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·29 août 2026

« 10 euros de supplément ? » : les supporters du VfL Bochum dénoncent le prix des billets

Image de l'article :« 10 euros de supplément ? » : les supporters du VfL Bochum dénoncent le prix des billets

La réception du VfL Osnabrück n’a pas seulement été marquée par une nouvelle défaite du VfL Bochum au Ruhrstadion. Dans les tribunes, les supporters du VfL ont vivement contesté le supplément appliqué sur le prix des billets pour assister à cette rencontre face au promu.

Un supplément de dix euros sur la majorité des places assises

Le Ruhrstadion venait à peine d’être refroidi par l’ouverture du score d’Ismail Badjie lorsque la frustration a gagné les tribunes. Au cours de la première période, de faux billets de banque ont été jetés sur la pelouse tandis qu’une imposante banderole était déployée dans la tribune bochumoise.


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« 10 euros de supplément ? Quel supporter peut encore se permettre ce match ? », pouvait-on lire derrière l’un des buts. Au-delà de la défaite concédée face au VfL Osnabrück, les supporters ont ainsi directement remis en cause la politique tarifaire du club.

Pour cette rencontre, le VfL Bochum avait décidé d’appliquer les tarifs de la catégorie B, la plus coûteuse de son barème. Cette classification entraîne une augmentation de dix euros sur la majorité des places assises par rapport aux rencontres de catégorie A.

Dans les blocs A et D de la tribune sud, par exemple, le prix d’une place est passé de 39 à 49 euros. Dans les blocs G et H1, il a grimpé de 29 à 39 euros. Même hausse pour les places destinées aux enfants dans plusieurs secteurs, facturées 27 euros au lieu de 17.

Le supplément est moins important dans les secteurs debout, mais il existe également. Un billet plein tarif est passé de 17 à 19 euros dans l’Ostkurve, comme dans le parcage visiteur. Les supporters d’Osnabrück ont ainsi dû débourser 19 euros, hors frais de réservation, pour une place debout et 39 euros pour une place assise.

Pourquoi le VfL Bochum a-t-il choisi Osnabrück ?

Le système n’a pas été spécialement créé pour cette rencontre. Chaque saison, le VfL Bochum classe cinq de ses matchs à domicile dans cette catégorie supérieure. Le club avait annoncé avant le début de l’exercice que les réceptions du Hertha BSC et du FC St. Pauli en feraient partie, avant de se réserver la possibilité de sélectionner trois affiches supplémentaires en fonction du calendrier.

Le choix du VfL Osnabrück a néanmoins surpris. Le promu se présentait au Ruhrstadion sans le moindre point après ses deux premières journées et ne possédait pas, sur le papier, le prestige sportif habituellement associé à un « Topspiel ».

Interrogé avant la rencontre par la WAZ, le VfL Bochum a avancé plusieurs arguments. Le club a notamment pris en compte la proximité régionale, l’intérêt suscité par l’affiche et son horaire attractif du vendredi soir. La disparition du calendrier bochumois d’adversaires comme Schalke 04, le Fortuna Düsseldorf, le SC Paderborn ou le Preußen Münster l’a également conduit à répartir différemment ses cinq matchs de catégorie B.

La demande du côté visiteur semblait donner du poids à ce choix : les 2 700 billets mis à disposition des supporters d’Osnabrück ont été rapidement écoulés. Le remplissage du parcage ne s’est toutefois pas totalement prolongé dans les secteurs bochumois. Alors que 26 000 spectateurs avaient assisté à l’ouverture de la saison contre le Hertha BSC, ils étaient 24 000 vendredi soir au Ruhrstadion.

Une logique économique qui se heurte à l’identité populaire du club

Le VfL Bochum souligne que son barème général n’a pas augmenté par rapport à la saison précédente. La contestation ne porte donc pas seulement sur le montant de base des billets, mais surtout sur la décision de considérer la venue d’un promu comme une affiche justifiant une majoration.

Pour le club, la forte demande et la nécessité d’optimiser les recettes constituent des arguments économiques compréhensibles. Pour une partie de ses supporters, le classement de cette rencontre en catégorie B donne plutôt l’impression de profiter de l’attractivité du vendredi soir et de la fidélité du public.

C’est précisément cette fracture que la banderole a mise en lumière. Dans un stade profondément associé à la culture populaire de la Ruhr, la question dépasse désormais le seul match contre Osnabrück : jusqu’où le VfL Bochum peut-il augmenter ses recettes sans éloigner une partie de ceux qui font vivre le Ruhrstadion ?

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Crédit image : Matthis Holm / Le Fussball Media

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