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·26 de marzo de 2026
Droits TV : Le président du PSG rattrapé par sa double casquette ?

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L’information est tombée ce mercredi soir. L’association Anticor a effectué un signalement auprès du tribunal de Paris contre Nasser al-Khelaïfi, président du Paris SG, pour conflit d’intérêts dans les négociations pour les droits TV en 2024.
Alors sur Amazon Prime lors de la saison 2024-2025, la Ligue se cherche un nouveau diffuseur pour l’été 2025. Canal +, beIN Sports, DAZN : de nombreuses idées sont évoquées lors de visioconférences entre les présidents des clubs de Ligue 1. Mais les points de vue divergent. Car, à ce moment-là, deux projets sont sur la table : soit la création par la LFP d’une chaîne dédiée, éventuellement diffusée par la plateforme Max, soit un deal avec DAZN. Mais, dans ce dernier cas, DAZN ne diffuse que huit matchs par journée pour un montant de 400 millions d’euros et beIN Sports diffuse le neuvième match pour environ 100 millions d’euros. La deuxième option sera choisie.
C’est à ce sujet que l’association Anticor estime que Nasser al-Khelaïfi a fait pression sur d’autres présidents de clubs pour favoriser l’offre de beIN. Cette association a été fondée en 2002 pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique. Ainsi, selon L’Équipe, Anticor a fait un signalement le 3 mars au parquet de Paris contre le président du PSG, pour prise illégale d’intérêts.
Pour rappel, cela correspond aux visioconférences entre les présidents qui ont fuité en février 2025. Ces visios étaient alors organisées pour ce sujet des droits TV. Joseph Oughourlian, président du RC Lens, s’était positionné pour laisser tomber les 100 millions d’euros de beIN afin de donner tous les matchs à DAZN. Une prise de position qui avait généré une passe d’armes entre les présidents de Lens et de Paris.
On entendait clairement Joseph Oughourlian dire : « Nasser, il faut que tu comprennes un concept qui, visiblement, vous échappe chez beIN, ou au PSG, ou aux deux, qui s’appelle le conflit d’intérêts », ou encore : « Tu intimides tout le monde ». Ce à quoi Nasser al-Khelaïfi avait répondu sur un ton agacé : « Mais vas-y, apporte tes médias, apporte tes médias ».
Devant cette situation, le quotidien sportif a contacté Nasser al-Khelaïfi. « Ce sont les clubs, les représentants de la Ligue et même des personnalités politiques qui ont fait pression sur beIN pour qu’elle finance la diffusion de ce match, pas l’inverse (…) Pourquoi M. Al-Khelaïfi aurait-il fait pression sur qui que ce soit pour favoriser beIN, alors qu’il n’y avait aucun autre diffuseur et que c’étaient la Ligue et les clubs qui cherchaient désespérément un diffuseur pour acheter le dernier match ? En ce qui concerne les conflits d’intérêts, c’est Yousef Al-Obaidly, président de beIN Sports France, qui exerce un contrôle opérationnel et exécutif total sur la société, et non M. Al-Khelaïfi. Il n’a par ailleurs aucun lien avec LFP Media, l’entité créée pour commercialiser les droits TV, et siégeait au conseil d’administration de la Ligue comme de nombreux autres présidents de Ligue 1. Cette prétendue plainte — dont personne n’a été informé — illustre une fois de plus la tentative de réécrire l’histoire pour imputer à Nasser al-Khelaïfi les décisions et les échecs d’autrui. Un cycle qui semble se répéter tous les six mois. Nasser al-Khelaïfi n’a jamais manqué à son impartialité, son indépendance et a scrupuleusement veillé à éviter toute situation de conflit d’intérêts : il a toujours été animé par la seule volonté de défendre l’intérêt général du football français », répond l’entourage du président parisien.









































