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·15 de mayo de 2026
« Le championnat de France doit remercier Luis Enrique », l’admiration de Hoarau

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·15 de mayo de 2026

Guillaume Hoarau, ancien attaquant du Paris Saint-Germain (2008-2013) notamment qui est dorénavant consultant pour Ligue1+, a été invité par Le Parisien à répondre à plusieurs questions sur le titre de champion de France 2025-2026 remporté par le PSG mercredi soir à Lens (match en retard de la 29e journée de Ligue 1), juste avant la 34e journée. Le buteur aux 5 sélections en Equipe de France a souligné l’apport du coach Luis Enrique, malgré ses doutes sur la première saison.
« Un titre de patience ou de domination moins nette ? J’ai envie de dire que tout était prévu. Paris a vraiment géré sa saison. Ils ne se sont jamais inquiétés, ils savaient ce qu’ils faisaient. Une force tranquille s’est dégagée de cette équipe. Cela a créé un peu plus de suspense, et il faut mettre en lumière les performances de Lens et Lyon. Mais Luis Enrique n’a jamais dévié de sa ligne de conduite, il a parfaitement géré son effectif, n’a pas hésite à faire souffler certains joueurs comme Marquinhos. Paris a réalisé une saison sur mesure en ayant comme objectif principal la Ligue des Champions.
C’est un titre qui porte la patte du collectif parisien ? Oui, car Luis Enrique se focalise sur des valeurs collectives, sur la solidarité et la générosité. Cette équipe peut servir d’exemple pour les autres clubs de Ligue 1 après des années où les stats et les individualités primaient.
Qu’est-ce qui frappe le plus chez Luis Enrique ? J’ai envie de lui serrer la main et de lui dire bravo pour sa résilience. Il y a deux ans, je faisais partie des gens qui ne comprenaient pas trop où il voulait en venir. Ce qui me frappe, c’est sa passion. Ce n’est pas un coach 2.0 qui veut être une rock star. Il vit son match jusqu’au bout, et même quand on équipe mène, il vit l’instant présent. Il ne vit pas pour les caméras. C’est quelqu’un de sincère, tout simplement. Le championnat de France doit le remercier. »
Le PSG et Luis Enrique ont encore été critiqués cette saison, que ce soit pour du jeu ou un mercato pas assez actif. On a l’habitude, tout est souvent dramatisé sans recul. Attention, on peut souligner des points à corriger ou à améliorer, mais c’est souvent fait sans mesure.
On savait que les premiers mois seraient difficiles, puisque Paris n’a eu que 3 semaines entre les deux saisons, ce qui implique presque aucun repos et encore moins de préparation physique. Les Parisiens devaient monter en puissance au fil de la saison, en gérant les efforts et le temps de jeu tout en s’appuyant sur son groupe de qualité. Il était possible de recruter davantage, sauf qu’il faut aussi penser à l’équilibre du groupe. Et même du club, car le centre de formation a besoin de place.
Il ne faudrait pas oublier aussi la difficulté de joueurs qui partent en sélection nationale, où le PSG n’est plus maître de la gestion. Les blessures d’Ousmane Dembélé et Désiré Doué en début de saison ont pesé. Même si on s’attendait à quelques pépins, évidemment.
Heureusement, le PSG ne se laisse pas perturber. C’est une grande force du renouveau depuis l’arrivée du coach Luis Enrique. Il n’y a pas de doute affiché, que ce soit en match ou face à la presse. Ce groupe c’est ce qu’il peut accomplir et pousse dans ce sens. Avec quelques loupés, c’est normal. Il y a l’envie de s’améliorer, mais sans tout remettre en question à chaque défaite.
L’entraîneur parisien est indéniablement un passionné, qui tente de faire avec les médias même s’il n’est pas toujours fan. Et on peut le comprendre, compte tenu des critiques subies. Lui veut simplement être à fond dans le football, avec une philosophie dorénavant admirée. C’est le collectif avant tout, armé en plus par la polyvalence des joueurs.
Bien sûr, tout le monde ne peut pas faire la même chose. Cela dépend aussi des joueurs. Le PSG a un jeu très offensif qui ne correspond pas à tout le monde. Cependant, l’idée d’un collectif avant tout plutôt que les statistiques individuelles ou les egos, c’est possible pour tous. Le tout est de réussir à convaincre les joueurs pour que chacun adhère. Ce n’est pas toujours simple, malheureusement. C’est tout de même un bel exemple à suivre.







































