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·3 de mayo de 2026

ASSE : "La lune de miel de Montanier est terminée, retour à la réalité"

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LA CALCULETTE DES ÉPICIERS DE PROVINCE - ASSE

« L’espoir est la pire des choses, car il prolonge les tourments de l’homme. » Friedrich Nietzsche


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The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = - 3 points (mais pas que …)

« Re-bonjour les gamins. J’ai relancé le tableur : le déficit a un peu fondu… mais impossible de tracer l’écriture. Dans mon monde, ça s’appelle une anomalie. Chez les autres, ça crédite doucement. Chez nous, ça bricole en écriture d’attente, rien n’est lettré, tout est bancal.

Plus qu’une ligne avant clôture. Une seule. Alors soignez la saisie, parce que sinon la montée, je la passe direct en charges exceptionnelles. Je laisse le classeur ouvert… mais Excel commence à lever un sourcil.»

Salut les Groupies,

C’est le retour de votre cowboy JossRandall après cette nouvelle désillusion suite à ce #RAFASSE du 2 mai à Paul Lignon. Et dire qu’avec les potes du GDB, on a failli faire le déplacement …

Encore un RDV raté, une soirée triste, aussi onctueuse qu’un suppositoire sculpté dans une pierre ponce …. Pour trouver plus lugubre, je ne vois guère qu’une soirée de Toussaint dans la banlieue de Reykjavik.

Mais curieusement, il y a des soirs comme ça où le cœur ne se brise même plus, il se met en veille. Comme un néon fatigué qui grésille avant de rendre l’âme, l’ASSE clignote sans jamais vraiment éclairer. Trois matchs que l’interrupteur est coincé sur OFF, et à Rodez, personne n’a trouvé le disjoncteur. Juste une nouvelle panne, une de plus, presque banale à force d’habitude.

LES PETITS ÉPICIERS ET LEURS CALCULETTES FIÉVREUSES

Troisième défaite de suite donc pour notre ASSE. Sept buts encaissés, un marqué. Une ligne comptable qui ferait rougir un club de district un soir de vendanges, mais qui concerne ici – rappelons-le quand même, l’équipe la mieux armée financièrement de la division. Oui, la riche ASSE joue les pauvres en points. Et ça pique.

Le plus troublant, c’est ce sentiment persistant : jamais dans le coup. Comme lors des deux matchs précédents, l’ASSE n’a pas perdu un match qu’elle aurait pu gagner. Elle a perdu un match qu’elle n’a jamais semblé en mesure de maîtriser. Dominée, souvent dépassée, parfois absente.

Alors non, et je suis d’accord là-dessus avec MONTANIER_L'ÉVIDENCE qui s’est pris le chou à juste titre (comme on dit en Bourse) avec un supporter, ce n’est pas qu’une histoire de mouiller le maillot, même si les supporters adorent brandir ce souverain poncif. Si le foot de haut niveau se résumait à un concours de T-shirts mouillés, Bastia serait en Ligue des Champions plutôt qu’à la lutte pour sauver son cul en L2. Samedi, je ne crois pas que le problème était principalement là. Le foot de haut niveau, c’est aussi une affaire de pieds, de têtes et d’inspiration. Et dans ces registres-là, l’ASSE est en rupture de stock. Prenez BEN_L’ONCLE_OLD : de la bonne volonté et des courses oui, mais le ballon ne se dresse pas au garde-à-vous pour autant, comme on a vu sur le premier but.

Derrière, le mirage CARDINAL_PACINO s’est dissipé après quelques matchs. Comme l’effet MONTANIER d’ailleurs. La lune de miel est terminée, retour à la réalité : défense perméable, portes ouvertes, courant d’air. Devant, l’attaque est devenue une salle d’attente un dimanche matin. Et au milieu… ah, l’Arlésienne du milieu de terrain de l’ASSE. Cette salle des machines, tellement importante, qui ressemble plus à une brocante qu’à une centrale électrique. Probablement le plus gros raté de l’été dernier, avec trop peu de talents injectés et toujours, cette condescendance qui a fait penser que EKWAH_MA GUEULE_QU'EST_CE_QU'ELLE_A_MA_GUEULE finirait par plier. On voit où on en est aujourd’hui …

Et puis il y a MONTANIER_L'ÉVIDENCE. Bon entraîneur, assurément. Génie ? Certainement pas. Ceux qui l’ont sacré trop vite confondaient surtout leur soulagement post-HORNELAND avec une révélation divine. Car un génie, tel que je le conçois moi, même avec des blessés, n’aurait peut-être pas insisté autant avec des éléments aussi faibles que MOUEFFEK_LA_POLICE ou MILADY_LA_NOVICE sur la dernière séquence. Un génie aurait tenté autre chose. Là, on répète, on insiste, et on s’étonne du résultat. Mais au final, qui espérait qu’un génie arriverait à l’ASSE après avoir frotté la lampe ? Et n’oublions jamais que même avec le meilleur dresseur du monde, on ne change pas les rayures d’un zèbre.

Et pourtant… magie du football !!!! C’est là où les épiciers ressortent fiévreusement les calculettes ! Malgré dix défaites en 33 matchs, soit un match sur trois perdu, l’ASSE peut encore monter directement en L1. Oui, vous avez bien lu. Et pour ça, même pas besoin de rêver à un « miracle ». Battre avec deux buts d’écart un Amiens dernier de Ligue 2, déjà relégué, à la piaule devant 35000 personnes ? Je n’appellerais pas ça un miracle. Voir Bastia, avec leur ADN et encore en course pour viser un maintien en L2 ou des barrages accrocher Le Mans à domicile (nul ou victoire ?).  Pas un miracle de Lourdes non plus.

Et voilà comment une saison médiocre peut encore accoucher d’un rêve en trompe-l’œil. Le foot est décidément un miroir aux alouettes où même les illusions ont parfois une seconde vie.

CHRONIQUE D’UN ÉCHEC ANNONCÉ ?

C’est étrange de dresser un bilan avant le verdict final. Mais justement, même si j’ai bien conscience que mon avis ne pèse pas bien plus lourd qu’un pet de lapin dans une cuiller à soupe, au moins en cas de montée miraculeuse, on ne pourra pas me reprocher de retourner ma veste, ou de jouer au pisse-vinaigre à contre-courant. De toute façon, je m’en fous comme de ma première chaude pelisse, comme disait mon mentor (un mentor n’est pourtant jamais cru) Fred DARD : À force d’être déçu par les autres, je finirai bien par croire en moi.

Mais justement, donc : peu importe l’issue, je dis ici que la saison de l’ASSE est d’ores et déjà si ce n’est un échec, du moins une très grande déception.

Un échec des moyens d’abord. Avec autant de discrétion qu’un chœur de vierges dans une tragédie grecque, et à grand renforts de recrutements nombreux et d’artiche déversé sur la Ligue 2 plus abondamment qu’à l’époque de l’inflation brésilienne, on nous promettait une équipe dominante.

On aura vu toute la saison une équipe intermittente. Un peu comme un acteur qui connaît son texte… mais oublie de jouer la scène.

Un échec du mirage ensuite, comme un double-effet KissCool qui nous pique aujourd’hui encore plus le joufflu. Cette série de victoires à l’arrivée de MONTANIER_L'ÉVIDENCE avait largement flatté nos illusions. Mais elle n’a pas changé la nature profonde de notre ASSE. Non, ce club n’est pas redevenu grand par magie.

Et que dire du recrutement ? Quatre latéraux, dont aucun ne joue, pour au final bricoler et déshabiller l’attaque. Pendant que Troyes raflait les meilleurs de L2, l’ASSE en mode DATA-RI (et non DAKTARI pour les plus anciens qui se souviennent encore du Lion qui louche) partait en safari biélo-moldave à “fort potentiel”… pour dans cinq ans.

Le milieu de terrain, lui, n’a même jamais été pensé sérieusement, modulo JABERLIPOPPETTE. Un trou béant maquillé à la va-vite.

Échec stratégique, enfin, échec d’analyse, échec d’équilibre. Même l’armée mexicaine de préparateurs physiques, mentaux, phisio, ressemble à un pansement sur une jambe de bois. Les blessés s’accumulent, les organismes lâchent. À l’Étrat, on empile les couches comme un peintre du dimanche sur un mur fissuré, et qui n’était déjà pas droit au départ, au lieu de tout refaire propre. A croire que tout ça est subi, plus que pensé. Alors OK, il parait que pour bien vivre il faut peu penser. D’où la grande sérénité des cons. Mais ça devrait interroger Papy Larry quant à ceux à qui il a confié les clés du camion. Je commence à me dire que c’est plus léger que ce que j’avais imaginé. Et attention, fais méfi Larry à pas laisser trainer trop longtemps aux manettes des mecs qui n’auraient pas ce qu’il faut entre les deux oreilles. Quand on a une tête en beurre, il vaut mieux éviter de s’approcher du four.

Et ces fameuses cloisons… ces structures internes, fragiles mais toujours en place. Les vieilles cloisons du passé. Pourquoi s’appuyer sur ceux qui ont échoué hier pour espérer réussir demain ? Une transition, ça dure un an. Pas cinq. À force de ne rien casser, on finit par vivre dans une maison qui menace de s’écrouler.

Résultat : l’argent coule, mais ne produit ni domination, ni certitude, ni frisson. L’agent coule, mais dans un flou organisationnel sans nom. Le seul actif solide de l’ASSE, finalement, c’est le seul truc que Larry n’a pas acheté, ou qui en tout cas n’apparaît dans aucun livre de comptes ni dans aucune data room (au bémol près du poste recette guichets) : c’est son public. Ce peuple fidèle qui remplira encore le Chaudron samedi. Parce que lui, au moins, ne déçoit jamais. Mais attention quand même à la résignation … A force que la vie te crache à la gueule, tu finis par ne plus t’essuyer.

ON AURA CE QU’ON MÉRITE ; ET ENCORE, C’EST PAS SÛR…

Et pourtant, c’est là que ça devient presque comique. Sans même devoir en appeler au miracle, ni aux gigantesques cierges que mon GroLulu de frère allume dans toutes les chapelles de la région, l’ASSE pourrait être en Ligue 1 samedi soir sur les coups de 22h.  C’est dire si dans le marasme ambiant, on a quand même du bol !! On en a même tellement qu’on peut en entreposer au grenier pour l’hiver suivant !!

Mais entre pompiers, on ne va pas se marcher sur les tuyaux : ce ne serait pas du tout mérité. Pourtant le foot adore ces scénarios absurdes.

Et si ça arrive ? Eh bien, On prendra. Un peu amer, un peu chafouin… puis on oubliera. Parce que le foot, c’est l’ardoise magique de notre enfance. On efface tout, on recommence.

Et je vais même vous dire encore mieux, histoire de soulager ce grand coup de tristesse douceâtre dans le violon que je sens dans vos caboches de passionnés : même si notre ASSE reste finalement en Ligue 2 ? Même chose. Un coup de bouton sur l’ardoise magique, un mercato, et c’est reparti. Montez sur le manège, et essayer d’attraper la queue du Mickey !!!

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