Le Journal du Real
·29 de mayo de 2026
Mourinho : un retour qui n'attend que d'être officialisé

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·29 de mayo de 2026

5 mois après ses retrouvailles avec la Maison Blanche à Lisbonne, José Mourinho va de nouveau retrouver le banc du Real Madrid. Selon les informations de The Athletic, le technicien portugais a signé son contrat la semaine dernière et son arrivée devrait être officialisée après les élections présidentielles du 7 juin. Le média ajoute que la composition de son futur staff est déjà en préparation et que plusieurs dossiers liés au recrutement estival sont en cours de discussion.
L'information n'a plus vraiment l'effet de surprise qu'elle aurait pu avoir il y a quelques mois. Depuis plusieurs semaines, les signaux pointaient dans cette direction. Mourinho lui-même avait confirmé avoir reçu une offre de prolongation de Benfica tout en repoussant sa décision jusqu'à la fin de saison. En parallèle, plusieurs médias espagnols évoquaient déjà des discussions avancées avec le Real Madrid.
Ce qui mérite aujourd'hui davantage d'attention n'est donc pas tant le retour du Portugais que les raisons qui ont poussé le Real Madrid à revenir vers lui. Car depuis son départ en 2013, le club avait suivi une trajectoire différente, alternant entre les succès d'Ancelotti, les années Zidane et une politique sportive davantage tournée vers la gestion d'un groupe de stars que vers la recherche d'une figure autoritaire sur le banc.
Selon The Athletic, cette décision porte directement la signature de Florentino Pérez. Contrairement à certaines nominations récentes, le président madrilène aurait personnellement poussé pour le retour de Mourinho. Un élément qui permet déjà de comprendre qu'il ne s'agit pas seulement d'un choix sportif.
Le retour de Mourinho intervient dans un contexte particulièrement particulier pour le Real Madrid. Le club vient de boucler sa première saison blanche depuis 2020-2021. Plus inquiétant encore pour les dirigeants madrilènes, il s'agit de la deuxième saison consécutive sans titre majeur. Une situation extrêmement rare à l'échelle du Real Madrid et qui a progressivement créé une forme de tension autour du projet sportif.
Les dernières semaines ont offert plusieurs images inhabituelles. Vinicius a été sifflé au Bernabéu. Mbappé également. Des joueurs comme Vinicius ou Bellingham se sont excusés auprès des supporters après avoir marqué. Lors de la réception d'Oviedo, plusieurs banderoles visant directement Florentino Pérez ont été déployées dans les tribunes avant d'être retirées par la sécurité.
À cela s'ajoute un contexte politique inédit. Le 7 juin prochain, Florentino Pérez briguera un nouveau mandat à la présidence du club face à Enrique Riquelme. Même si l'actuel président reste largement favori, cette candidature symbolise malgré tout l'apparition d'un débat autour de la direction prise par le Real Madrid.
Dans ce contexte, le choix de Mourinho ressemble autant à une décision institutionnelle qu'à une nomination sportive. Florentino Pérez cherche un entraîneur, mais il cherche aussi une personnalité capable de réaffirmer une forme d'autorité dans un club qui a donné l'impression de perdre certains repères au cours des deux dernières saisons.
Selon AS, le premier objectif du Real Madrid en 2026-2027 ne sera pas uniquement de gagner à nouveau. En interne, le mot utilisé serait même plus fort : il s'agit de "restaurer l'honneur" du club après une saison jugée largement insuffisante. Cette idée permet de mieux comprendre le choix de Mourinho.
Le Real Madrid ne cherche pas seulement un entraîneur capable d'améliorer son animation offensive ou son organisation défensive. Le club cherche quelqu'un capable d'imposer un cadre. D'après AS, des règles devront être respectées par tous les joueurs sans distinction de statut. Mourinho bénéficierait du soutien total de la direction pour appliquer cette ligne de conduite.
Le message est relativement clair. Au sein du club, plusieurs dirigeants considèrent que le problème de la saison écoulée ne peut pas être résumé à une question tactique. L'attitude, l'investissement collectif, l'effort défensif et le niveau d'exigence quotidien sont également au cœur de la réflexion.
Dans cette optique, Mourinho apparaît comme un profil cohérent. Tout au long de sa carrière, le Portugais a toujours accordé une importance particulière à la discipline collective et à l'implication de ses joueurs. Son arrivée semble donc répondre à une volonté de réinstaller certaines exigences plutôt que de révolutionner le jeu de l'équipe.
La comparaison avec son premier passage est inévitable, mais les situations n'ont finalement que peu de points communs.
En 2010, Mourinho arrivait au Real Madrid après avoir remporté la Ligue des champions avec l'Inter Milan. Il était alors considéré comme l'un des meilleurs entraîneurs du monde et sa mission consistait principalement à mettre fin à la domination du FC Barcelone de Pep Guardiola.
Le Mourinho de 2026 revient dans un contexte totalement différent. Son expérience récente à Tottenham, à la Roma, à Fenerbahçe puis à Benfica a parfois suscité des interrogations. Le Real Madrid n'attend pas de lui qu'il reproduise exactement ce qu'il avait accompli lors de son premier mandat.
Le club semble plutôt miser sur d'autres qualités. Son expérience de l'environnement madrilène, sa capacité à gérer la pression, son autorité naturelle et son aptitude à prendre de la place dans les moments difficiles sont probablement les principaux arguments qui ont convaincu Florentino Pérez.
Le risque existe évidemment. Le premier passage du Portugais s'était terminé dans un climat très tendu, marqué par plusieurs conflits internes et une rupture progressive avec une partie du vestiaire. Personne au Real Madrid n'ignore cette réalité.
Florentino Pérez aura malgré tout fait un choix clair. Treize ans après son départ, José Mourinho ne reviendrait pas au Real Madrid pour rappeler les souvenirs de la Liga des 100 points. Il reviendrait parce que la direction considère qu'il possède encore les qualités nécessaires pour remettre de l'ordre dans un club qui estime avoir perdu une partie de son identité au cours des deux dernières saisons.
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