Olympique-et-Lyonnais
·16 de abril de 2026
OL : Greif, la grande muraille lyonnaise

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·16 de abril de 2026

Un gardien élu homme du match, cela n’est jamais bon signe. Pourtant, cela ne veut pas forcément dire qu’une équipe a subi en long et en large. C’est d’ailleurs bien ce qui s’est passé dimanche dernier au Parc OL pour la venue de Lorient. Pendant 90 minutes ou au moins 70, l’OL a eu le ballon le plus clair du temps. Et pourtant, ce n’est pas Endrick ou Corentin Tolisso, des entrants impactants, qui ont reçu le trophée de meilleur joueur de la rencontre. Oui, personne n’a été dupe dans ce succès lyonnais (2-0), le premier depuis deux mois. Sans un grand Dominik Greif, la triste série aurait certainement continué de plus belle avant de se rendre au Parc des Princes ce dimanche soir.
Oui, mais voilà, c’est aussi dans ce genre de moments que l’on voit la vraie qualité d’un gardien. Celle de rester concentré tout un match, même quand il n’y a rien à faire et que son équipe domine les débats, au moins dans la possession. Face aux Merlus, Greif a avant tout joué au pied dans la première mi-temps. Un jeu avec ballon qu’il maitrise bien, dans la lignée de ces gardiens modernes qui pourraient facilement jouer dans le champ. Mais ce n’est pas dans ce secteur qu’on l’attend, bien que la philosophie de Paulo Fonseca ait poussé la cellule de recrutement et les datas à se concentrer sur son profil pour prendre la suite de Lucas Perri. Un pari à quatre millions d'euros gagnant pour le moment.
Plus que son jeu au pied qui permet des ressorties de balle plus ou moins tranquilles suivant la prise de risque de ses défenseurs, Dominik Greif est attendu pour faire des arrêts. Malgré le scénario du match, il a finalement été bien plus mis à rude épreuve que son homologue lorientais, Mvogo. Sans le Slovaque, la déconvenue aurait été au rendez-vous pour l’OL. "Sans lui, on peut s’en sortir avec un match nul, on peut relancer Lorient qui n’a pas eu beaucoup de choses à se mettre sous la dent. Sans un Greif des grands soirs, on aurait peut-être eu une déconvenue, a souligné Nicolas Puydebois lundi dans Tant qu’il y aura des Gones. On savait que c’était un gardien qui pouvait être décisif, qui pouvait gagner des points, et il le montre match après match."
En s’interposant de façon "peu académique" avec un arrêt "au courage" devant Bamba Dieng juste avant la pause, le Slovaque a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui. Il a remis ça en deuxième mi-temps avec une main ferme avant de choquer le public avec un arrêt réflexe même si l’arbitre avait sifflé une faute. Quand Lucas Perri avait rapidement fait oublier Anthony Lopes, le Brésilien n’est déjà qu’un lointain souvenir pour les supporters de l’OL. Avec Greif, ils n’ont certes pas le portier le plus démonstratif qu’il puisse exister, mais diaboliquement décisif.
Critiqué sur certains buts en raison de sa grande taille, comme face au Paris FC en novembre dernier, Dominik Greif a maintenu à flot son équipe à plus d’une reprise et notamment dans la mauvaise passe des dernières semaines. Sans réussir à faire des miracles sur le long terme, l’OL aurait certainement vu ses espoirs européens partir en fumée dès le match aller à Vigo, idem pour le retour. Décisif aussi sur penalty, Dominik Greif a cette froideur de l’Est et en même temps ce sourire malicieux qui montre qu'il en cache peut-être un peu au niveau de sa personnalité. Dimanche contre le PSG, Paulo Fonseca et tout le club lyonnais espèrent pouvoir compter sur un portier encore en état de grâce. Et si l’OL réalise un 23e clean sheet cette saison, il n’aura pas fait le voyage à Paris pour rien.









































