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·11 de abril de 2026

Le Real Madrid face au terrible syndrome du Petit Poucet

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Dans le football, un vieil adage prétend que les championnats ne se gagnent pas lors des confrontations directes face aux cadors, mais bien lors des froids déplacements chez les mal-classés. Le Real Madrid est en train d'en faire l'amère et douloureuse expérience. Il y a des statistiques qui font plus mal que de longs discours. Le Real Madrid "capitulation inexplicable", comme la qualifie la presse espagnole, qui met en lumière les profondes carences tactiques et mentales des hommes d’Álvaro Arbeloa face aux blocs bas.

Le constat dressé par AS ce samedi est sans appel : en l'espace de quelques semaines, le club merengue a littéralement dilapidé son avance et hypothéqué ses chances de sacre national. Pour mesurer l'ampleur du gâchis, il faut effectuer un rapide bond dans le passé.


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Fin octobre, au sortir du Clásico de la phase aller, la Maison Blanche caracolait en tête avec cinq points d'avance sur son rival historique. Mieux encore, il y a à peine huit semaines, la dynamique semblait définitivement pencher en faveur de la capitale : profitant d'un faux pas du Barça à Montilivi contre Gérone, le Real Madrid reprenait seul les commandes du championnat en s'imposant avec autorité face à la Real Sociedad.

Avec près des deux tiers du championnat complétés, la Liga semblait promise à Kylian Mbappé et ses partenaires. Mais 54 jours plus tard, la photographie a radicalement changé. Cet éphémère leadership n'a pas servi de tremplin, mais a au contraire marqué le point de départ d'une chute libre vertigineuse face aux petits du championnat.

  1. A lire aussi : Mbappé et Viní Jr, les maux d'un duo galactique en crise d'identité

Le vertige face aux blocs bas

Le paradoxe madrilène de cette saison 2025-2026 est aussi fascinant qu'irritant pour les supporters du Santiago Bernabéu. L'équipe est capable de se sublimer lors des grandes affiches, en témoignent ses récentes victoires probantes face à l'Atlético de Madrid (alors 3e du classement) ou face au Celta de Vigo (6e).

Mais dès que le niveau de l'opposition baisse sur le papier, la machine s'enraye de manière spectaculaire. Lors des 7 dernières journées de championnat, le Real Madrid a laissé échapper la bagatelle de 11 points face à des équipes de la zone moyenne et basse du tableau.

Le détail de ces contre-performances fait froid dans le dos pour un prétendant au titre. Les Madrilènes se sont inclinés face à Osasuna (qui pointait à la 10e place), ont sombré contre Getafe (14e), ont relancé un RCD Majorque qui luttait dans la zone de relégation (18e) et viennent tout juste de buter à domicile face à Girona (12e). Un bilan catastrophique qui s'explique par une incapacité chronique à contourner les blocs défensifs très regroupés.

Privé de créateurs capables de casser les lignes, le Real Madrid s'empale systématiquement sur des défenses denses. Les attaquants, à l'image du duo Vinícius-Mbappé (qui n'a inscrit qu'un but sur ses 23 dernières tentatives combinées), s'agacent, forcent leurs actions individuelles et s'exposent aux contres assassins. Une vulnérabilité sanctionnée au prix fort : la défense madrilène a encaissé au moins un but lors de ses 8 dernières sorties en Liga.

Arbeloa sur le banc des accusés

Cette crise se reflète cruellement dans les bilans comparés des deux entraîneurs de la saison. Lors de la première moitié du championnat, sous les ordres de Xabi Alonso, le Real Madrid tournait à une moyenne de 2,37 points par match (soit 45 points récoltés en 19 journées).

Depuis la prise de fonction d'Álvaro Arbeloa, cette moyenne a drastiquement chuté à 2,08 points par rencontre (25 points en 12 journées). À sept journées de la fin, le technicien espagnol a déjà perdu presque autant de points sur la phase retour (11 points envolés en 12 matchs) que son prédécesseur basque sur l'intégralité de la phase aller (12 points perdus en 19 matchs).

Cependant, l'entraîneur du Real Madrid ne veut pas s'avouer vaincu. « Je ne l'accepterai (d'avoir perdu LaLiga) que le jour où nous la perdrons. D'ici là, nous donnerons tout à chaque match. C'est le Real Madrid, et nous devons nous battre jusqu'au bout » a-t-il déclaré en conférence de presse après le match face à Girona. 

Un boulevard offert au FC Barcelone

Pendant que le Real Madrid joue les Robin des Bois en distribuant des points vitaux aux équipes en difficulté, le FC Barcelone, lui, n'a pas fait dans les sentiments. Les Catalans ont profité de chaque faux pas merengue avec une régularité de métronome.

La bascule mathématique est brutale : en l'espace d'à peine cinq journées, les Blaugranas sont parvenus à remonter un déficit de neuf points sur la Casa Blanca. Une remontée fantastique rendue possible par un calendrier parfaitement négocié par les hommes d'Hansi Flick, qui ont su faire preuve de ce pragmatisme qui fait cruellement défaut au Real Madrid cette saison.

Aujourd'hui, l'écart au classement s'élève à sept points et pourrait même grimper à neuf unités si le Barça remporte son derby face à l'Espanyol. Ce gouffre mathématique dessine les contours du pire cauchemar possible pour le peuple madrilène. Si la logique mathématique suit son cours et que l'écart se maintient, le FC Barcelone se retrouvera en position de célébrer le titre de champion sur la pelouse même du Santiago Bernabéu, lors du grand Clásico programmé le 10 mai prochain.

Il y a moins de deux mois, un tel scénario relevait de la pure science-fiction. Mais à force d'impuissance, de nervosité arbitrale et de renoncements coupables face aux équipes du ventre mou, le Real Madrid a lui-même déroulé le tapis rouge à son éternel rival. Pour Álvaro Arbeloa et ses superstars, la fin de saison nationale s'annonce comme un long chemin de croix, où le seul objectif sera de sauver l'honneur de l'institution, en espérant que la Ligue des champions vienne, une fois de plus, laver les affronts domestiques.

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