme un GPS mal réglé : beaucoup d’annonces, mais jamais la bonne direction. À force, ça commence quand même à se voir, et je crains que le problème dépasse largement celui de la coupe de cheveux – qui, soit dit en passant, ne va toujours pas.

Même Montanier_L_Évidence, d’habitude plutôt inspiré, a connu une petite soirée moins brillante. Pour la première fois depuis son arrivée, je lui ai même vu avoir sur le banc la frime déconcertée du mec en proie à une grande débâcle intestinale et qui découvre au dernier moment que le distributeur de PQ est vide.

D’ordinaire, il alterne Milady_La_Novice et MOUEFFEK_LA_POLICE. Là, à la sortie du premier, il a tenté de surprendre tout le monde – nous inclus – avec un petit coup tactique : replacer ZURIKO_DAVID_EST_CHEVELU dans le milieu et confier le côté gauche à L'AFFAIRE _DUFFUS.

Sur le papier, pourquoi pas. Sur le terrain, beaucoup moins.

Comme pour la patte CARDONA_RA, le cas DUFFUS_ILLER_MARIN commence à poser question dans cette équipe de l’ASSE. Autant BEN_L’ONCLE_OLD s’est adapté à son nouveau poste avec la facilité d’un poisson dans l’eau, autant DUFFUS peine à convaincre sur un côté. Soit il n’a vraiment pas les qualités du poste. Soit le problème se situe entre les deux oreilles, ce qui serait plus ennuyeux à terme.

PRENONS CE POINT ET RESTONS CALMES

On rêvait tous d’une sixième victoire consécutive. Mais au fond de nous, on savait bien que la série de nos Verts finirait par s’arrêter un jour ou l’autre. Les séries, c’est comme les bons vins : on aimerait qu’elles durent longtemps, mais il arrive toujours un moment où la bouteille se vide.

Voilà, c’est arrivé samedi. Un nul, sans prendre de but, sans frisson offensif majeur non plus. Pas de quoi se relever la nuit pour se regarder dormir. Bref, un point pris, zéro but encaissé, et quelques illusions offensives en moins : le football, c’est aussi ça, une école de modestie.

Et à tous ceux qui seraient tenté de déjà dramatiser, je réponds du talc au talc (comme me l’a enseigné un ami masseur) que faites méfi : qui sème le vent récolte la tempête, comme disait si justement un cultivateur de haricots.

Avec ce nul au pays des noix (et des châtaignes si j’ai bien compris ce qui s’est passé en avant-match…) l’ASSE reste au contact, et c’est bien là l’essentiel. Le résultat de Troyes lundi comptera, évidemment. Mais en attendant, respirons : la saison n’est pas finie, et pour le moment l’ASSE est toujours dans le très bon wagon.

Ne nous reste plus qu’à nous mettre sereinement les étiquettes au garde-à-vous pour écouter la suite.

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