« Je leur avais demandé : êtes-vous sûrs que nous serons encore présents aux prochaines Coupes du monde ? » : l’incroyable prophétie du dernier sélectionneur italien à avoir participé à une Coupe du Monde | OneFootball

« Je leur avais demandé : êtes-vous sûrs que nous serons encore présents aux prochaines Coupes du monde ? » : l’incroyable prophétie du dernier sélectionneur italien à avoir participé à une Coupe du Monde | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Calciomio

Calciomio

·3 de junio de 2026

« Je leur avais demandé : êtes-vous sûrs que nous serons encore présents aux prochaines Coupes du monde ? » : l’incroyable prophétie du dernier sélectionneur italien à avoir participé à une Coupe du Monde

Imagen del artículo:« Je leur avais demandé : êtes-vous sûrs que nous serons encore présents aux prochaines Coupes du monde ? » : l’incroyable prophétie du dernier sélectionneur italien à avoir participé à une Coupe du Monde

Dans les colonnes d’Il Giorno, Cesare Prandelli, ancien sélectionneur de l’équiped’Italie notamment lors de la Coupe du monde 2014, revient sur les signaux qu’il avait déjà identifiés concernant les difficultés structurelles du football italien et sur les occasions manquées de réforme.

Douze ans après avoir dirigé la Nazionale lors du dernier Mondial auquel l’Italie a participé, il reconnaît ne pas avoir imaginé devenir « le dernier sélectionneur d’une Italie présente en Coupe du monde ». Pourtant, il se souvient d’une discussion tenue à l’issue de sa dernière conférence de presse, hors micro, avec quelques journalistes encore présents.


OneFootball Videos


« Je leur avais demandé : êtes-vous sûrs que nous serons encore présents aux prochaines Coupes du monde ? Je ne voulais pas porter la poisse, mais Giancarlo Abete, qui était très en avance sur ces sujets, nous avait fait étudier les tendances. Avec un collaborateur, nous avions réalisé des analyses statistiques presque scientifiques. »

Ces analyses, explique-t-il, mettaient déjà en évidence une fragilité du modèle italien. « Nous étions toujours compétitifs jusqu’aux sélections U20-U21, puis il y avait un effondrement, tandis que l’Allemagne, la France et l’Espagne maintenaient leur niveau. J’avais dit ce soir-là : si nous continuons ainsi, dans quelques années nous ne serons compétitifs qu’au niveau des équipes de jeunes. »

Pour Prandelli, le constat appelait déjà des réformes structurelles. Il rappelle notamment la proposition, formulée à l’époque, de créer un championnat U23 afin de mieux accompagner la transition vers le football professionnel et limiter la perte de jeunes talents entre la formation et l’élite.

« Nous avions proposé cela pour protéger notre vivier et aider aussi les clubs de Serie A, qui prêtaient tous leurs jeunes sans vraiment vouloir les intégrer. On perd ainsi trois ou quatre ans de développement, puis arrivent des joueurs sud-américains de 20-21 ans, plus sûrs d’eux, qui encaissent mieux les critiques et paraissent plus mûrs que nos jeunes. »

S’il dit ne pas avoir anticipé la situation actuelle, Prandelli insiste sur le fait que les signaux étaient déjà visibles à l’époque. Une lucidité rétrospective qui, selon lui, nourrit aujourd’hui autant la frustration que le regret de réformes non engagées plus tôt.

Ver detalles de la publicación