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·23 de abril de 2026

Défait à Grammont par le Paris FC, le MHSC Féminines mal embarqué avant sa “finale” contre Saint-Étienne

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Le sprint final est officiellement lancé en Arkema Première Ligue. À trois journées de la fin, l’affiche du soir contre le Paris FC était essentielle afin d’aborder du mieux possible le rendez-vous crucial avec l’ASSE qui va suivre dès samedi. Un seul point aurait été d’un secours précieux dans l’opération maintien des joueuses de Jean-Louis Saez. Malheureusement, c’est un tout autre scénario qui s’est dessiné ce mercredi à Grammont, laissant le MHSC défait (0-2) et dernier du classement. Blessure de Sonia Ouchene, but contre son camp et victoire en parallèle d’un concurrent direct: rien n’a sourit à Montpellier, qui se retrouve plus que jamais au bord du vide…

La première mi-temps fut pourtant relativement solide côté pailladin. L’équipe maintient un rapport de force équilibré avec ses visiteuses du soir même si en face, les 2èmes du classement ont logiquement l’ascendant technique. L’attaque parisienne teste rapidement la gardienne héraultaise Chloé N’Gazi avec une première tentative de Maeline Mendy, captée par l’Algérienne (4′). Le MHSC ne prend toutefois qu’une vingtaine de secondes pour répliquer grâce à une erreur parisienne : la défenseuse Lou Bogaert envoie involontairement la balle en retrait à hauteur de Justine Rouquet, laquelle saisit immédiatement cette opportunité en or et tente un ballon piqué qui vient s’écraser sur le poteau (4′).


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Le match paraît lancé alors que c’est cette fois Clara Matéo qui vient mettre N’Gazi à contribution (11′). Mais le rythme retombe vite quand survient le premier tournant majeur de la rencontre. Subitement, Sonia Ouchene semble touchée et s’allonge seule sur le sol, provoquant l’intervention du staff médical pailladin. L’interruption est longue, mais la milieu va finalement se relever et décider de revenir au jeu. Et quelques secondes à peine après son retour sur la pelouse, la voilà qui prend un mauvais appui et qui s’effondre dans un cri strident. Cette fois, la civière est appelée et la vice-capitaine du MHSC quitte définitivement les siennes (17′). Un énorme coup dur pour les Héraultaises, qui perdent ici une joueuse cadre, très probablement jusqu’à l’issue de la saison. Rappelons que l’internationale U23 avait déjà été blessée au genou à l’hiver dernier.

De quoi refroidir le groupe montpelliérain, contraint de se réorganiser comme il peut avec la rentrée de Lola Gstalter (20′). Saez décide de faire évoluer son schéma et opte pour un 4-4-2 à plat, la jeune entrante se retrouvant désormais associée en pointe à Wurigumula. Le PFC reste légèrement dominateur, avec une nouvelle petite occasion de la remuante Maeline Mendy, dont la frappe passe au-dessus (24′). Côté MHSC, on se montre plus dangereux sur attaque rapide. Rose Kadzere réalise ainsi un superbe renversement vers Justine Rouquet, mais la meilleure buteuse héraultaise se précipite et loupe totalement sa reprise, envoyant la balle à côté (29′).

Le partage des occasions se poursuit encore après la demi-heure de jeu : Hawa Sangaré coupe un coup-franc indirect mais N’Gazi s’interpose facilement (33′), tandis que Montpellier met pour la première fois Mylène Chavas à contribution grâce une belle tête de Lola Gstalter, servie sur coup-franc par Marion Torrent (40′). Le PFC a bien quelques petites opportunités sur CPA lors des six minutes de temps additionnel, mais malgré la fébrilité des locales sur ces phases, le roseau pailladin ne rompt pas et le score demeure inchangé à la pause.

On aurait aimé que cette physionomie se poursuive une fois le deuxième acte enclenché. Malheureusement, les choses vont prendre une très mauvaise tournure avant l’heure de jeu. Montpellier est d’abord sauvé par le corps arbitral : lorsqu’Aude Bizet semble déséquilibrer Mendy dans la surface, Mme Romy Fournier siffle un penalty pour le PFC… puis annule sa décision, sur intervention de son assistante Mme Amira Amrouni (47′) ! Une issue heureuse sur cette action litigieuse, Bizet faisant bien contact avec la Francilienne, qui semble toutefois avoir un peu amplifié sa chute. Quoi qu’il en soit, les compteurs reste équilibrés et le MHSC peut rentrer dans sa seconde mi-temps.

Hélas, c’est sur une action anodine que tout vient s’écrouler. Le pressing parisien, toujours constant, contraint Jade Rastocle à effectuer une passe en retrait décalée, mais somme toute bénigne, vers sa gardienne Chloé N’Gazi. L’Algérienne fait quelques pas précipités sur sa gauche, arrive à hauteur du ballon… et loupe son contrôle. Le cuir poursuit tranquillement sa course dans les filets, sous le nez d’une N’Gazi abasourdie (0-1, 52′). Infiniment cruel pour la portière du MHSC, qui reste prostrée face à son but de longs instants, mains sur le visage. On repense alors au match précédent à Marseille (0-2), également marqué par un CSC similaire (alors à l’avantage des Pailladines), mais aussi par la performance XXL de la gardienne, déterminante pour acquérir la victoire et redonner espoir à tout un club. Que les choses vont vite parfois.

Il faut maintenant tenter de remobiliser cette équipe montpelliéraine. Saez prépare à cette fin un triple changement mais en face, l’opposant parisien continue lui de presser, sentant son adversaire du soir perdre pied. Le MHSC galère pour ressortir proprement de son camp et perd le ballon, Lou Bogaert combine à gauche avec Clara Matéo et décoche une lourde frappe sous la barre (0-2, 58′). Le banc héraultais n’a même pas eu le temps de faire ses remplacements.

Nina Ngueleu, Cyrielle Blanc et Chiara Baylet font donc malgré tout leur entrée, mais le scénario du match semble décidé. D’emblée très volontaire, Ngueleu tente bien de rallumer la flamme avec une petite percée, manquant même de provoquer un penalty (61′). Mais on sent bien que les Languedociennes ont du mal à y croire. C’est d’ailleurs le PFC qui s’offre les meilleures opportunités de la fin de match. Klaudia Jedlińska échoue à couper un service d’Océane Picard devant le but (62′). Bogaert réalise un centre qui force N’Gazi à s’étendre pour repousser le ballon, Kaja Korošec le reprend et voit sa frappe stoppée sur la ligne par la défenseuse Aude Bizet (75′). Devant la surface, Jedlińska tente ensuite une frappe du gauche dont la trajectoire passe au-dessus du cadre (78′). Les dernières minutes s’égrainent sans action majeure et le PFC entérine sans peiner sa victoire, confortant ainsi sa 2ème place au classement derrière l’intouchable OL.

Lens se place en ballottage favorable, le MHSC et l’ASSE au pied du mur

Il est l’heure maintenant de faire les comptes à l’issue de cette 20ème journée. Et c’est le RC Lens qui s’impose comme le grand vainqueur du soir dans la course au maintien, grâce à sa victoire sur la plus petites des marges (0-1) chez le Havre Athletic Club. Un résultat qui complique très sérieusement la donne pour les Pailladines, désormais de nouveau dernières mais surtout, renvoyées à trois points de la première place non-relégable. Fort heureusement, le PSG a lui fait respecter la hiérarchie sur le pelouse de Saint-Étienne, infligeant aux Vertes une défaite identique à celle de Montpellier contre le PFC (0-2). Notons que Marseille, toujours pas sorti d’affaire, a également perdu sur le même score contre Nantes.

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Le classement après 20 journées

Le prochain week-end s’annonce donc explosif avec ces deux affiches au programme : MHSC-ASSE du côté de Grammont et Lens-OM à l’autre bout du pays. Le HAC, quasiment à l’abri mais techniquement toujours concerné par la lutte pour éviter la descente, affrontera de son côté le RC Strasbourg.

Ce qui est certain, c’est les Pailladines n’ont maintenant plus leur destin en main. La victoire face à l’ASSE est indispensable quoi qu’il arrive, mais une défaite de Lens à domicile contre l’OM l’est tout autant pour pouvoir revenir à hauteur des Sangs-et-Ors. Les Pailladines ont l’avantage d’avoir une meilleure différence de but particulière contre les Nordistes, ce qui leur donne le dessus en cas d’égalité au classement. Cette même règle offre pour le moment un avantage aux Stéphanoises sur les Montpelliéraines, après leur victoire par deux buts d’écarts au match aller (4-2).

Idéalement, il ne faudra donc pas seulement battre les Vertes samedi, mais essayer au moins de remettre les compteurs à zéro en terme d’écart de buts sur les deux confrontations directes. Si la différence de but particulière est la même, c’est alors la différence de but générale qui prime, et le MHSC devance Saint-Étienne dans ce secteur (-16 contre -26). Cela pourrait avoir son importance même si les deux équipes se retrouvent à la fin dans la zone rouge. En effet, l’incertitude actuelle autour de l’avenir économique et sportif du DFCO féminin, pourtant solide 6ème, rend l’intersaison plus difficile à prédire. Rien n’est acté pour le moment dans ce triste dossier, qui a suscité l’émoi à travers le championnat ces derniers jours, mais le risque d’une rétrogradation financière du club bourguignon est réel et pourrait hypothétiquement influer sur l’avenir des clubs actuellement en lutte pour le maintien.

Rappelons enfin que durant la dernière journée, Montpellier se frottera à Lyon, tandis que Saint-Étienne recevra Fleury, Lens se rendra chez le Paris FC et l’OM fera face à Dijon. Pas vraiment la programmation idéale pour espérer inverser le rapport de force sur le gong.

Tout repose donc maintenant sur le match de samedi, 21h. Rendez-vous à Grammont pour ce qui ressemble fort à l’ultime chance de maintien pour les coéquipières de Marion Torrent, face à une équipe de l’ASSE déterminée à éviter l’ascenseur. Une rencontre qui sera également synonyme de retour dans l’Hérault pour Yannick Chandioux, débarqué par le club en février dernier et enrôlé sur le banc de Saint-Étienne un mois plus tard. De quoi rajouter une touche de dramaturgie supplémentaire dans ce qui s’annonce comme l’un des matchs les plus importants de l’histoire de la section féminine du MHSC.

LA COMPO

N’Gazi – Levasseur, Rastocle, Bizet, Louis (Ngueleu, 60′) – Torrent (Coquet, 80′), Palis (Blanc, 60′), Ouchene (Gstalter, 20′) – Kadzere (Baylet, 60′), Wurigumula, Rouquet

Crédits photo : mhscfoot.com

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