OnzeMondial
·17 de julio de 2026
Équipe de France : « On doit tout faire pour atteindre ce dernier objectif », Didier Deschamps catégorique sur le match de samedi

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Trois jours après l'élimination en demi-finale, Didier Deschamps s'est présenté en conférence de presse avant d'affronter l'Angleterre pour la troisième place. Le sélectionneur est longuement revenu sur les raisons de cet échec, sans détour.
Sur le fond du problème face à l'Espagne, Deschamps n'a pas cherché d'excuses : « L'équipe d'Espagne a été meilleure que nous. Paradoxalement, nos données athlétiques en termes de distance et d'intensité de course sont bonnes. Le problème est donc ailleurs, et c'est certainement en partie de notre faute, notamment sur le plan technique. » Il a également justifié son choix tactique avec quatre offensifs, en le comparant à la finale de 2022 : « Les Espagnols et les Argentins ont bien joué avec quatre offensifs eux aussi. C'est une question d'équilibre. » Concernant William Saliba, le sélectionneur a confirmé la gravité de la situation : « Les examens montrent que sa blessure ne s'est pas aggravée, mais il traîne cela depuis le mois de mars. Il a géré, il a serré les dents, mais à un moment, c'est une question de capacité à supporter la douleur. »
Sur l'enjeu de cette petite finale, Deschamps a reconnu le manque d'enthousiasme général tout en insistant sur l'obligation morale de la disputer : « On n'a pas plus envie de le jouer que les Anglais, mais il est là et c'est notre objectif. » Il a également défendu Michael Olise et Désiré Doué, pointés du doigt après la demi-finale : « Je vous trouve un peu sévères avec Michael Olise... S'il y a bien un joueur qui a été mis en lumière par ce mondial, c'est Michael, et tant mieux, il le mérite. »
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Ce match sera aussi le dernier de Deschamps sur le banc des Bleus, treize ans après sa prise de fonction. Un symbole que le sélectionneur a assumé avec pudeur : « Ce sera la fin, le clap de fin, mais ce n'est pas un match anonyme... Il vaut toujours mieux finir troisième que quatrième. » Une échéance à laquelle son groupe semble sensible, comme le confiait déjà Ibrahima Konaté en conférence de presse : « Pour le coach, bien sûr, on a envie de gagner pour lui et pour ce qu'il a fait pour l'équipe de France et pour nous. Si on est là c'est qu'il nous a choisis, on doit être reconnaissant. » De quoi donner un supplément d'âme à ce France-Angleterre, dernier acte d'une ère qui aura duré plus d'une décennie.
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