Foot National
·12 de julio de 2026
Premier sacre, Zidane à la retraite et Yamal phénoménal : France-Espagne, un choc devenu un classique des grandes compétitions

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·12 de julio de 2026

Le mardi 14 juillet, l'équipe de France va croiser la route de l'Espagne, un adversaire qu'elle connaît bien en grandes compétitions. Du sacre à l'Euro 1984 en passant par l'ambition de la Roja d'envoyer Zinédine Zidane à la retraite jusqu'au phénoménal Lamine Yamal, retour sur des confrontations franco-espagnoles mémorables.
C'est un immense choc qui attend la Coupe du monde 2026 dans quelques jours. Pour sa première demi-finale, le tournoi nord-américain va effectivement assister le mardi 14 juillet (21h) à un duel entre deux grands favoris à la victoire finale : l'équipe de France, devenue l'épouvantail de la compétition au fur et à mesure que les matchs se disputent, et l'Espagne, championne d'Europe en titre. Une confrontation franco-espagnole devenue un classique dans les grandes échéances internationales.
La première d'entre elles remontent à l'été 1984. Jusqu'alors, les Bleus et la Roja n'avaient eu l'occasion de croiser le fer que lors de matchs amicaux. Dix-neuf, plus précisément. Et tous, pour la plupart, remportés par la sélection ibérique. Au moment où les deux nations se donnent rendez-vous en finale de l'Euro 1984 dans l'Hexagone, l'Espagne compte 10 victoires contre quatre seulement pour les Tricolores (et 5 matchs nuls). Un bilan qui ne pèse que très peu au Parc des Princes en ce mercredi 27 juin, puisque les hommes de Michel Hidalgo l'emportent grâce à leur maître à jouer Michel Platini, dont le coup-franc franchi la ligne grâce à une bourde du portier espagnol Luis Arconada, ainsi qu'à Bruno Bellone, auteur du break dans le temps additionnel (2-0). Championne d'Europe pour la première fois de son histoire, l'équipe de France et son Carré magique (Platini, Giresse, Fernandez, Tigana) glanent carrément le premier titre international du football français, sélection et clubs confondus.
Une délivrance qui inspire d'autres générations. Dont celle de Zinédine Zidane. Après s'être affrontés durant de nouveaux matchs amicaux ou lors d'éliminatoires, Français et Espagnols se retrouvent dans un grand tournoi lors de l'Euro 1996. En Angleterre, cette affiche du premier tour accouche d'un partage des points (1-1) et n'empêche ni les uns ni les autres d'atteindre les quarts de finale. L'arrêt final pour la Roja, éjectée aux tirs au but par le pays-hôte. C'est par le même biais que les joueurs d'Aimé Jacquet mettront fin à leur aventure outre-Manche, lors de la demi-finale face à la République Tchèque. Quatre ans plus tard, et après avoir inauguré le Stade de France ensemble en janvier 1998 (victoire 1-0 grâce à un but de Zidane), la France et l'Espagne s'affrontent lors des quarts de finale de l'Euro 2000. À Bruges, les Bleus affirment leur statut de champions de monde et poussent leurs adversaires vers la sortie grâce à un coup-franc direct de "Zizou" et un pétard sous la barre de Youri Djorkaeff (2-1). Didier Deschamps et ses coéquipiers se hisseront jusqu'en finale, avec la suite heureuse qu'on connaît.
Il faut attendre l'édition 2006 de la Coupe du monde pour que les deux voisins pyrénéens se jaugent enfin dans la compétition planétaire. En Allemagne, le choc est programmé dès les huitièmes de finale, avec une farouche ambition qui parcourt toute l'Espagne : envoyer pour de bon Zinédine Zidane à la retraite. Mais le numéro 10 et sa bande, sortis in-extremis d'un premier tour laborieux au possible, en décident autrement. Pourtant menés au score sur un penalty inscrit par David Villa, les joueurs de Raymond Domenech renversent la table à Hanovre grâce à la coqueluche Franck Ribéry, le géant Patrick Vieira et ... Zinédine Zidane en personne. D'une action rentrée dans la légende, le revanchard élimine Carles Puyol d'un crochet ravageur, prend Iker Casillas à contre-pied et ouvre définitivement la voie à la France, future finaliste malheureuse contre l'Italie. L'Italie, justement, qui subira les foudres de la Roja lors de la finale de l'Euro 2012 (4-0).
Un match qui symbolise la période dorée vécue de l'autre côté des Pyrénées, avec le sacre à l'Euro 2008 suivi du premier titre mondial deux ans plus tard en Afrique du Sud. Pour réussir la passe de trois, l'Espagne et son sélectionneur Vicente Del Bosque écarte notamment l'équipe de France de Laurent Blanc sur sa route. En quart de finale, plus précisément, où l'écart entre les deux sélections n'a jamais semblé aussi grand. Sans forcer, Xavi, Andrés Iniesta et leur orchestre prennent tranquillement le dessus grâce à un doublé de Xabi Alonso (2-0). Sans encore le savoir, dans la foulée du deuxième titre européen consécutif, la Roja prendra une autre trajectoire que celle des Bleus, en pleine montée en puissance sous la houlette de Didier Deschamps.
Rentrée dans le rang durant les années 2010, l'Espagne repointe doucement mais sûrement le bout de son nez au début de la décennie 2020. En 2021, quelques mois après un Euro sous Covid conclu en demi-finale contre le futur champion italien, l'équipe de Luis Enrique se hisse jusqu'en finale de la récente Ligue des Nations. Face à elle se dresse Karim Benzema, Kylian Mbappé et leurs partenaires, piteusement éliminés à la surprise générale par la Suisse en huitièmes de finale du rendez-vous continental. À l'issue d'une partie disputée à Milan, les deux attaquants permettent de répondre à l'ouverture du score de Mikel Oyarzabal (2-1) et de remporter la deuxième édition de la toute fraîche compétition européenne. De bon augure pour les champions du monde 2018, qui échoueront de peu à conserver leur titre un an plus tard au Qatar.
L'Espagne, quant à elle, continue de se replacer. Le Mondial 2022 a été décevant (élimination dès les 8e) mais de nouveaux talents émergent sous les ordres du professeur Luis de la Fuente. Dont un certain Lamine Yamal. Phénomène né au FC Barcelone, le joueur de ... 16 ans met une brouillonne équipe de France à terre en demi-finale de l'Euro 2024 en Allemagne. D'une somptueuse et inattendue frappe enroulée de l'extérieur de la surface, le talentueux attaquant espagnol répond à l'ouverture du score de Randal Kolo Muani puis assiste au but de son coéquipier Dani Olmo (2-1) pour qualifier son pays dans une finale remportée contre l'Angleterre quelques jours plus tard (2-1). Un an après, nouvel affrontement franco-espagnol dans une demi-finale, mais cette fois-ci en Ligue des Nations.
À Stuttgart, les Bleus prennent l'eau. Nico Williams, Mikel Merino, Lamine Yamal et Pedri font tourner la tête aux hommes de Didier Deschamps, timidement relancés par Kylian Mbappé à l'heure de jeu. Mais, de nouveau, le crack du Barça repasse par-là et inflige une correction aux vice-champions du monde français. Menés 1-5, ces derniers entament leur rebellion grâce à une délicieuse reprise de volée de Rayan Cherki, à peine rentré en jeu. Puis, Dani Vivian est poussé à marquer contre son propre camp tandis Randal Kolo Muani maintient le suspense jusqu'au bout. Trop tard. À l'issue d'un feu d'artifice, les Bleus, futurs troisièmes du Final Four, sont éliminés (4-5). Alors pour que Dallas ne devienne par un univers impitoyable pour Mike Maignan et sa bande mardi soir, les deux dernières leçons d'espagnol seront à apprendre par coeur. Histoire que la France reste invaincue contre la Roja en Coupe du monde et qu'elle parvienne à s'ouvrir les portes d'une troisième finale consécutive ...
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