OnzeMondial
·28 février 2026
Accueil glacial au Bernabéu, un retour au Real Madrid définitivement à oublier pour Mourinho ?

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·28 février 2026

José Mourinho n'a pas été accueilli de la meilleure des manières mercredi soir à l'occasion du barrage retour de Ligue des champions entre le Real Madrid et Benfica. De quoi définitivement lui fermer les portes d'un retour ?
Le retour de José Mourinho au Santiago Bernabéu, treize ans après son départ, s'est transformé en un crépuscule glacial, marquant la fin brutale d'un mythe rappelle As. Alors qu'il aurait pu espérer des retrouvailles chargées d'émotion sous l'égide du « Mourinhismo » — cette philosophie de franchise et d'audace prônée par ses fidèles comme Álvaro Arbeloa — le technicien portugais a quitté Madrid dans l'indifférence la plus totale, voire le mépris.
La cassure est profonde et trouve son origine dans une polémique extra-sportive. En prenant position après l'insulte raciste de Prestianni envers Vinícius Júnior, Mourinho a commis l'irréparable aux yeux des Madridistas. Ses critiques envers la célébration du Brésilien, qualifiée d'attitude « d'idiot », ont agi comme un poison, effaçant instantanément les souvenirs de ses succès passés.
Cela s'est traduit par un silence des tribunes : aucun chant, aucun "Uno di noi" n'est descendu des gradins mais aussi par une indifférence institutionnelle. Florentino Pérez a évité toute rencontre, et même le lien avec Arbeloa semble rompu. L'isolement fut total puisque Mourinho a fini la soirée confiné dans le bus du Benfica, fuyant les regards et la presse.
Le contraste est saisissant avec sa situation au Benfica. Fort d'une victoire éclatante (4-2) en phase de ligue, Mourinho est célébré au Portugal comme l'architecte d'une équipe compétitive capable de bousculer les géants européens. Les journalistes locaux, de Record à A Bola, soulignent l'adhésion des supporters lisboètes à son projet.
Pourtant, cette réussite sportive ne suffit pas à masquer la tristesse de ce retour manqué. Mourinho, qui a tant marqué l'histoire du Real Madrid par son intensité et ses titres, a réalisé que la porte de la Maison Blanche était désormais définitivement close. L'étincelle née de l'exploit à l'Estádio da Luz a été balayée par la réalité madrilène : le club a tourné la page, et le "Special One" n'y est plus qu'un souvenir encombrant.
C'est la fin d'une ère pour celui qui aimait être le centre du monde ; il n'est plus, au Bernabéu, qu'un étranger parmi d'autres, retranché dans sa solitude alors que le bus du Benfica s'éloignait vers Lisbonne. Entraîneur du club entre 2010 et 2013, il est celui qui a mis fin à l'hégémonie du grand Barça en réussissant notamment à remporter la Liga (2012), la Coupe du Roi (2011) et la Supercoupe d'Espagne (2012). De quoi jeter un coup de froid à un potentiel retour.
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