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·7 de mayo de 2026
Ex-ASSE : Vincent Pajot prend sa retraite après un choc

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Formé à Rennes, révélé en pro, passé par Saint-Étienne entre 2015 et 2018 : Vincent Pajot tire sa révérence à 35 ans. La raison est brutale. Les commotions cérébrales ont eu le dernier mot.
Il n'y aura pas de grand discours, pas de match d'adieu. Vincent Pajot a arrêté de jouer le 26 septembre dernier sur la pelouse de Troyes, sans le savoir encore. Une commotion cérébrale. Selon le Dauphiné Libéré, le milieu défensif du FC Annecy a officiellement mis un terme à sa carrière. Plus de 400 matchs professionnels en seize ans. Une fin que personne ne choisit.
La décision n'est pas une surprise pour ceux qui suivent sa carrière de près. Depuis 2017, Pajot vivait avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Un choc à Bastia, sous les couleurs de l'ASSE, lui avait imposé plusieurs semaines d'arrêt et une consultation chez un neurologue. Il confiait en 2023 : «Je crois que j'ai été l'un des premiers footballeurs à avoir eu un protocole commotion. Cela m'a provoqué une sensibilité qui fait que lorsque je reprends des chocs à la tête, j'ai des troubles visuels, un peu de vertiges, comme des pertes d'équilibre.»
Il avait continué malgré tout. Parce que c'est ce que font les joueurs de devoir.
Pour les supporters stéphanois, Vincent Pajot reste avant tout un Vert. Arrivé en 2015, il a passé trois saisons à Geoffroy-Guichard sous les ordres de Christophe Galtier. Quatre-vingt-dix matchs joués sous le maillot vert, dont 62 en tant que titulaire. Cinq mille cinq cent soixante-quatre minutes. Six buts, deux passes décisives.
Des chiffres qui ne racontent pas tout. Pajot était un milieu défensif discret, propre, fiable. Pas le joueur qui faisait la une, mais celui sur lequel on pouvait compter. Son historique avec l'ASSE le résume bien. Un profil apprécié, respecté, sans vraimentêtre mis en lumière.
La commotion de Bastia en 2017 avait marqué un avant et un après dans sa carrière stéphanoise. Quelques semaines plus tard, il quittait le club pour Angers, puis Metz, puis Annecy. Sans jamais vraiment se plaindre.
La retraite de Pajot pose une question qui dépasse son cas personnel. En 2023, il avait eu le courage de parler publiquement des commotions, d'expliquer les protocoles, de mettre des mots sur des symptômes que beaucoup de joueurs continuent de taire. «Il faut être vigilant», disait-il. Neuf mois après son dernier match, la réponse est venue d'elle-même. Vincent Pajot a été vigilant. Bonne retraite à lui !
Retraite annoncée en mai 2026 — plus de 400 matchs professionnels en 16 ans







































