Les Sadiki marqués à vie par les supporters d'Anderlecht : "Il a reçu des menaces de mort, je déprimais" | OneFootball

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·8 de enero de 2026

Les Sadiki marqués à vie par les supporters d'Anderlecht : "Il a reçu des menaces de mort, je déprimais"

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Noah Sadiki a vécu sa première compétition avec la République démocratique du Congo plein de fierté. Un sentiment partagé par son père, même si ce dernier le poussait à choisir la Belgique.

À la tête d'une académie de football près de Bruxelles, Francis Sadiki a suivi pas à pas l'éclosion de son fils. Mais il a été surpris par son choix de représenter le Congo. Il avoue au journal L'Equipe qu'il n'était pas très chaud au début : "Aucun père ne voudrait envoyer son fils là où ça ne va pas ! Il fallait être fou à une certaine époque pour faire ça".


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Père et fils sont restés très proches, mais les discussions étaient animées : "Mais pourquoi tu veux y aller ? 'Papa, vous parlez toujours en mal du Congo mais je vais voir de mes propres yeux et si on ne fait rien...' Et là, j'ai pleuré. Si c'est ton choix, je te soutiendrai jusqu'à la fin de ma vie", se souvient Francis Sadiki.

Déjà plusieurs décisions lourdes dans sa jeune carrière

Le paternel reste également très marqué par les réactions au départ de son fils d'Anderlecht pour rejoindre l'Union Saint-Gilloise : "Il a reçu des menaces de mort, je déprimais. Je lui ai dit de se battre contre les propos racistes. Je leur en voudrai toute ma vie, ils ont voulu détruire notre enfant mais ça l'a peut-être poussé à se dire : 'Je suis né ici et on me traite comme ça' ".

Un épisode qui a forgé Noah Sadiki, déjà très affirmé à 21 ans : "Il est le fruit de mon éducation dure et de la société occidentale qui laisse un peu de liberté, le mélange d'une maman douce et d'un papa chaud".

Le milieu de terrain de Sunderland a ainsi rapidement tranché pour le Congo : "C'est un choix perso. Je ne force personne à choisir le Congo, je l'ai fait en mon âme et conscience. Il y a une nouvelle génération qui a envie d'aider les gens du pays. Il y a de la fierté et un plaisir d'être ici. J'avais hâte, jeune, je regardais la plupart des matches de la RDC".

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