Le Journal du Real
·13 de febrero de 2026
"Le Real Madrid doit être là où se décide tout le football", affirme Rafael Louzán

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·13 de febrero de 2026

Lorsqu’il prend la parole à Bruxelles, Rafael Louzán ne se limite pas à un discours protocolaire. Le président de la Fédération royale espagnole de football expose une orientation précise. Pour lui, le football européen ne peut plus avancer sans ses clubs les plus influents. Et dans cette équation, le Real Madrid occupe une place centrale.
Dans les colonnes du quotidien espagnol AS, Louzán le dit clairement : « Un club en Espagne et dans le monde comme le Real Madrid doit être là où se trouve tout le football ». La phrase résume sa pensée. Le Real ne doit pas être en marge des décisions. Il doit participer aux discussions qui façonnent l’avenir des compétitions européennes.
Cette déclaration intervient après l’accord trouvé entre le Real Madrid et l’UEFA, destiné à apaiser les tensions héritées du projet de Super Ligue. Pour Louzán, ce rapprochement marque une étape importante. Il y voit la fin d’une période de confrontation et le début d’un dialogue plus stable entre institutions et grands clubs.
Derrière ce positionnement, une idée simple se dessine : le Real Madrid n’est pas seulement un club qui accumule les titres. Il est un acteur économique majeur, une marque mondiale et un moteur d’audience. Son influence dépasse largement le cadre sportif. L’ignorer dans les débats européens reviendrait, selon Louzán, à affaiblir l’ensemble du football espagnol. Mais cette volonté de rassembler ne se limite pas aux grandes scènes continentales. Elle se traduit aussi par des décisions concrètes sur le plan national.
La Fédération espagnole a récemment modifié la date de la finale de la Coupe du Roi. Initialement prévue le 25, elle a été avancée aux 18-19 afin d’éviter qu’elle ne coïncide avec les matchs de qualification de la sélection féminine pour la Coupe du monde. « Nous avons dit que nous allions changer la date et nous l’avons changée », a déclaré Louzán dans AS.
Ce choix n’est pas anodin. Il vise à éviter un conflit médiatique et logistique entre deux événements majeurs du football espagnol. Louzán défend l’idée qu’aucune compétition ne doit éclipser une autre. En protégeant la visibilité de l’équipe féminine, la Fédération cherche à montrer qu’elle agit pour l’équilibre global du football national.
Ce souci de cohérence rejoint son discours européen. Pour Louzán, la stabilité institutionnelle produit des résultats sportifs. Il l’a rappelé en citant les succès récents de l’Espagne, notamment le titre de champion d’Europe remporté par la sélection de futsal. Selon lui, ces victoires renforcent la « marque Espagne » dans toutes les disciplines. Il estime que lorsque les structures sont stables et que la confiance est installée, les résultats finissent par suivre.
Dans cette nouvelle dynamique, le Real Madrid devient un partenaire institutionnel plutôt qu’un opposant. L’objectif est clair : intégrer le club aux discussions pour éviter de nouvelles fractures. Louzán ne parle pas de privilège, mais de responsabilité partagée.
Au fond, son message repose sur un principe simple : le football moderne ne peut plus fonctionner en blocs séparés. Les fédérations, les clubs et les instances européennes doivent coopérer. Et dans cette architecture, le Real Madrid occupe une place stratégique en raison de son poids sportif et économique.
En affirmant cela au congrès de l’UEFA, Louzán envoie un signal fort. Il ne défend pas seulement un club. Il propose un modèle de gouvernance où les grandes institutions avancent ensemble. Pour lui, l’avenir du football espagnol dépend de cette capacité à unir influence, stabilité et dialogue.









































