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·18 de mayo de 2026
Barrages : Rivère appelle à l'union sacrée à Nice avant d'affronter l'ASSE

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·18 de mayo de 2026

Pendant que Claude Puel tentait de remotiver ses troupes après le nul très décevant contre Metz, Jean-Pierre Rivère prenait la parole avec la gravité d'un président qui sait que son club est au bord du précipice. Pour le patron de l'OGC Nice, le message est simple : l'union ou rien. Et l'ASSE arrive dans dix jours.
Jean-Pierre Rivère n'a pas cherché à minimiser la catastrophe. Nice vient de concéder un nul 0-0 contre Metz, déjà relégué, et termine barragiste avec 32 points et une différence de buts de -23. Les supporters ont envahi le terrain en fin de match. L'image est désastreuse. Le président niçois a choisi de parler.
« Je comprends la déception. Je suis aussi déçu que notre public ne soutienne pas nos joueurs jusqu'au bout. Même s'ils peuvent les incréminer sur leur saison qui n'a pas été bonne. Ça c'est un fait. »
Rivère reconnaît publiquement que la saison a été mauvaise, que la colère des supporters est légitime. Mais il trace immédiatement une ligne : la déception est compréhensible, l'abandon ne l'est pas.
C'est la phrase qu'a répété Jean-Pierre Rivère. Nice n'est pas relégué. L'OGCN est barragiste.
« On n'est pas encore en Ligue 2. Je l'ai entendu dans les tribunes. On a encore une chance. Accrochons-nous à elle. »
Des supporters qui scandent la descente avant même que les barrages soient joués, c'est le signe d'un club qui a perdu confiance en lui-même au fil d'une saison cauchemardesque. Rivère essaie de stopper cette hémorragie mentale avant qu'elle ne contamine les joueurs et le staff dans la préparation de la double confrontation face à l'ASSE.
Le message de Rivère est politique autant que sportif. Il sait que si les supporters se retournent contre les joueurs lors des matchs de barrage à l'Allianz Riviera, Nice sera dans une situation impossible. Le stade pourrait d'ailleurs être à huis-clos aprrès les incidents de ce dimanche. C'ets même probable.
« J'appelle à l'union sacrée mais je vois cette fin de match et c'est dommage. Je considère que la déception est profonde chez tout le monde. Dirigeants, joueurs, supporters. Tout le monde est très touché par ce qui se passe. »
En incluant les dirigeants dans la liste de ceux qui sont touchés, Rivère évite de pointer du doigt les seuls joueurs. C'est une façon de partager la responsabilité sans pour autant tomber dans l'auto-flagellation publique. Le club souffre collectivement. Il doit se relever collectivement.
La conclusion de Rivère a la brutalité simple des grandes décisions. Pas de fioritures, pas de discours de motivateur. Une alternative sèche : « Maintenant c'est soit on joue pas les deux matchs, soit on les joue. Et si on les joue c'est pour les gagner. »
Une interpellation directe aux joueurs, au staff, et aux supporters. Ceux qui ne veulent pas se battre peuvent rester chez eux. Ceux qui montent sur le terrain doivent le faire pour gagner, pas pour accompagner une descente annoncée.
Pour les Verts, qui affronteront Nice les mardi 26 et vendredi 29 mai, lire ce discours avec attention est instructif. Nice est un club fracturé. Son président reconnaît publiquement que la saison a été mauvaise. Ses supporters ont craqué avant la fin. L'envahissement de terrain est une image qui colle à la peau et qui crée une pression supplémentaire.
L'ASSE a l'expérience, la foule de Geoffroy-Guichard, et l'élan d'un club qui veut monter. Nice a la peur, la pression et l'obligation de résultat. Les deux matchs s'annoncent comme parmi les plus intenses que les Verts aient disputés depuis des années.
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