Le Journal du Real
·20 de junio de 2026
Le Real Madrid au Mondial : Vini Jr et Güler, la nuit des contrastes

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·20 de junio de 2026

Le Real Madrid a été au centre de l'attention lors des trois matchs qui se sont disputés dans la nuit de vendredi à samedi. Vinicius Junior a confirmé son rôle de leader avec le Brésil, Brahim Díaz a encore été décisif avec le Maroc, tandis qu’Arda Güler a vécu une soirée beaucoup plus douloureuse avec la Turquie.
Selon AS, Vinicius Jr a une nouvelle fois été l’un des grands visages de la Seleção, largement victorieuse d’Haïti. Une nuit qui confirme surtout une chose : les joueurs du Real Madrid ont encore marqué cette nuit de Mondial, mais chacun à sa manière.
Après le nul difficile contre le Maroc, le Brésil devait répondre. Il l’a fait avec autorité face à Haïti, battu 3-0, dans un match marqué par le doublé de Matheus Cunha et la nouvelle masterclass de Vinicius Junior. Le joueur du Real Madrid a d’abord provoqué l’ouverture du score en rentrant dans l’axe depuis la gauche, avant de voir sa frappe repoussée puis reprise par Cunha. Il a ensuite offert le deuxième but à son avant-centre, avant d’inscrire lui-même le troisième juste avant la pause, parfaitement lancé dans le dos de la défense par Lucas Paquetá.
Le bilan est déjà impressionnant : deux buts et une passe décisive en deux matchs dans ce Mondial. Surtout, Vinicius JR donne l’impression d’avoir franchi un cap dans son rôle avec la Seleção. Plus impliqué, plus responsable, plus actif sans ballon, il semble avoir totalement les clés de l’attaque de Carlo Ancelotti. L’ancien entraîneur du Real Madrid construit clairement son Brésil autour de son ancien protégé. Vinicius est l’accélérateur, le joueur de rupture, celui qui peut transformer une action banale en danger immédiat.
Et les chiffres suivent : six contributions décisives en six matchs de Coupe du monde, autant que Ronaldinho et Romário. Mieux encore, seuls quatre joueurs brésiliens ayant disputé au moins cinq matchs de Coupe du monde affichent une moyenne d’au moins une contribution décisive par rencontre. Vinicius JR fait désormais partie de ce cercle très fermé, où l’on retrouve notamment deux monuments du football brésilien : Ronaldo Nazário et Pelé.
Élu homme du match pour la deuxième fois en deux rencontres, Vini a aussi assumé sa confiance après la rencontre : « Je n’ai pas dansé ce soir ? Je réserve la danse pour le prochain match. » Le Brésil monte en puissance, et Vinicius JR aussi.
Endrick a également disputé ses premières minutes dans ce Mondial, en entrant à la 64e minute. Acclamé par le public, le jeune attaquant madrilène a même cru marquer, mais son but a été refusé pour une position illicite. La Seleção devra désormais battre l’Écosse pour sécuriser la première place du groupe.
🚨 Real Madrid players have scored the most goals at the World Cup. Vini Jr., Kylian Mbappé, and Jude Bellingham have scored 5 goals in the tournament so far.
Le Maroc a lui aussi fait un grand pas vers les 16es de finale en battant l’Écosse. Et encore une fois, Brahim Díaz a joué un rôle majeur. Dès la deuxième minute, le joueur du Real Madrid a trouvé Ismael Saibari dans le dos de la défense, permettant au Maroc d’ouvrir le score très rapidement. La connexion Díaz-Saibari devient l’une des belles histoires du début de Mondial marocain. Déjà décisive face au Brésil, elle a encore fait la différence contre les Écossais.
Ses chiffres parlent pour lui : 84 minutes jouées, une passe décisive, trois occasions créées, une grosse occasion créée, 95 % de passes réussies, trois dribbles réussis, cinq duels gagnés et six récupérations. Un match très complet, donc, mais pas totalement maîtrisé.
Car Brahim reste Brahim. Brillant dans les petits espaces, précieux dans la création, il a aussi parfois trop porté le ballon. Sa longue séquence de dribbles en seconde période, lorsqu’il oublie Saibari dans la surface, résume son match : beaucoup de talent, beaucoup d’impact, mais encore quelques choix frustrants.
Malgré cela, son importance avec le Maroc devient incontestable. La statistique est forte : le Maroc ne perd jamais lorsque Brahim Díaz est décisif. En 15 matchs dans ce cas, les Lions de l’Atlas comptent 12 victoires et 3 nuls. Difficile de faire plus parlant.
Pour Arda Güler, la nuit a été beaucoup plus douloureuse. Déjà battue par l’Australie lors du premier match, la Turquie s’est inclinée contre le Paraguay et se retrouve déjà éliminée de la Coupe du monde. Un fiasco total pour une sélection qui espérait pourtant exister dans ce groupe.
Les Turcs ont encaissé un but de Matias Galarza et n’ont jamais trouvé les ressources pour revenir, malgré l’expulsion de Miguel Almirón avant la pause. Même en supériorité numérique, la Turquie a manqué d’idées, de rythme et de justesse.
Après la rencontre, Arda Güler a assumé l’échec avec des mots forts. « Nous présentons nos excuses à tout le peuple turc. Je ferai tout mon possible, durant ma carrière en équipe nationale, pour que chacun oublie ce tournoi. Nous jouons pour de très grands clubs et nous devions le démontrer sur le terrain. » Le Madrilène a aussi ajouté : « Il n’y a pas grand-chose à dire. Nous sommes extrêmement tristes et honteux. »
Son tournoi interroge forcément. Arda veut aider partout, mais finit parfois par se perdre. Meneur, relayeur, ailier, premier relanceur : il cherche à tout faire dans une équipe en difficulté. Le talent est évident, mais il devra sans doute trouver un rôle plus clair pour vraiment peser au plus haut niveau.







































