Christophe Duprez espère que la Ligue 3 sera un simple « temps de passage » pour l’Amiens SC | OneFootball

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Le 11 Amiénois

·5 de agosto de 2026

Christophe Duprez espère que la Ligue 3 sera un simple « temps de passage » pour l’Amiens SC

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Marqué par la relégation en Ligue 3 l’an passé, à l’aube du 125e anniversaire de l’Amiens SC, Christophe Duprez ne cache pas sa frustration, mais refuse de s’apitoyer. De la clarification de la politique sportive après le départ de John Williams à sa vision managériale pour rebondir, le président délégué picard livre un discours de vérité et prône une reconstruction ambitieuse.

Capitaliser sur l’échec pour repartir d’une page blanche

Si la descente au troisième échelon national reste une pilule difficile à avaler, le président délégué amiénois préfère appréhender ce coup d’arrêt comme une opportunité de réinvention pour le club samarien.


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« Je suis toujours positif, c’est une évidence. Il faut se servir de cette catastrophe — parce qu’on ne va pas se dire qu’on est satisfait de cette descente de l’année dernière —, il faut absolument capitaliser là-dessus. Il n’y a rien de pire que de se dire qu’on est descendu et de ne pas relever les bras pour regarder devant. Moi, j’avais vraiment cette envie-là : repartir d’une page blanche, sur un nouveau projet et avec ces valeurs. »

La fin de l’ère Williams et une clarification des rôles

Revenant sur le fonctionnement interne des dernières saisons et sa cohabitation avec l’ancien directeur sportif John Williams, le dirigeant picard pointe du doigt un manque de clarté dans la gouvernance sportive, désormais assaini.

« Avec John, on s’est aussi apprivoisés tous les deux. Ça n’a pas toujours été simple avec lui, mais j’ai appris aussi certaines choses, parce que John avait sa méthode, et on a appris à se connaître. C’est vrai que quand on s’est séparés, c’était peut-être là le moment où on se connaissait le mieux. Mais comme dans toute vie, il y a des fins d’histoire et il faut reconstruire. Je pense que la présence de John nous a parfois manqué ici, au club. Ce n’était pas très clair pour moi non plus, des fois, d’intervenir sur le sportif : c’était son pré carré et les rôles n’étaient pas toujours bien établis. Ce n’était pas toujours évident de savoir qui faisait quoi. »

Un rôle de conciliateur inspiré du monde de l’entreprise

Habitué à la gestion des structures en difficulté à travers ses responsabilités extra-sportives, le dirigeant aborde la crise actuelle avec la méthodologie d’un chef d’entreprise rodé au rebond.

« Il faut absolument qu’on capitalise sur cette opportunité de cette descente. J’ai aussi cette mission au tribunal de commerce de suivre des entreprises en difficulté ou des entreprises qui, à un moment, ont un échec structurel, pour les faire rebondir. Moi, je suis vraiment là-dedans et je suis très positif pour l’avenir. Le timing, je ne le connais pas : est-ce que ça mettra une saison, deux saisons ? Honnêtement, ça… Mais déjà, quand on y met les ingrédients et tout cet amour du club et de ses 125 ans, on ne peut en retirer que du positif. »

Une frustration assumée face à la relégation

Présent au club depuis 15 ans comme actionnaire aux côtés de Bernard Joannin, et à la tête de la gestion opérationnelle depuis 4 ans, Christophe Duprez reconnaît avoir souffert de la tournure des événements lors du dernier exercice.

« J’étais très frustré d’aborder ces 125 ans du club avec une relégation, c’est compliqué pour moi. D’avoir connu ce club, d’être arrivé à sa tête en Ligue 2 et, aujourd’hui, de l’avoir sur les bras en Ligue 3… C’est la raison pour laquelle, peut-être de manière un peu à chaud, j’ai eu des propos parfois un peu durs sur le dernier match contre le Red Star. Quand on est à l’intérieur d’un club de foot et qu’on vit la saison qu’on a vécue, c’est très, très, très frustrant. »

« Je me suis dit qu’il y avait sûrement plein de choses que je n’avais pas bien faites. Chaque année, j’apprends dans ce milieu qui n’était pas le mien. Cela fait 15 ans maintenant que je suis dans ce club comme actionnaire à côté de Bernard, et 4 ans à sa tête : ma manière de manager a bien évidemment évolué et changé. Et j’espère que cette Ligue 3 n’est juste qu’un temps de passage. »

Propos recueillis par Romain PECHON

Crédits photo : Sylvain Thomas/FEP/Icon Sport

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