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·7 de mayo de 2026
Droits TV : Nicolas de Tavernost dénonce des "conflits d'intérêts potentiels" suite à l'attribution de la Coupe du Monde à beIN Sports

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·7 de mayo de 2026

Nicolas de Tavernost, directeur général de LFP Media, est revenu sur l'attribution surprise des droits de la Coupe du monde 2026 à beIN Sports au détriment de la plateforme Ligue 1+. Devant le Sénat, il a dénoncé des méthodes troubles et pointé du doigt des conflits d'intérêts au sommet du football français.
La crise des droits télévisuels en France continue de faire des vagues jusque dans les plus hautes instances de l'État. Devant la Commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport du Sénat, Nicolas de Tavernost n'a pas mâché ses mots pour expliquer les coulisses d'un dossier qui a précipité sa démission : la perte des droits de diffusion du Mondial 2026, que la Ligue pensait pourtant avoir ficelés en février dernier.
Alors que la plateforme Ligue 1+ tenait la corde pour diffuser l'intégralité de la compétition, la FIFA a opéré un incroyable volte-face au dernier moment pour attribuer les droits à beIN Sports. "Ce que je reproche, c'est la façon dont ça s'est passé. Je pense qu'on n'a pas fait prévaloir nos droits", a fustigé Nicolas de Tavernost devant les sénateurs. Selon ses déclarations, c’est la FIFA elle-même qui avait sollicité la Ligue en janvier. Le projet de contrat, validé à l’unanimité par les clubs français, n'attendait plus qu'une signature qui semblait n'être qu'une formalité. Elle n'est jamais venue : "Nous avons été informés qu'ils mettaient un terme aux discussions sans donner plus de précisions."
Forcé de s'exprimer sur le rôle de Nasser al-Khelaïfi — qui porte la double casquette de président du PSG et de patron du groupe beIN Media — l'ancien dirigeant de M6 a d'abord invoqué son devoir de réserve avant de lâcher une phrase lourde de sens : "Il y a évidemment des conflits d'intérêts potentiels."
Le plus grand regret de Tavernost réside dans la passivité des instances françaises face à ce coup de force. Estimant que la Ligue de Football Professionnel (LFP) et la Fédération Française de Football (FFF) ont refusé de monter au créneau face à la FIFA pour défendre les intérêts des clubs, le dirigeant a préféré acter son départ de LFP Media. "J'ai pris mes responsabilités", a-t-il conclu.
Ces révélations devant le Sénat confirment le climat de haute tension qui règne au sein du football français, alors que les clubs cherchent désespérément à maximiser leurs revenus dans un marché des droits TV sinistré. Le rendez-vous manqué du Mondial 2026 sonne comme un énorme gâchis, et ce témoignage de Nicolas de Tavernost risque de laisser des traces durables dans les relations entre la LFP, le PSG et les diffuseurs.
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