Real France
·30 de mayo de 2026
La malédiction du banc du Real qui dure depuis plus de 20 ans

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Xabi Alonso n'aura pas réussi à briser la série. Pas plus qu'Alvaro Arbeloa quelques mois plus tard. Au Real Madrid, depuis plus de 20 ans, les entraîneurs espagnols échouent encore et encore.
La saison qui vient de s'achever l'a encore rappelé. Choisi pour succéder à Carlo Ancelotti après son excellent travail au Bayer Leverkusen, Xabi Alonso était arrivé avec beaucoup d'attentes. Malgré une première partie de saison correcte sur le plan comptable, le Basque n'a jamais totalement convaincu. Après une défaite en finale de la Supercoupe d'Espagne contre le FC Barcelone, Florentino Pérez a décidé de le remercier.
Son remplaçant, Alvaro Arbeloa, n'a pas réussi à redresser la situation. Éliminé en Copa dès son premier match, rapidement décroché en Liga et sorti de la Ligue des champions en quarts de finale par le Bayern, l'ancien défenseur madrilène quitte lui aussi son poste après seulement quelques mois.
Deux échecs successifs qui confirment une statistique inquiétante. Depuis le départ de Vicente del Bosque en 2003, aucun entraîneur espagnol n'est parvenu à s'imposer sur le banc du Real Madrid.
La liste est pourtant longue. José Antonio Camacho avait ouvert la série en 2004, avant de démissionner après seulement 6 rencontres. Mariano Garcia Remon, Juan Ramón López Caro, Juande Ramos, Rafael Benitez ou encore Julen Lopetegui ont tous tenté leur chance sans parvenir à triompher.
Certains ont même vu leur aventure s'arrêter très rapidement. Benitez n'avait pas terminé sa première saison avant d'être remplacé par Zinédine Zidane. Lopetegui, lui, avait été licencié après quelques mois seulement, dans une saison compliquée qui suivait le départ de Cristiano Ronaldo.

Photo Icon Sport
Le contraste est d’autant plus frappant quand on regarde ce qu'il se passe ailleurs en Europe. Les techniciens espagnols n'ont jamais été aussi cotés. Pep Guardiola quitte City en légende, Luis Enrique au PSG fait partie des références et Mikel Arteta figure parmi les meilleurs entraîneurs de Premier League.
Unai Emery poursuit également son excellent travail à Aston Villa, tandis qu'Andoni Iraola s'est fait un nom à Bournemouth. En Italie, Cesc Fabregas est salué pour ses résultats à Côme. Roberto Martínez dirige la sélection portugaise et José Luis Mendilibar continue de briller avec l'Olympiakos.
Partout en Europe, les entraîneurs espagnols multiplient les réussites. Partout, ou presque, car au Real Madrid, ça ne fonctionne jamais. Plus de vingt ans après le départ de Del Bosque, le banc madrilène reste un territoire maudit pour les Espagnols.







































