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·28 de enero de 2026

“Si t’as signé ici…” : un ex-joueur de l’ASSE menacé en pleine course

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Damien Perquis n’aura porté le maillot de l’ASSE que sur une courte période. Mais son passage à Saint-Étienne l’a profondément marqué. Dans le podcast Addict O Foot, l’ancien défenseur se livre sans filtre. Il raconte la ferveur, la pression, les excès parfois, mais surtout l’amour viscéral d’une ville pour son club. Un témoignage brut, humain, à l’image de Sainté.

Damien Perquis (ancien joueur de l'ASSE) : Saint-Étienne, il y a deux choses qui m'ont marqué. Je faisais mes courses et il y a un couple qui m’a entendu à la caisse, à la fin de mes courses, pour me demander un autographe et une photo.


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Et une autre fois, je me suis fait alpaguer au rayon eau par trois mecs qui me disent :« Ouais, va falloir te bouger un peu, car si t’as signé ici, c’est pour faire de belles choses et pas de la merde comme depuis que tu es arrivé. »C’était vraiment une menace.

Je leur ai répondu qu’il y a d’autres choses et d’autres endroits pour le faire, et que si vous n’êtes pas contents, je comprends votre détresse, mais moi, mon coach n’est pas content non plus, et je l’écouterai plus que vous.

Au final, ça s’est tassé et c’est passé, mais tu vis une pression qui est différente, car les gens sont amoureux du club et si t’as pas de résultats, c’est compliqué.

Après, quel bonheur de jouer dans un club et dans un stade comme Geoffroy-Guichard. À Troyes, il y a une ferveur qui est à la hauteur de la ville. Derrière, tu vas à Sainté et t’as une ville qui pue le football. Tu vas dans les villages — j’habitais dans un village où tout le monde me connaissait — et aujourd’hui, j’ai des amis qui étaient mes voisins de l’époque là-bas.

La folle anecdote des voisins de Perquis à l'ASSE

Je rentrais chez moi, mon gazon était tondu. Sans qu’on me demande. C’est-à-dire qu’un jour, un mec était venu se présenter à l’entraînement et il m’a dit :« Voilà, je suis la personne qui habite en face de chez vous. D’ailleurs Robert, si tu m’écoutes, je te fais un gros bisou. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous m’appelez. »

Et sa femme me faisait à manger, car je faisais les allers-retours à l’entraînement le samedi et je rentrais à Troyes jusqu’au lundi. Je leur avais laissé mes clés. Sa femme me faisait ma lessive et à manger pour quand je rentrais. T’imagines ?

C’est des gens qui aiment : au-delà du club, ils aiment les personnes. Même si mon passage est assez mitigé, les souvenirs que j’ai de là-bas sont dingues.

Geoffroy-Guichard ? Complètement ouf. Mon premier Geoffroy-Guichard, c’était avec Troyes à 19 ans. On perd 2-0 à la mi-temps. Je me suis fait ouvrir une arcade par Frédéric Mendy, qui fait 1,72 m (rires), et j’ai subi le brouhaha du stade. À la mi-temps, le coach me sort. Tu te fais rincer dans tous les sens, aussi bien footballistiquement que…

Il faut savoir que moi, à 7-8 ans, je faisais les stages de l’ASSE. Mes parents me descendaient et j’ai fait ça pendant trois ans, mais je n’étais pas allé voir un match. La première fois, ma tête bourdonnait avec ces deux kops qui se répondaient. J’étais pas habitué à ça."

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