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·9 de febrero de 2026
Un ancien Vert est cash sur le nouveau coach de l'ASSE

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L’arrivée de Philippe Montanier sur le banc de l’AS Saint-Étienne suscite de nombreux commentaires. Parmi eux, celui de Renaud Cohade, ancien milieu de terrain passé par le Chaudron et qui a travaillé deux saisons sous les ordres du technicien dans le Hainaut, apporte un éclairage pour Poteaux Carrés.
Ancien joueur de Valenciennes FC entre 2009 et 2011, Renaud Cohade garde un souvenir très positif de son passage sous la direction de Philippe Montanier. "Je garde de très bons souvenirs de Philippe Montanier", confie-t-il d’emblée. À l’époque, Valenciennes évolue avec des moyens limités et joue le maintien. Les résultats n’en sont pas moins solides. "La première saison, on a fini 10e, la seconde 12e, ce qui était pas mal du tout pour une équipe comme la nôtre". Deux exercices marqués par un jeu assumé et une vraie stabilité.
Sur le terrain, Cohade évoque un cadre clair et un système dans lequel il s’épanouit pleinement. "On pratiquait un bon football et je me sentais bien, très épanoui dans le 4-3-3 du coach". Il se souvient même de statistiques personnelles parlantes, "une quinzaine de passes décisives" sous ses ordres, preuve d’un projet de jeu qui valorise les profils techniques. Certaines scènes restent gravées. "J’avais fait une passe dé à Johan Audel quand on est venu gagner 2-0 à Geoffroy", puis une autre, quelques mois plus tard, "pour Greg Pujol quand on a fait 1-1 dans le Chaudron". Une rencontre particulière, puisque "sur le banc d’en face, il y avait Christophe Galtier".
Au-delà du système, c’est surtout le management qui marque l’ancien milieu. "Philippe Montanier est quelqu’un de très rigoureux, travailleur, avec beaucoup de valeurs". Une autorité assumée, mais jamais écrasante. "Il marquait son autorité mais pas trop non plus. Il savait trouver le juste milieu". Un équilibre qui, selon Cohade, correspond à l’ADN stéphanois, tant dans ses valeurs que dans sa relation au public et à la ville.
Avec le recul, Cohade insiste sur le parcours de Montanier. "Cela doit faire plus de 20 ans maintenant qu’il fait ce métier de coach, il a des références". De Boulogne à Valenciennes, puis la Real Sociedad, Rennes, Lens et Toulouse, le technicien a connu des contextes variés. "À Toulouse, il a fait monter le club et remporté la Coupe de France, ce n’est pas rien". Pour l’ancien joueur, cette expérience accumulée pèse lourd au moment d’aborder un défi comme celui de l’ASSE.
Sans poste depuis plus de deux ans, Montanier arrive, selon lui, avec une motivation intacte. "Je le crois capable de remobiliser tout le monde chez les Verts". Cohade reste toutefois lucide. "On sait comment est le foot, il y a beaucoup de paramètres. On ne peut pas avoir la certitude que les Verts vont finir dans les deux premiers". Mais une chose ne fait pas débat à ses yeux. "Philippe Montanier donnera le maximum, ça c’est sûr".
Pour Cohade, le problème actuel de l’ASSE dépasse la simple question tactique. "À mon avis, le problème est plus mental qu’autre chose". Il estime pourtant que l’effectif possède de réelles qualités, notamment offensives, même si elles ne se traduisent pas encore pleinement. L’environnement peut faire la différence. "Avec l’effet du Chaudron, tu devrais perdre très peu de points à domicile". L’ancien joueur va plus loin dans sa projection. "Gagner pratiquement trois matches sur quatre à la maison et tourner à plus de deux points de moyenne par journée" lui semble un objectif réaliste avec une dynamique retrouvée.
Voilà un témoignage qui éclaire le choix stéphanois sous un angle précis : celui d’un entraîneur expérimenté, capable de s’adapter à son effectif et de remettre de la cohérence mentale et collective. À Saint-Étienne, Philippe Montanier hérite d’une situation délicate. Mais pour ceux qui l’ont connu de l’intérieur, son profil semble loin d’être un pari aveugle.









































