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·14 de junio de 2026
Champagnac : "Je n'ai pas assez profité d'être la capitaine de l'ASSE"

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·14 de junio de 2026

Dans un long entretien pour The Process, l’ancienne capitaine de l’ASSE, Solène Champagnac, désormais à Toulouse, s’est livrée sur sa discipline et les différences entre le football féminin et masculin.
Solène Champagnac : "En 2023, je suis à Rodez, je me voyais bien m’inscrire dans la durée avec eux mais j’ai Saint-Étienne qui m’appelle... les Verts... Soit tu descends avec Rodez et tu essayes de remonter, soit tu tentes ta chance à l’ASSE en D1. C’était un choix très difficile à faire. Quand j’ai commencé à dire à mon entourage que Saint-Étienne s’intéressait à moi, immédiatement il y a eu un article dans le journal du village, c’est une autre dimension. Je l’ai vu dans le regard des gens, arriver chez les Verts, ça a changé les choses. Tu vas jouer pour une institution, un club historique.
Jouer à Geoffroy-Guichard ? Je n’ai pas que des bons souvenirs (rires), en général on jouait l’affiche de la saison, donc face à Lyon, mais c’était quand même énorme. C’est encore plus énorme pour moi d’avoir fait deux ans dans ce club, d’avoir été la capitaine de Saint-Étienne. Aujourd’hui je suis à Toulouse mais quand j’y repense, je me dit : "puta*** quelle fierté, c’était beau." Peut-être que je n’ai pas assez profité de ce moment, pas assez profité d’avoir été la capitaine de cette équipe. Il y avait un engouement autour de la section féminine de l’ASSE, pas autant que les garçons forcément. J’allais faire mes courses, les gens me disaient : "bien joué la victoire ce week-end."
À Saint-Étienne, on ne m’a jamais autant reconnu, tu sors, les gens ils savent qui tu es. Je pensais que ce n’était que les garçons moi, à la rigueur Larsonneur et tout le bordel, mais non. C’est énorme. C’est une ville où il n’y a que le foot, donc tu faisais un peu l’humeur des gens, c’est beau, cet endroit respirait le football.
Pourquoi partir à Toulouse ? Dans une carrière, il y a des changements d’entraîneurs, moi j’avais peut-être aussi envie et besoin d’un nouveau projet. Un nouveau coach arrivait chez les Vertes (ndlr, Sébastien Joseph à la place de Laurent Mortel). Je restais sur une bonne note avec deux années consécutives où on laisse l’équipe en Première Ligue, deux années incroyables. J’avais besoin d’un nouveau départ et aussi de me rapprocher de ma famille. Vivre des saisons à se maintenir, c’est difficile aussi, c’est usant. Tu te bats tous week-ends, tu joues pour ne pas perdre, mentalement c’est compliqué. Toulouse est arrivé avec l’ambition de monter, la mentalité changeait, avec le projet de jouer pour gagner des matchs. Ma meilleure pote partait aussi pour Toulouse (ndlr, Fiona Bogi), c’est le destin, allez feu."
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