Calciomio
·15 de enero de 2026
« Il y a deux éléments principaux » : les réflexions profondes de Gigi Buffon sur les difficultés des joueurs italiens à émerger

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·15 de enero de 2026

Dans une interview accordée à Tuttosport, Gianluigi Buffon, directeur général de l’Equipe d’Italie a parlé des raisons pour lesquelles l’Italie peine à sortir des footballeurs de très haut niveau
« À mon avis, il y a deux éléments. D’abord une question de chance, de destin favorable, et probablement aussi un système du football qui fonctionnait mieux. Je pense que dans toute la filière du football, à tous les niveaux et pour toutes les générations, le travail de base — c’est-à-dire de 6 à 13 ans — est la phase la plus importante.
À l’époque, nous avions des éducateurs, des entraîneurs capables de détecter très tôt le talent chez certains garçons et de le façonner, en leur donnant une discipline, une éducation, un désir de réussir et d’imiter les grands champions. Et, par conséquent, l’équipe nationale en tirait tous les bénéfices.
Aujourd’hui, je crois que les choses ont aussi changé chez les jeunes. Pour ma génération, réussir à atteindre le sommet du monde ou même simplement s’imposer en Serie A représentait, sur le plan existentiel, une immense source de confiance et de satisfaction personnelle. Aujourd’hui, un jeune qui, grâce aux réseaux sociaux, obtient 50 ou 100 abonnés, ou 200 “likes”, ressent déjà une forme de reconnaissance, une réalisation personnelle. Il y a donc moins de “faim”, moins d’urgence à émerger qu’à notre époque.
Nous n’avions qu’un seul moyen de prouver au monde que nous existions. Aujourd’hui, il y en a plusieurs, et certains sont même plus faciles. Cela réduit cette détermination à franchir l’étape la plus difficile.
Ce constat est dur, presque glaçant, mais malheureusement très vrai. Cela dit, ce n’est pas un problème uniquement italien : cela vaut pour tout le monde. Si c’était la seule cause, l’Espagne ou l’Argentine seraient touchées de la même manière, ce qui n’est pas le cas. En réalité, en Italie, nous nous trompons quelque part dans cette filière dont je parlais, celle qui mène des six ans jusqu’à l’équipe nationale. Quelque chose ne fonctionne plus, puisqu’on n’arrive plus à détecter et à façonner les talents comme autrefois. »









































