Olympique-et-Lyonnais
·12 de enero de 2026
Lille - OL (1-2) : Endrick, un premier but et une pression en moins

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Il n’y a pas eu vraiment de surprise dimanche soir. Tous les regards, toutes les caméras, toutes les conversations étaient braqués sur un seul homme au stade Pierre Mauroy de Lille. Comme c’est le cas depuis plus de deux semaines désormais, Endrick a accaparé l’attention, bien malgré lui. À l’heure où le football français a perdu ses stars ces dernières saisons, notamment du côté du PSG avec les départs de Kylian Mbappé, Neymar ou encore Lionel Messi, il se prend de passion pour un gamin de 19 ans qui n’avait joué que cent minutes cette saison avec le Real Madrid. Certains diront que c’est trop, d’autres que ce n’est pas tous les jours qu’un phénomène du football mondial débarque en Ligue 1.
Il faudra patienter encore six mois pour savoir si Endrick possède toujours cette étiquette après son passage à l’OL, mais une chose est sûre depuis dimanche soir : il n’a pas manqué ses débuts lyonnais. S’il avait certainement pu trouver une autre minute pour le faire, Endrick a débloqué son compteur but dans son nouveau club après seulement 42 minutes. Sur une déviation subtile de Corentin Tolisso, le numéro 9 rhodanien a bien senti le coup pour tromper Bodart presque à bout portant.
Ce but a remis l’OL devant au tableau d’affichage, mais a surtout enlevé une belle pression à la première recrue hivernale. Lors de sa présentation, il avait esquissé un sourire à une question sur la pression qu’il pourrait avoir sur les six prochains mois en raison de l’attente qu’il a pu créer avec son prêt. Endrick avait alors répondu qu’il avait joué à Palmeiras, où la pression populaire est forte, tout comme au Real Madrid. Dimanche soir, face au LOSC, il a montré que ce poids glissait avant tout sur lui. "C'est très bien de marquer des buts, mais le plus important, comme je l'ai toujours dit, c'est la victoire de l'équipe. J'ai pu aider l'équipe avec un but, et j'en suis très heureux", a-t-il déclaré aux médias présents au stade Pierre Mauroy dimanche soir.
En trouvant la faille dès ses premiers pas, Endrick rejoint certains compatriotes comme Nilmar, Fred ou encore Tetê. Aucun n'avait l’aura d’Endrick au moment de se poser dans la capitale des Gaules. Il faudra s’y habituer entre Rhône et Saône. La Endrick mania n’en est qu’à ses balbutiements et ce premier but ne va pas calmer l’euphorie.
Une euphorie médiatique qu’il va falloir contenir pour le club, Paulo Fonseca, ses coéquipiers et Endrick lui-même. Titulaire pour ce seizième de finale de Coupe de France, l’attaquant avait logiquement l’envie de bien faire. Trop bien faire, quitte à montrer certains de ses défauts ? Peut-être bien, même si personne ne pourra s’en plaindre après six mois à regretter un vrai danger offensif. En 70 minutes de jeu, Endrick a tiré à six reprises, oubliant une ou deux fois ses partenaires. Un défaut qui lui était déjà reproché à Madrid, mais sa frappe de mule qui est venue s’écraser sur le poteau lillois montre qu’avec sa nouvelle recrue, l’OL a une nouvelle force de frappe. "C’est un joueur d’initiative individuelle, très fort en un-contre-un, mais aussi très rapide. Il peut nous apporter plus de situations d’attaques rapides", soulignait son coach après la première de son protégé.
Déjà bien intégré dans le vestiaire où il alterne entre l’anglais et le portugais, Endrick n’a que 19 ans et on aurait presque tendance à l’oublier. Un âge de l’insouciance, qui peut crisper par moment mais aussi permettre de moins réfléchir. À lui de trouver le juste milieu, après des débuts rêvés.









































