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·28 de enero de 2026
« Ma responsabilité est engagée » : après OM-RC Lens, Pierre Sage voit des leçons à retenir

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Battu à Marseille (3-1) après une série de 10 victoires, le RC Lens va tenter de relancer la machine dès vendredi à Bollaert contre Le Havre (20e journée de Ligue 1, 20h45, à suivre en direct sur Lensois.com et diffusé en intégralité sur Ligue 1+). Pierre Sage, qui assume une part de responsabilité sur le début de match délicat au Vélodrome, partage ses attentes.
Lensois.com : Pierre Sage, vous aviez évoqué plusieurs possibilités pour former une défense en l’absence de Samson Baidoo à Marseille. Êtes-vous satisfait de ce que vous avez vu sur ce remplacement ?Satisfait par les joueurs oui, mais pas satisfait par mes décisions. Aujourd’hui ça va un peu dans le sens de la non-décision que j’avais prise à Auxerre qui avait coûté l’expulsion d’Ismaël Ganiou et qui s’était fait expulser. Je ne voulais pas désorganiser complètement l’équipe. Il s’avère que quand on désorganise trop l’équipe, il y a un manque de coordination qu’on paye à un moment donné. Et c’est vrai que si c’était à refaire, je ferais différemment.
Avec du recul, avez-vous ressenti des choses inhabituelles chez vos joueurs qui pourraient expliquer ce mauvais début de match ?Il y a deux choses : la première chose, c’est qu’on n’a pas respecté un élément de notre pressing. Et ça, c’est assez inhabituel de notre part. La deuxième chose, c’est qu’on avait face à nous un adversaire de très bon niveau. Donc on s’est aperçu aussi que la marche était haute et que notre première place du moment pouvait être remise en cause. Il va donc falloir augmenter notre capacité collective à disputer les matchs, pour mieux postuler dans ce championnat.
Votre groupe n’était plus habitué à perdre. Dans quel état d’esprit l’avez-vous retrouvé ?La frustration, c’est un sentiment qu’on n’avait plus depuis très longtemps puisqu’on venait d’enchaîner 10 résultats positifs. Et c’est vrai qu’après Metz (2-0), on s’était dit que le plus important était d’être capable de rebondir. On a suivi à peu près la même thérapie à l’issue du coup de sifflet final dans le vestiaire en disant aux joueurs que tout ce qui avait été fait n’était pas remis en cause, que les objectifs restaient les mêmes et que l’important maintenant était de rebondir. Que le match qui venait de se passer était fini et qu’il n’y avait plus rien à faire dessus, si ce n’est prendre quelques enseignements. Mais au-delà de ça, ce qui va être important maintenant pour nous, c’est de faire une bonne performance vendredi.

Vos résultats ont créé une vive attente avec des statistiques historiques. La déception après Marseille a semblé d’autant plus forte. Comment appréhendez-vous cette attente qui ne va faire qu’augmenter au fil des échéances ?C’est vrai qu’on a créé de l’attente autour du fait de partager des émotions ensemble. Et malheureusement, l’émotion du week-end dernier était plutôt négative. Mais il ne faut pas que cette attente devienne une habitude de la victoire. Parce que gagner un match de football c’est très compliqué. Et on s’est aperçu que tous les matchs qu’on a disputés n’ont pas été simples. Même ceux qu’on a gagnés avec un score assez large. On se doit aujourd’hui de continuer à travailler pour mieux maîtriser notre jeu, le développer. On s’est aperçu samedi dernier qu’on avait encore de la marge et des étapes à franchir. Mais aujourd’hui, c’est vrai que le soutien du public, on le prend plutôt comme quelque chose de positif, plutôt qu’une pression négative qui nous inhiberait. Et ça doit nous donner l’ambition justement d’être encore plus performants pour que les moments partagés soient plutôt positifs, comme les dix derniers matchs qu’on venait de disputer.
Avant Marseille, on avait déjà parlé des débuts de match difficiles… Est-ce un problème d’intensité ?Il y a une différence entre le match de Marseille et les précédents : autant avant la leçon était gratuite, autant là on l’a payée au prix fort face à un adversaire en plus d’un très bon niveau. L’addition était donc très lourde à la mi-temps. Mais quelque part ça met du sens derrière des choses, non pas qu’on promettait, mais qu’on envisageait négativement envers l’équipe. Et aujourd’hui on sait qu’on doit progresser dans ce domaine. On a déjà évoqué des solutions possibles. Mais visiblement leur mise en pratique n’a pas encore été assez efficace pour que ça ait des effets sur notre entrée de match. Après, ça se joue quand même dans un contexte un peu particulier avec beaucoup de changements dans l’organisation. Et c’est pour ça que je pense que ma responsabilité est engagée sur ce début de match. Un problème d’intensité ? Pas que. C’est un problème de coordination, de confiance, de repères. Il y a plusieurs paramètres qui influencent notre début de match. Et c’est vrai que dans les matchs précédents, on pouvait s’attendre à un autre rendu parce qu’on était dans des conditions qu’on maîtrisait un peu plus. Là, on a complètement bousculé notre organisation et surtout on n’a pas appliqué des principes de jeu qui étaient les nôtres. Donc l’association de ces deux déficits fait, à un moment donné, que l’adversaire en profite et bizarrement, il en a profité dans les domaines dans lesquels on a été déficitaires. Donc la leçon elle est importante, c’est-à-dire qu’on ne peut pas se renier autant et qu’il faut croire en nos principes qui nous ont permis de marquer tous les points qu’on a marqués jusqu’à maintenant.
Propos recueillis par Christophe Schaad à la Gaillette – Gervais-Martel








































