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·1 de enero de 2026
ASSE : quand les mots d’Abdelhamid font sourire les supporters

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La phrase a fait sourire, puis réfléchir. Reprise dans la presse française, une déclaration de Yunis Abdelhamid sur le niveau du championnat marocain a rapidement pris une autre dimension lorsqu’on la confronte à sa situation actuelle. Ancien capitaine de l’AS Saint-Étienne, le défenseur vit une saison contrastée au FAR Rabat, loin du statut que ses mots semblaient suggérer.
Ancien entraîneur des U19 de l’AS Saint-Étienne entre 2007 et 2013, aujourd’hui adjoint de la sélection marocaine, Abdel Bouhazama a récemment livré un témoignage élogieux sur le football local. Dans un entretien accordé au Parisien, il décrit un championnat en pleine structuration, des installations modernes et une ferveur populaire forte. "Le Maroc se structure très bien. C'est le pays d'Afrique le plus européen", explique-t-il, avant de vanter la qualité des pelouses, des infrastructures et l’engouement autour de la Botola.
Dans ce contexte, Bouhazama évoque son travail de recrutement au FAR Rabat et rapporte une confidence faite par Yunis Abdelhamid, qu’il a lui-même fait venir. "Il m'a dit qu'il y avait dans notre équipe des joueurs qui joueraient tous les jours en Ligue 1, et qu'il en avait connus à Saint-Étienne ou à Reims qui n'auraient pas été titulaires chez nous." Une phrase cocasse dans la bouche de l'ancien capitaine des Verts.
Le contraste apparaît immédiatement lorsque l’on se penche sur la situation sportive d’Abdelhamid. Au sein d’un FAR Rabat actuellement deuxième de son championnat, à deux points du Wydad Casablanca, l’ancien capitaine stéphanois traverse une période délicate. Depuis le début de saison, son temps de jeu reste limité. Il n’a été titularisé qu’à six reprises toutes compétitions confondues et a passé de longues semaines sur le banc.
Un épisode a particulièrement marqué les esprits. Le 1er octobre, une erreur défensive lourde de conséquences lui vaut d’être remplacé dès la mi-temps. Dans la foulée, Abdelhamid reste sur le banc lors de quatre rencontres consécutives. Au total, il a été remplaçant à cinq reprises cette saison et vit une perte de crédit progressive auprès de son entraîneur.
Sans polémique inutile, les faits viennent nuancer la portée de sa déclaration. Le discours sur la compétitivité du championnat marocain, largement partagé par Bouhazama, se heurte ici à une réalité individuelle plus complexe. Abdelhamid, qui a longtemps incarné l'instabilité défensive à Saint-Étienne, ne s’est pas imposé comme un cadre incontestable dans son nouveau club.
Ainsi, Abdelhamid qui n'a pas brillé chez les Verts, a certainement oublié qu'il a dirigé, du côté de l'ASSE, une défense qui appartient aux plus perméables de l'histoire moderne du club. De quoi se demander si parmi les joueurs stéphanois qui n'auraient pas leur place au FAR Rabat, il n'y avait pas un certain... Yunis Abdelhamid.









































