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·24 février 2026

Ailier gauche : c’est quoi le problème ?

Image de l'article :Ailier gauche : c’est quoi le problème ?

Le poste d’ailier gauche est essentiel au 4-2-3-1 ou au 4-3-3 de Mikel Arteta. Au début de la saison, Leandro Trossard et Gabriel Martinelli partent sur un même pied d’égalité sans qu’un titulaire indiscutable se dégage. Fin février, il n’y en a toujours aucun qui a gagné la bataille. Eberechi Eze, venu pour mettre d’accord, n’a été que de passage. Bref, le poste d’ailier gauche à Arsenal devient un maillon faible au pire moment de la saison. Et ça, c’est plus que problématique.

Leandro Trossard : début 2026 compliqué

Souvenez-vous de la dernière fois où Trossard a été décisif ? C’était contre Sunderland à domicile lors de la victoire 3-0 avec une passe décisive le 7 février. Sauf que c’est la première fois qu’il se montrait décisif depuis la fin de l’année 2025. Presque une éternité.


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Alors qu’on pensait qu’il avait définitivement relégué Martinelli sur le banc, Trossard voit une blessure puis de faibles performances ralentir sa montée en puissance. Le belge est moins décisif, et plus cerné, plus prévisible. Même s’il reste statistiquement parmi les meilleurs ailiers gauche de la Premier League, son influence ne fait que décroître.

A qui la faute ? Adversaires plus coriaces ? Le contrecoup de la blessure ? Une pression mal gérée ? A bientôt 32 ans, Trossard est proche de ne plus être dans ses meilleures années. L’avantage pour lui est que la concurrence ne frappe pas vraiment à la porte. Ce qui lui permet de conserver sa place de titulaire pour l’instant dans les matchs clés.

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Gabriel Martinelli ou l’irrégularité au sommet

Il a du talent, de l’énergie, offre un style plus direct avec de la vitesse. Point de vue football, rien à dire, il a le niveau pour jouer à Arsenal. En revanche, quand il s’agit de répéter les performances, d’être décisif quand il le faut et de prendre le dessus sur son adversaire, Gabriel Martinelli a tendance à fuir ses responsabilités, à ne pas être à la hauteur. Par conséquent, il se liquéfie et se montre donc irrégulier comme pas possible.

Capable d’être décisif là où on ne l’attend pas, le Brésilien joue mieux lorsqu’on lui donne de la confiance (comme tout footballeur vous allez me dire). Lorsqu’il n’en a pas, il rate tout ce qu’il entreprend. Dribbles, tirs, passes, replis défensifs, quasiment tout. Cette saison, on est en plein dedans. Capable d’être transcendant en Ligue des Champions ou en League Cup, il ne l’est pas en Premier League, ou plutôt ne l’est plus. Le paradoxe est qu’à l’heure où on écrit ces lignes, il est le 2e meilleur buteur du club cette saison. Pourtant, Gabriel Martinelli fait toujours débat.

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Recruter un autre joueur, vraiment la solution ?

Finalement, être ailier gauche à Arsenal ces dernières années, ça veut dire quoi ? Coller à la ligne et déborder son adversaire ou rentrer à l’intérieur et déstabiliser le bloc adverse par les décrochements. Martinelli et Trossard sont-ils identifiables à ces 2 styles de jeu aujourd’hui ? Difficile à dire.

La solution simple peut venir du coaching, avec des entraîneurs qui demandent à l’ailier gauche des consignes claires. Malheureusement, dans un système tout en contrôle de balle, la folie, qu’ont eu les 2 joueurs à une certaine époque, est moins présente. Moins de folie veut dire moins décisif ? Pas forcément au vu des statistiques des 2 joueurs aujourd’hui.

Mais dans l’impression générale, l’ailier gauche à Arsenal ces dernières semaines devient plus un milieu gauche dans un 4-5-1 qu’un ailier. Étirer les défenses en bloc pour mieux les contourner peut être une bonne idée. Mais, déborder son adversaire et faire reculer la dernière ligne défensive, c’est peut être mieux.

Reste maintenant la question de la venue d’un autre joueur pour la saison prochaine. On parle de Yildiz (Juventus) ou de Barcola (PSG) notamment. Ces deux joueurs présentent des profils plus provocateurs de ce qu’on a dans l’effectif. Pour autant, vont-ils être une valeur ajoutée par rapport aux joueurs présents, notamment sur le caractère décisionnel (buts, passes décisives) ? Pas sûr là non plus. A Berta et Arteta d’en juger et de nous sortir de cette impasse.

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