Ligue 1 : Oughourlian signataire d’une tribune pour une réforme du football professionnel, Létang s’abstient | OneFootball

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·11 de marzo de 2026

Ligue 1 : Oughourlian signataire d’une tribune pour une réforme du football professionnel, Létang s’abstient

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Sept dirigeants de clubs de Ligue 1, dont le président du RC Lens, alertent sur la baisse des droits télévisés et réclament une réforme rapide afin de garantir l’avenir du football professionnel dans l’Hexagone. L’enjeu est de taille mais certains, comme le patron du LOSC, soutiennent toujours le système actuel, malgré ses limites évidentes.

Une tribune commune pour faire bouger les choses

Face à la baisse des droits télévisés et aux difficultés financières qui en résultent, les présidents et propriétaires de sept clubs de l’élite appellent à une réforme rapide du football professionnel. Dans une tribune commune publiée ce mercredi 11 mars 2026, intitulée « Football professionnel, un match à ne pas perdre », ils demandent l’adoption d’une loi visant à remplacer la gouvernance actuelle de la Ligue de Football Professionnel par une « société des clubs ». Leur objectif est de sécuriser l’avenir du football français et d’éviter un déclassement durable de la Ligue 1.


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La fin de l’ère Vincent Labrune ?

Parmi les signataires figurent Guillaume Cerutti (Stade Rennais), Pierre Ferracci (Paris FC), Michele Kang (Olympique Lyonnais), Frank McCourt (Olympique de Marseille), Joseph Oughourlian (RC Lens), Jean-Michel Roussier (Havre AC) et Bernard Serin (FC Metz). Selon eux, les droits TV ne représentent désormais plus que 19 % des revenus des clubs, ce qui rend cette réforme nécessaire. Le patron du LOSC, Olivier Létang, inféodé à Vincent Labrune, n’a évidemment pas signé cette tribune. Il est loin d’être le seul en Ligue 1. Waldemar Kita (FC Nantes), Loïc Féry (FC Lorient), Nasser al-Khelaïfi (PSG) et Jean-Pierre Rivère se sont aussi abstenus.

Le communiqué complet

« On l’oublie trop souvent : les clubs de football professionnel ne se résument pas aux équipes engagées dans les compétitions nationales et européennes.

Ce sont aussi des entreprises responsables, directement ou indirectement, de près de 40 000 emplois dans notre pays, qui génèrent au total plus de 5 milliards d’euros de valeur ajoutée et plus d’un milliard d’euros de contributions fiscales et sociales.À l’échelle locale, en plus d’irriguer nombre de fournisseurs et prestataires, nos clubs sont des acteurs engagés dans la vie des territoires : ils soutiennent des actions éducatives, sociales et solidaires et participent à la cohésion de nos villes et de nos régions.Cet écosystème est aujourd’hui fragilisé.

Un rapport publié le mois dernier par l’UEFA sur la situation financière des clubs européens met en lumière une réalité préoccupante : l’affaiblissement économique du football professionnel français et son décrochage croissant avec les quatre ligues dominantes du continent — Angleterre, Espagne, Allemagne et Italie.

Cette situation résulte principalement de l’effondrement des droits de diffusion audiovisuelle au cours des dernières années. Jusqu’au début de la décennie, les droits de la Ligue 1 représentaient en moyenne environ 700 millions d’euros par an. Ils sont aujourd’hui près de trois fois moindres.

Entre-temps, le football français a connu les échecs retentissants de contrats conclus avec d’éphémères nouveaux entrants comme Mediapro et DAZN, ainsi que des situations contentieuses qui se poursuivent avec deux diffuseurs historiques, Canal+ et beIN Sports.Les droits audiovisuels ne représentent désormais plus que 19 % des revenus totaux des clubs de Ligue 1, contre 35 % à 46 % dans les autres grandes ligues européennes.

Les conséquences sont déjà visibles. Au niveau sportif, ce déséquilibre affaiblit la compétitivité de nos clubs et pourrait, à terme, nous condamner à jouer les seconds rôles en Europe. Au niveau économique, les clubs doivent réduire leurs dépenses et adapter leurs modèles. Ils deviennent aussi, encore davantage qu’auparavant, dépendants des transferts de joueurs — notamment de jeunes talents formés dans leurs centres de formation — vers les ligues les plus puissantes financièrement.

C’est pour enrayer ce risque de déclassement que nous avons décidé d’engager une démarche commune. Nous appelons les pouvoirs publics à accélérer la nécessaire et urgente réforme de la gouvernance du football professionnel français.

Une proposition de loi portée par les sénateurs Laurent Lafon et Michel Savin, adoptée à la quasi-unanimité au Sénat l’an dernier, a ouvert la voie. Pour remplacer l’actuelle Ligue nationale, dont le statut de simple association est devenu inadapté, elle permettrait la création d’une société de clubs, sur le modèle de ce qui existe déjà dans plusieurs grands championnats européens.Cette évolution est indispensable pour professionnaliser la gestion des droits audiovisuels et repenser la stratégie de valorisation de notre championnat auprès du public et des diffuseurs.

Il appartient désormais au Gouvernement d’inscrire ce texte fondamental à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Cette étape doit intervenir dès ce printemps afin de permettre d’aborder la prochaine saison professionnelle avec une gouvernance renouvelée.Les clubs et leurs supporters l’appellent de leurs vœux, pour inscrire le football français dans une nouvelle ère plus sereine et plus ambitieuse.

La France ne doit pas perdre ce match ! »

Crédits photo : Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport

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