« À 9 ans, il a corrigé un enfant qui sait dribbler » : un ancien sélectionneur de l’Italie dénonce les dérives de la formation italienne | OneFootball

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·6 juin 2026

« À 9 ans, il a corrigé un enfant qui sait dribbler » : un ancien sélectionneur de l’Italie dénonce les dérives de la formation italienne

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Cesare Prandelli, ancien sélectionneur de l’équipe nationale italienne et figure respectée du football transalpin, a fait part de réflexion sur les dérives de la formation des jeunes en Italie et le rôle des éducateurs dans le développement des talents dans les colonnes d’Il Giorno

Invité à raconter une scène observée récemment lors d’un match de jeunes, il décrit une situation qui l’a profondément marqué : « Mon petit-fils de 9 ans joue au Bologna, là où vit mon fils. Je suis allé voir une rencontre contre une équipe X. Dans cette équipe, il y avait un enfant nommé Marcello, qui a fait quelque chose de très rare à cet âge : il a contrôlé le ballon, fait une feinte, dribblé un adversaire alors que l’entraîneur lui demandait de passer, puis encore un dribble et une feinte. Trois gestes techniques magnifiques. Et que fait l’entraîneur ? Il le sort ! À 9 ans, il a corrigé un enfant qui sait dribbler. »


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Pour Prandelli, cet exemple illustre un problème plus large. « C’est pour cela que je dis que la fédération doit intervenir et collaborer. Des figures comme Zambrotta et Perrotta, qui ont commencé un travail sur les écoles de football, sont fondamentales : elles doivent devenir les références du nouveau projet. »

Interrogé sur la place des anciens joueurs dans le système de formation, il pointe un décalage de vision : « Certains pensent uniquement à améliorer l’aspect technique du jeu des enfants. Pour nous, le projet doit être de protéger l’enfant qui joue. Les joueurs ont déjà été les protagonistes, maintenant c’est au tour des enfants. »

Il critique également l’émergence d’éducateurs insuffisamment formés à la réalité du terrain : « Ces nouveaux instructeurs n’ont jamais tiré un corner de leur vie et se mettent à diriger des entraînements en se faisant appeler “coach”. Un jour, à un match de jeunes, quelqu’un a appelé “coach” et on s’est retournés à vingt… Tant que tu n’as pas fait tes preuves et entraîné chez les professionnels, tu es un instructeur, pas un entraîneur. Il faut raisonner comme un éducateur. »

À travers cette intervention, Prandelli insiste une nouvelle fois sur la nécessité de repenser en profondeur la formation italienne, en redonnant de la liberté aux enfants et en plaçant leur développement au centre du projet.

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