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·11 juillet 2026

A la Coupe du Monde, la Serie A derrière tous les grands championnats dont la Ligue 1

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Comme le raconte Tuttosport, vingt ans après le sacre de l’Italie à Berlin, le constat est sans appel : la Serie A a perdu son statut de championnat de référence. Si la Nazionale n’a plus remporté la Coupe du monde depuis 2006 – et n’a même plus participé aux éditions 2018, 2022 et 2026 –, c’est tout le football italien qui a progressivement perdu de son influence sur la scène internationale.

La finale du Mondial 2006 illustre parfaitement ce changement d’époque. Ce soir-là, 14 des 22 titulaires de la finale entre l’Italie et la France évoluaient en Serie A. À l’époque, le championnat italien attirait naturellement les meilleurs joueurs de la planète et constituait l’un des principaux centres de gravité du football mondial.


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Le Mondial 2026 raconte une tout autre histoire. Une étude de Standard Football révèle que la Serie A ne représente plus que 9 % de la valeur totale des effectifs des huit sélections encore en lice après les huitièmes de finale. À titre de comparaison, la Premier League domine largement avec 37 %, devant la Liga (29 %), tandis que la Bundesliga et la Ligue 1 avoisinent chacune les 10 %. Le poids du championnat anglais est désormais plus de quatre fois supérieur à celui de la Serie A.

L’analyse montre également que les meilleures sélections du monde s’appuient presque exclusivement sur les cinq grands championnats européens. Les joueurs de l’Espagne évoluent tous dans le Big Five, contre 98 % pour la France et l’Angleterre, 97 % pour la Suisse et 95 % pour l’Argentine. Au total, ces cinq ligues concentrent 95 % de la valeur des effectifs des quarts de finalistes.

Cette évolution est le résultat de deux décennies de transformations : montée en puissance financière de la Premier League, mondialisation du marché, conséquences de Calciopoli et difficultés structurelles du football italien.

Le Mondial 2026 ne marque pas la fin du calcio, mais il met en lumière une réalité désormais difficile à contester : en vingt ans, le centre du football européen s’est déplacé, et la Serie A n’en est plus le cœur.

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