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·31 de mayo de 2026

Guerre en tribune : aveux choc de l’ex capo ultrà de l’Inter sur un meurtre commandité

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Comme le raconte le Corriere della sera, le procès lié à la mort de l’ancien chef ultrà interiste Vittorio Boiocchi, tué à Milan le 29 octobre 2022, a pris une tournure explosive avec le témoignage d’Andrea Beretta, ex-leader de la Curva Nord et aujourd’hui collaborateur de justice. Devant la Cour d’assises de Milan, il a décrit la dérive progressive d’un groupe ultrà passé de l’amitié et de la passion pour le football à une spirale de violence, de pouvoir et d’argent.

Selon lui, la prise de contrôle de la tribune aurait été au cœur d’une véritable guerre interne. Beretta affirme que lui-même, Marco Ferdico et Antonio Bellocco auraient décidé d’éliminer Boiocchi, figure historique de la Curva, dans le cadre d’un affrontement pour le leadership du groupe. Plusieurs proches des accusés sont également impliqués, dont le père de Ferdico, son beau-père et un autre complice ayant reconnu avoir participé au meurtre pour une somme de 15 000 à 16 000 euros, évoquant une dépendance à la cocaïne et une forte influence de Ferdico.


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Beretta a également livré un récit de culpabilité et de désintégration personnelle, expliquant avoir contribué matériellement à l’affaire en fournissant argent, moto et arme, tout en transférant ensuite de l’argent à la famille de la victime pour apaiser sa conscience. Il décrit un engrenage devenu incontrôlable, marqué par des tentatives de vengeance croisées, allant jusqu’à l’assassinat de Bellocco à l’arme blanche.

Dans son témoignage, il affirme avoir compris la gravité de sa situation grâce à son avocat, le docteur Storari, et avoir choisi de collaborer avec la justice après être « tombé dans un gouffre ». Ce récit met en lumière la violence extrême et les luttes de pouvoir qui ont gangrené les franges les plus radicales du supportérisme milanais.

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