Arsenal French Club
·30 de mayo de 2026
PSG – Arsenal : Pour l’histoire !

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·30 de mayo de 2026

Une semaine euphorique. Il y a une dizaine de jours, Arsenal mettait enfin la main sur son Graal, achevant des années de quêtes rythmées par des joies et des peines : le titre de Premier League. Une délivrance à la hauteur de l’attente, 22 ans après le dernier titre. Pour autant, la saison n’est pas terminée, et les célébrations observées par la fanbase tout autour du monde sont mises en stand-by pour le match le plus important de la saison, voire de l’histoire du club : une finale de Ligue des Champions face au PSG.
17 mai 2006 : Stade de France, Paris. Au terme de 90 minutes engagées, les Gunners emmenés par Thierry Henry s’inclinent 2-1 face au Barcelone de Samuel Eto’o. A 10 contre 11 pendant plus d’une heure, Arsenal craque dans le dernier quart d’heure et voit son rêve de première Ligue des Champions s’envoler.
20 ans plus tard, Arsenal n’a plus connu de nouvelles occasions de soulever cette coupe aux grandes oreilles. Une traversée du désert sur le plan national et européen, où les Gunners ont vécu des saisons sans qualification en Ligue des Champions. Et lorsque les Gunners y étaient, il y a eu des éliminations humiliantes. Comme le 10-2 infligé par le Bayern Munich sur la double confrontation en huitième de finale 2016-2017.
Mais depuis cette lointaine époque, de l’eau a coulé sous les ponts, et le “process” instauré par Arteta a pris place. Un “process” qui a permis au club de retrouver sa place sur l’échiquier national, mais aussi européen. Une élimination en quart de finale sur la saison 2023/2024, puis en demi-finale la saison suivante avant une qualification en finale cette saison. Une progression linéaire, avec en prime une invincibilité cette saison sur cette compétition de Ligue des Champions.
Pour cette finale, Arsenal retrouve le PSG, son bourreau de la saison dernière. Victorieux en demi-finale, les parisiens avaient ensuite étrillés l’Inter Milan en finale, pour soulever leur première Ligue des Champions. 2 clubs qui se ressemblent un peu. 2 entraîneurs qui sont moteurs de leurs projets respectifs, 2 clubs qu’on a souvent moqué par leur incapacité à aller au bout de leurs objectifs (la PL pour Arsenal, la CL pour le PSG). Et, il y a encore moins d’un an, 2 clubs qui n’avaient jamais remportés cette Champions League.
Pourtant, ce sont 2 types de football qui s’affrontent demain. Le PSG de Luis Enrique, liquide, totale, verticale, avec une qualité technique proche du divin. De l’autre, l’Arsenal de Mikel Arteta, compact, pragmatique, froid, proche d’un football de sélection. Une approche critiquable sur les émotions que ce football procure. Mais cette approche a porté ses fruits avec ce titre de Premier League. De quoi laisser plus de place au KO, ou aborder une autre approche pour cette finale ou pour la saison prochaine ? C’est une possibilité, comme Arteta l’a laissé sous-entendre il y a quelques jours : “Aujourd’hui, nous allons revêtir ce maillot d’une manière différente. Nous sommes champions de Premier League. Cela apporte beaucoup de joie et beaucoup de responsabilités. Nous devons fixer de nouveaux standards, et cela commence aujourd’hui.”
“Devenir potentiellement la première équipe d’Arsenal à remporter une Ligue des Champions, c’est quelque chose dont sont faits les rêves” – MLS
Les 2 équipes se présentent à Budapest dans des dynamiques ultra positives donc. Champions de leurs championnats respectifs, le PSG est champion d’Europe en titre. Le club français a l’opportunité de défendre son trophée et de réaliser le back to back. Seul le Real Madrid l’a fait dans l’histoire du football moderne (2016/2017/2018). Une preuve que le PSG est aujourd’hui, sans le moindre doute possible, la meilleure équipe du monde. Logiquement, elle ne peut être considéré autrement que le favori.
Mais les coéquipiers de Martin Odegaard sont confiants, et veulent croire en leurs chances, comme l’a indiqué Kai Havertz en marge de cette finale : “Je n’y pense même pas, pour être honnête (sur le fait qu’Arsenal soit favori ou non). Je me dis juste que le PSG l’a remporté la saison dernière, donc pour être honnête, c’était probablement la meilleure équipe d’Europe l’année dernière. On croit beaucoup en nous, on se bat au plus haut niveau depuis un moment, ça n’a pas d’importance si on est outsider.”
Même son de cloche pour son coéquipier Piero Hincapié : “C’est vraiment un rêve qui se réalise. Enfant, tu rêves d’y être, tu grandis en regardant du football, en regardant la Ligue des Champions. Et comme on regardait beaucoup de football à la maison, quand tu regardes une finale, tu veux y être. Et maintenant que j’ai cette chance, c’est vraiment formidable. Je suis tellement heureux. Je veux en profiter à fond et, avec un peu d’espoir, ramener le titre à la maison.”
D’un côté et de l’autre, les effectifs sont quasi au complet. Arteta a pu faire un turn over global face à Crystal Palace, le titre étant déjà assuré après une saison épuisante (plus de 62 matchs cette saison). Une cadence infernale, qui a indéniablement alourdi les jambes. A l’image d’un Zubimendi clairement en difficulté physique sur la seconde partie de saison.
“Champions d’Angleterre, ça sonne plutôt bien, et champions d’Europe pourrait sonner encore mieux, surtout quand on fait le doublé” – Josh Kroenke
Le PSG peut compter sur les retours (tardifs) d’Hakimi et Dembele, en convalescence depuis quelques semaines. 2 retours importants pour Luis Enrique, tant les 2 joueurs sont des pierres angulaires du système du coach espagnol. Il aborde donc ce match avec son équipe type, prêt à bondir sur une seconde Champions League consécutive.
Le danger vient cependant de partout au PSG. Avec 10 buts et 6 passes décisives en 15 matchs de Ligue des Champions cette saison, Khvicha Kvaratskhelia, dit “Kvara”, livre une épopée européenne légendaire. Son coéquipier Désiré Doué suit le même rythme, avec 9 G/A en 12 matchs de Ligue des Champions cette saison. Un secteur offensif létal qui écrase tout. C’est précisément dans ce domaine que la comparaison avec Arsenal fait mal, les Gunners accusant un déficit de qualité important par rapport à son adversaire sur cette finale.
Côté Arsenal, Arteta peut compter sur 2 retours importants : Jurrien Timber et Mikel Merino. De retour contre Crystal Palace, blessé sur presque toute la seconde partie de saison, l’international espagnol est très apprécié par Arteta pour son intelligence de jeu, sa vision et sa faculté à être décisif dans la surface de réparation. Quand on sait qu’Arsenal a fait des corners un levier majeur pour débloquer les rencontres, le jeu de tête de Merino, l’un des meilleurs en Europe, peut être un facteur clé en fin de match.
Enfin, l’international batave est lui aussi revenu à l’entraînement 24h avant le départ vers Budapest. Blessé depuis le mois de mars, il pose un dilemme à Arteta. Qui doit donc démarrer à droite pour faire face à Kvara ? Un Timber exceptionnel cette saison mais en manque de rythme. Un Mosquera qui ne connaît pas ce poste mais qui a les jambes. Ou alors une autre solution type Zubimendi pour apporter de la qualité technique dans les relances et déjouer le pressing du PSG ?
Pour le reste, Arteta devrait aligner son équipe type du moment. L’objectif étant de surfer sur le momentum de cette fin de saison, lui qui essaie de créer une vague d’optimisme et de confiance depuis quelques jours.
Pour l’histoire. Quelques jours après son sacre en Premier League, Arsenal fait face à son destin, avec la possibilité de faire un doublé historique. Mais il faudra battre ce PSG de Luis Enrique, probablement la meilleure équipe du monde, qui veut lui aussi marquer son histoire avec un “back to back” sur la scène européenne. Que le meilleur gagne.







































