CoeurMarseillais
·12 de julio de 2026
Ex-OM : Personne ne veut de Benjamin Pavard

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·12 de julio de 2026

L’histoire aurait dû être celle d’une renaissance. Elle vire au naufrage. Benjamin Pavard, 30 ans, regarde pour la première fois de sa carrière un Mondial depuis son canapé, loin des Bleus qu’il a longtemps incarnés en défense centrale. Son prêt à l’OM, censé lui redonner de l’allant après des débuts poussifs à l’Inter Milan, s’est transformé en calvaire sportif. Recruté pour apporter son vécu européen et sa relance propre, l’ancien Lillois n’a jamais pris l’ascendant sur l’axe marseillais et a fini la saison comme l’un des points faibles d’une défense censée s’appuyer sur son expérience.
Le retour à Milan n’arrange rien. L’Inter, qui espérait recoller les morceaux ou, à minima, s’en délester proprement, se retrouve piégé par son propre contrat. Les 32 millions d’euros investis en 2023 pour l’arracher au Bayern Munich ressemblent aujourd’hui à un boulet financier : deux ans de bail restants, un salaire XXL, et un marché qui snobe le défenseur français. Seules quelques touches turques, rapportées par Calcio Mercato, viennent timidement agiter ce dossier au point mort, largement insuffisant pour espérer une vente digne de ce nom.
Les chiffres racontent une chute vertigineuse. Transfermarkt, qui évaluait encore Pavard à 25 millions d’euros à son arrivée sur la Canebière, ne lui accorde plus que 12 millions aujourd’hui. Une division par deux en l’espace d’une saison, symptomatique d’un joueur qui a perdu bien plus qu’une place de titulaire : son statut international. Pendant que la France déroule son Mondial avec une charnière centrale étincelante sans lui, Pavard, lui, encaisse les conséquences d’un pari raté sur son propre repositionnement.
Pour l’OM, l’épilogue est presque anecdotique mais révélateur d’une gestion prudente sous l’ère McCourt. Le club phocéen, en pleine cure d’austérité imposée par la DNCG, n’aura jamais eu à lever d’option d’achat sur un joueur dont plus personne ne veut vraiment en Europe. Une esquive habile qui évite à Marseille de s’encombrer d’une masse salariale supplémentaire et confirme, s’il le fallait encore, que le prêt version 2025-2026 restera comme l’un des grands ratés de la short-list olympienne.
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