« À 17 ans, après deux saisons toujours sur le banc, j’avais décidé d’arrêter » : la nouvelle pépite italienne raconte son incroyable ascension | OneFootball

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·6 mars 2026

« À 17 ans, après deux saisons toujours sur le banc, j’avais décidé d’arrêter » : la nouvelle pépite italienne raconte son incroyable ascension

Image de l'article :« À 17 ans, après deux saisons toujours sur le banc, j’avais décidé d’arrêter » : la nouvelle pépite italienne raconte son incroyable ascension

Antonio Vergara, milieu de terrain du Napoli, a une histoire particulière à raconter : en l’espace d’un mois, il est passé du statut de remplaçant à celui de titulaire, inscrivant trois buts en quatre matchs. Antonio Conte dispose d’un effectif très réduit à cause des nombreuses blessures et lui a donné sa chance. Vergara vit seul : il s’occupe de son appartement, des lessives, du repassage, des factures et de ses pensées. « Je suis encore jeune, hein ! »

On peut être sage à 23 ans, tomber — une, deux ou même trois fois — et savoir se relever. Pour Antonio Vergara, né en 2003, le football a été une véritable montagne russe d’émotions. À 17 ans, il décide d’arrêter : « Deux ans toujours sur le banc ». Il tente alors une autre vie dans la concession automobile de son père, mais au bout d’un mois cette expérience lui semble comme une grande pièce sans fenêtres, triste. Il retente donc sa chance dans le football. Puis il se rompt les ligaments croisés : huit mois d’arrêt, le monde qui s’écroule. Pourtant il insiste. Aujourd’hui, Vergara est considéré comme l’un des joueurs les plus prometteurs de Serie A et, avec ses buts, il entraîne le Napoli vers une qualification en Ligue des champions. Il rêve aussi de la Coupe du monde. Sur son mollet est tatoué un poème d’Eduardo De Filippo, Si t’o sapesse dicere, une promesse d’amour.


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— À qui ? « À ceux à qui je n’arrive pas à le dire. Et aussi à mon maillot. »

— Trop jeune pour certaines scènes ? « En Europe, des garçons de 17 ans jouent en Ligue des champions. En Italie, on parle beaucoup de talents mais peut-être que culturellement nous ne sommes pas prêts à les considérer comme tels. Ne nous appelez plus “jeunes” : dans le football, nous ne le sommes plus. Pio Esposito a deux ans de moins que moi, il est très fort, physiquement et mentalement. C’est l’avenir de l’Italie. »

— Et vous ? « Je ne sais pas. Le simple fait d’avoir dîné avec Gattuso a déjà été une satisfaction. En ce moment, beaucoup de joueurs méritent la Nazionale. Mais j’y crois, je travaille, j’essaie de m’améliorer. Gattuso m’a demandé de continuer comme ça… »

— Si le Napoli n’avait pas eu autant de blessés, vous auriez été simple spectateur ? « J’y pense tous les jours, mais ça ne me dérange pas. Dans le football, ça arrive souvent. J’ai eu la ténacité de rester dans ce vestiaire rempli de champions avec l’idée de me faire une place. En janvier je pouvais partir, c’était le plan… Puis ce qui s’est passé était imprévisible. Mais j’étais prêt. Je savais avoir l’estime de Conte. »

— Tout en un mois. « Je suis passé de monsieur personne à monsieur quelqu’un. Je fais toujours les mêmes choses, je vois les quelques amis que j’ai, à qui le football ne plaît même pas. Mais je ne suis plus invisible. C’est amusant d’un côté. »

— La pression ? « Sur le terrain, tout est comme avant. La responsabilité est différente : je sais que je dois prouver trois fois plus, bien sûr. C’est un poids, mais un beau poids. »

— Au début, les adversaires ne vous connaissaient même pas. « Ils ne savaient même pas si j’étais droitier ou gaucher. »

— Une satisfaction ? « Je me suis enlevé plusieurs cailloux de la chaussure. »

— Par exemple ? « Je n’ai jamais joué dans les équipes nationales de jeunes. Soit je n’étais pas convoqué, soit je restais sur le banc. »

— Le but contre Chelsea en Ligue des champions au Maradona : difficile de rêver mieux pour commencer. « J’en ai pleuré, mais ce but valait peu. Nous avons été éliminés de la Ligue des champions. Si j’avais pu choisir… zéro but, zéro statistiques et être encore en course. La gloire personnelle est relative : l’important, c’est l’équipe et l’objectif. »

— L’enseignement de Conte. « Il dit que chaque chose arrive en son temps et que personne ne vous donne rien. »

— Un compliment de sa part ? « La seule fois où il m’a dit “bravo”, c’était après le match contre le Genoa, alors que j’avais mal joué. Mais le penalty à la 95e minute nous avait donné la victoire. Conte veut toujours gagner. »

— De Bruyne est revenu, vous pouvez perdre votre place. « Bien sûr. Chaque jour je pense que ce que je vis peut être passager. Mais je suis heureux de m’entraîner à nouveau avec lui. Il voit des choses que nous ne voyons pas. Et ça, on ne peut pas l’apprendre, ni même l’imiter. »

— Anguissa est lui aussi de retour. « Lui possède quelque chose qu’on ne peut pas acheter : le caractère. Il joue avec une agressivité incroyable, comme s’il était dans le parc derrière chez lui. »

— Un modèle ? « Quand j’étais enfant, Messi, inatteignable. Mais j’étais et je reste amoureux du jeu de Zielinski. »

— Dans le vestiaire ? « Di Lorenzo. Il a joué pendant des mois avec un orteil cassé. Il gagne toujours. »

— Vous mangez sainement ? « Impossible d’y échapper. Deux gouttes d’huile, pas de sucre. Chez nous, les règles sont strictes. »

— Le Napoli va se qualifier pour la Ligue des champions ? « Nous sommes forts mentalement, sinon avec une saison comme celle-ci nous ne serions pas là. Nous nous relevons toujours. Conte ne laisse rien au hasard : les détails deviennent une force. »

— Votre rêve pour l’avenir ? « Permettre à ma famille de ne plus avoir à travailler. »

— Talon ou semelle ? « Semelle. »

— Vous lisez les notes des journaux après les matchs ? « Ma vraie note, c’est l’avis de mon père et de mon agent. Je les appelle dès que le match se termine. »

— Qui est le plus sévère : votre père ou Conte ? « Quelle question… Conte ! »

— En dehors du football ? « La Formule 1 et le basket. »

— Beau ou bon ? « Bon… et célibataire. »

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