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·13 de febrero de 2026
Raymond Domenech explique comment il a fait revenir Zinedine Zidane en Equipe de France en 2005

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Pour « Offense », Raymond Domenech, ex-joueur des Girondins de Bordeaux mais surtout sélectionneur de l’Equipe de France, s’est exprimé sur le retour en 2005 de Zinedine Zidane, Lilian Thuram et Claude Makélélé.
« Quand ils ont dit après l’euro 2004 qu’ils arrêtaient, ça m’est tombé dessus, et c’était compliqué parce que ce n’est plus la même équipe. J’ai tout fait pour qu’ils reviennent. Je le dis et je le rappelle, même si les gens ne veulent pas l’entendre, la Fédé voulait faire un jubilé pour fêter le départ de Zidane, Thuram, Makélélé… Je leur ai dit que tant que j’étais sélectionneur, ce n’était même pas en rêve. Pour moi, ils allaient revenir. J’ai tout fait pendant un an, et Pat Vieira m’a beaucoup servi. Il avait des liens avec Zidane et Thuram, parce qu’ils jouaient ensemble. Il a maintenu le contact. Je les ai eus de temps en temps au téléphone. Il fallait, pour arriver à les convaincre, faire ça, pour leur montrer que c’était important, que ça comptait. Ils se sont rendus compte que lorsqu’ils ne partaient pas en sélection, ils étaient dans leur club, et que la vie n’était pas la même. C’était un peu différent… En plus, dans les clubs où ils étaient, il n’y avait plus tous les autres internationaux, donc ils étaient pratiquement tout seul… Il manquait l’adrénaline du plus haut niveau. Et comme la porte était restée ouverte, quand ils sont revenus, c’était une évidence. Je savais que j’allais les récupérer »
Se souvient-il du moment où il a eu Zizou au téléphone, et que ce dernier lui a dit qu’il revenait ?
« Je me souviens l’avoir eu et on a discuté. On devait se revoir. On a eu une réunion au Georges V, avec quelques joueurs, dont eux, pour les convaincre. Ils avaient envie. J’étais sûr qu’ils allaient revenir, il ne fallait pas les brusquer. Il fallait que je trouve le moyen de les faire revenir sans qu’ils disent ‘on est les héros, on revient, on va tout gagner’. C’était leur angoisse… Ils l’ont vécu jusqu’au match de l’Espagne en se disant ‘si ça foire, c’est nous’. Le passage psychologique qui a tout changé, c’est ça. Ils étaient libérés ».









































